S'il faut se vanter, c'est de ma faiblesse que je me vanterai.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
Naître, c'est se trouver dans une mauvaise passe.
Toute générosité se paie, c'est même par là qu'elle vaut.
Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.
Qui se grise de rêverie est d'autant plus prêt au délire qu'il prolonge son extase.
Une vieille dame qui s'amuse ne se déplace pas dans l'espace comme une vieille dame que la vie pousse sans raison, ainsi qu'un joueur blasé son pion sur l'échiquier.
L'homme est en droit de vouloir n'importe quoi d'une femme, mais, s'il ne veut pas se comporter en brute, il doit faire en sorte qu'elle puisse agir en harmonie avec ses illusions les plus profondes.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
L'amitié peut se passer longtemps de preuves.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
La plupart des golfeurs se préparent au désastre. Les bons golfeurs se préparent pour réussir.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,La lune se taisait comme vous vous taisiez,en regardant au loin, en regardant dehors,Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.
La liberté, c'est de pouvoir inventer des trucs juste pour se confirmer qu'on est capable de le faire.
Arrêtez d'avoir peur de l'inconnu, car tout ce qui m'inquiétait ne s'est pas produit. D'autres choses se sont produites. L'inconnu, on ne peut rien y faire.
Un enfant ne remet jamais au lendemain ce qui l'empêche d'aller se coucher le soir même.
Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer.
Croire à la parole humaine, parlée ou écrite, est aussi indispensable aux humains que de se fier à la fermeté du sol.
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.
Pour être ambitieux, il faut haïr ceux qui se mettent en travers de notre chemin.
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.
Quand on me dit qu'une personne est arrivée, je suis tentée de demander où, et par quels moyens, et dans quel but ! Seuls se félicitent ceux qui se savent incapables d'aller plus loin.
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
Nous ne connaîtrons jamais les autres puisqu'eux mêmes ne se connaissent pas.
On se cache d'être brave comme d'aimer.
Exposition. Il y a trop de monde. Railler tous ces gens qui se ruent aux expositions (et qu'on a pu observer dans les expositions).
Dieu a fait les différences non pas pour qu'on s'affronte. Les cultures sont des richesses pour que l'on se rencontre.
Il existe deux forces motrices de base: la peur et l'amour. Quand on a peur, on se retire de la vie. Lorsque nous sommes amoureux, nous nous ouvrons à tout ce que la vie a à offrir avec passion, enthousiasme et acceptation.
Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique.
Rien ne rend si aimable que de se croire aimé.
Il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est la mort.
Les Anglais ont appris au monde la façon de se tenir correctement à table. Mais ce sont les Français qui mangent.
A trente ans, les hommes ont déjà fini de se connaître par le coeur. Le calcul leur suffit.
Il faut toujours se méfier de ses emportements, des excès qui perturbent et finalement qui provoquent le désordre.
Pourquoi se mettre à écrire quand on sait son intérieur intraduisible.
Toute chose ici-bas se règle par l'action, non par le chagrin.
Beaucoup de femmes se débattent pour avoir un vison. Grosse erreur ! Car pour avoir un vison, justement il ne faut pas se débattre.
Ne dit-on pas que l'on aime davantage ce pour quoi on se bat ?
En temps de guerre, la loi se tait.
Dans le pessimisme se concertent une bonté inefficace et une méchanceté inassouvie.
Les gens sont formés pour adorer les dirigeants. Alors que la liberté est oubliée par beaucoup, il y en a toujours qui ne se soumettront jamais.
On peut presque tout faire sans lumière sauf écrire. Ecrire demande des lueurs. Vivre se suffit d'ombre, lire exige la clarté.
Etre le premier à entrer dans le cosmos, à se lancer seul dans un duel sans précédent avec la nature; Que pourrait-on rêver de plus ?
Le Brésil ne me fit pas une impression moins forte ; ne me fut pas une promesse moindre. [...] Ici la civilisation créée par l'Europe pouvait se perpétuer et se développer en formes nouvelles et différentes.
Dans l'action politique, dans la vie économique comme en toute entreprise humaine : se donner pour finalité de servir le bien commun des hommes.
Les jeunes se font des amis ; les vieux, eux, se font des ingrats.
La jeunesse c'est se révolter contre tout.
Il n'y a que les imbéciles qui se croient volés en donnant trop à une fille.