L'amour est un besoin si exclusif que, pour se satisfaire, il sacrifie même l'égoïsme. La preuve, c'est que, sitôt ce besoin passé, l'égoïsme reprend son empire.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.
Certains hommes se croient d'une nature trop active pour s'astreindre à un travail quelconque.
Les choses que l'on désire assez fort finissent toujours par se produire. C'est ce que les gens, superficiellement, appellent la chance.
Il faut savoir se satisfaire de l'accessoire parfois.
Quand on sort d'un pénitencier on se réfugie plus volontiers dans un bordel que dans une cathédrale.
La réalité se mesure à l'épreuve des faits et rend les hommes plus impitoyables.
Qui se fait trèfle est piétiné par les poules.
Les uns sont assez bêtes pour s'aimer ; les autres pour se haïr. Deux manières de se tromper.
La fortune vend à qui se hâte une infinité de choses qu'elle donne à qui sait attendre.
En art, comme en politique, les imbéciles sont un obstacle plus gênant que les morts : on a plus de peine à se frayer un chemin à travers leurs rangs.
Se trop ériger en négociateur n'est pas toujours la meilleure qualité pour la négociation.
A quoi bon se tuer à naître si ce n'est pour connaître le plaisir ?
Le bouddhisme place sur le même rang les êtres d'intelligence et de vertu égale, sans se préoccuper de leur sexe.
Savoir et se dire que l'on ne sait pas est bien.
Un mari ne doit jamais s'endormir le premier ni se réveiller le dernier.
Peste soit de ces gens qui ne savent pas se priver de l'essentiel pour se payer le superflu.
L'ancien doit-il s'effacer et donner du champ au nouveau ? Le nouveau se nourrit de l'ancien comme l'enfant du sein de sa mère.
Les livres peuvent se diviser en deux groupes : les livres du moment et les livres de toujours.
Tous les gueux se réconcilient à la gamelle.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
Plus on vieillit, plus on se rend compte que ce n'est pas ce qui se passe, mais comment on s'y prend.
Dawn : Oh, on pourrait se faire une nuit blanche ! Ce serait vraiment génial ! Buffy : Non, j'aime pas trop cette idée... [Regard suppliant de Dawn] Bon allez, d'accord. De toute façon personne n'a sommeil alors... Spike : [Ton sous [...] ► Lire la suite
- Le meilleur moyen de mentir est encore de se taire. - Oh, le silence trompe aussi son monde...
Le mariage... c'est la plus triste façon de se mettre au lit.
La richesse, le confort et, accessoirement, l'ineptie d'une nation se mesurent aux sujets de préoccupation de ses élites.
L'ironie : cette étincelle d'intelligence dont l'humain se réclama jadis pour s'autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
Une société se meurt quand les hommes y oublient de se méfier de leurs frères.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Qui se tient aux écoutes entend souvent son fait.
L'un des grands avantages de vieillir est de se sentir de moins en moins coupable.
Ce qu'accomplissent les romanciers qui ont du génie consiste grosso modo à servir aux lecteurs ce qu'ils désiraient sans oser se l'avouer.
On s'aperçoit qu'un nouveau talent a emergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser.
Le Monde se divise en deux categories Une infinité de fois.
Là où se trouve le champ, là doit vivre le criquet.
Les hommes s'élèvent d'une ambition à l'autre : ils cherchent d'abord à se garantir contre les attaques, puis ils attaquent les autres.
Quand le coeur est bon, tout peut se corriger.
Les âmes se pèsent dans le silence, comme l'or et l'argent se pèsent dans l'eau pure, et les paroles que nous prononçons n'ont de sens que grâce au silence où elles baignent.
Les souvenirs, il suffit de les choisir pour se faire la plus belle des soirées...
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
C'est fatigant de voir les autres se reposer.
Comme le lotus qui se fraie un chemin dans l'eau boueuse pour arriver à la lumière, l'homme doit s'élever malgré les épreuves et se placer au-dessus des remous du mental.
La tâche principale de l'homme dans la vie est de se donner naissance à lui-même, de devenir ce qu'il est potentiellement. Le produit le plus important de ses efforts est sa propre personnalité.
Si le battement d'aile d'un papillon peut déclencher un ouragan à l'autre bout de la planète, il vaudrait mieux se retenir et ne plus jamais éternuer.
Mes mots ne viennent pas aujourd'hui. Comme le lièvre au fond du terrier, ils se cachent. Grand-père connaît le chemin qui y mène et me sourit d'une seule dent.
On fait sa première communion pour en finir avec la religion. On passe son bac pour en finir avec les études. On se marie pour en finir avec l'amour.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
On a beau se tenir à l'écart, les gens finissent toujours par vous mêler à leurs intrigues.
Plus on se sent pécheur, plus on est chrétien.