Le culte du vertige, mais n'oublions pas que le vertige se prend sur les hauteurs.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] â–º Lire la suite
A force de mettre en avant les acteurs, la forme prend plus d'importance que le fond, le paraître prend le pas sur l'être.
On prend un croissant dans le sac. La pâte est tiède, presque molle. Cette petite gourmandise dans le froid, tout en marchant : c'est comme si le matin d'hiver se faisait croissant de l'intérieur, comme si l'on devenait soi-même four, maison, refuge.
Psychanalyse : une maladie qui se prend pour son remède.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
L'innocence prend toujours l'accent violent de la candeur.
Aucun chat ne prend des souris pour l'amour de Dieu.
Il n'y a de vrai et de solide esprit que celui qui prend sa source dans le coeur.
Auprès de toi ma vie prend sens. Je t'ai dans la peau, je t'ai dans l'âme. Sans toi je ne suis rien. Tu es ma drogue, mon espérance, tu es mon idéal. Je t'aime.
Quand le coassement des grenouilles prend fin, on n'en apprécie que mieux le silence.
Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
Puisque l'autorité requiert toujours l'obéissance, on la prend souvent pour une forme de pouvoir ou de violence.
Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n'y prend pas garde.
Celui qui court deux lièvres à la fois n'en prend aucun.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Quand on est un artiste, on capte certaines choses qui sont dans l'air. Vous le ressentez simplement. Ce n'est pas comme si on s'asseyait et qu'on se disait : "Que puis-je faire pour tout chambouler ?" Vous avez des idées, et puis les idées alimentent une histoire, et l'histoire prend forme.
Contrairement à ce qu'on pense, la pub ne prend pas de risque. Elle récupère les courants et surfe dessus.
Tout s'efface, tout finit toujours par s'exorciser quand on prend la précaution de recouvrir les souvenirs douloureux avec d'autres, moins importants et répétitifs.
Ne flattez pas le culte d'adjectifs tels que indescriptible, rutilant, incomparable, qui mentent sans vergogne aux substantifs qu'ils défigurent : ils sont poursuivis par la lubricité.
Quand la nudité rend au corps un culte pur, c'est la chair qui est humiliée.
Je ne suis pas un oiseau et aucun filet ne me prend au piège. Je suis un être humain libre et ayant une volonté indépendante que j'exerce maintenant pour vous quitter.
Un chef d'oeuvre ne prend pas plus de temps à faire.
Pour mener l'être humain vers la civilisation, il a fallu quelques millions d'années, alors que le retour au Néandertal prend moins d'une semaine.
Il y a toujours, dans la plus spirituelle des femmes, une petite dinde qui ne prend jamais le temps de dormir.
On prend toujours des décisions qui n'ont rien à voir avec la vie des gens.
Contrairement à mon compatriote Xavier Dolan, je ne suis pas capable d'écrire un scénario en deux semaines. Cela me prend plutôt deux ans !
Au lieu de participer à une entreprise de libération effective, la psychanalyse prend part à l'oeuvre de répression bourgeoise la plus générale, celle qui a consisté à maintenir l'humanité européenne sous le joug de papa-maman.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
Tout le temps est perdu que l'amour ne prend pas.