Ce sont généralement les types qui disent "laissez-moi rire" qui ne se marrent jamais.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
Je crois que l'homme ne se contentera pas d'endurer, il l'emportera... parce qu'il a un esprit capable de compassion, de sacrifice et d'endurance.
- Il a peut être plongé exprès ? - Oui, il s'est payé un coup de blues alors il a sauté et s'est vautré la tête la première. Le coup lui a fait du bien, il se remet debout, il prend sa bagnole et il va faire un tour peinard...
Celui qui se libère, loin d'être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu.
Le vrai se conclut souvent du faux.
Il devient si difficile de se parquer qu'on y parvient plus, même dans les zones de stationnement interdit.
Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.
Pour se soustraire à la fatigue de penser, beaucoup sont même disposés à travailler.
L'écrivain est peut-être un politicien fourvoyé dans un état social qu'il n'a pas choisi mais dont il se sert comme d'une tribune...
C'est la vie qui se fait à mesure que tu aimes.
Les mots les plus beaux sont encore ceux qui vibrent dans le tabernacle des mains qui se cherchent.
Léger, l'enfant se plaît dans la mobilité ; Le vieillard, dans la gravité.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
L'ennemi ne se changera pas en ami, ni le son en farine.
Les gens se concentrent moins sur la musique et plus sur ce que fait la musique ; comment elle se porte du point de vue des chiffres, d'un point de vue financier. Si vous pensez que je suis intéressée par l'argent alors vous ne me connaissez pas du tout en tant qu'artiste.
La triste et sordide conclusion, est que personne ne se souciait de l'assassinat des Juifs... C'est la leçon juive de la Shoah, c'est la leçon que nous a enseignée Auschwitz.
- Il te faut un guide médical pour quoi foutre ? - Pour voir, j'ai jamais fait de piqûre d'adrénaline ! - Quoi, t'as jamais fait d'injection ? - Nan, j'en ai jamais fait, j'me défonce pas avec des Connasses, et mes amis [...] ► Lire la suite
Il est l'or, l'or de se réveill-or mons-ei-gn-or, il est huit or
Se faire comprendre est impossible.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
J'imagine que Dieu, dégoûté de sa création, le soir du sixième jour l'abandonna, en se disant : "Le transformisme fera le reste".
Chaque homme possède au moins autant de raisons de se suicider que de ne pas le faire.
L'homme de qualité se détourne de la femme comme le gastronome répugne aux viandes molles.
L'odieux n'est pas d'être trompé, c'est de se tromper.
Notre souffrance, dans l'immédiat, est faite pour s'intégrer dans l'ordre du monde, où elle se transforme en équilibre, donc en bonheur.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Si l'on est d'accord pour considérer la vie avec ennui, alors seulement on peut se comporter comme de vieux amis.
On sait si on a été heureux ou pas, le jour où on a assez de temps à perdre pour se poser la question.
Les sociétés productrices de l'imagerie audiovisuelle - qu'elles soient privées ou publiques - se disputent le marché de la publicité, dont elles vivent ; elles parviennent insidieusement à nous aliéner.
Les bébés sont d'une affligeante banalité. Ils se bornent à pousser des cris incompréhensibles comme s'ils allaient à l'abattoir.
Nous ressemblons tous à des eaux courantes... Nos années se poussent comme des flots : ils ne cessent de s'écouler.
On hait les autres parce qu'on se hait soi-même.
En temps de guerre, la loi se tait.
Celui qui se satisfait de son sort est roi.
Quand les peines de coeur se transforment en maladies, nous sommes perdus.
Quand on n'a pas de talent, on dit tout. L'homme de talent choisit et se contient.
La maladie est un prétexte pour se valoriser.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
L'état de courtisan est un métier dont on a voulu faire une science. Chacun cherche à se hausser.
L'amour est le lieu de rencontre de l'esprit et de la matière et le seul domaine où tous les deux puissent se manifester dans leur plus extrême liberté.
La politique étrangère, c'est comme les relations humaines, sauf que les gens se connaissent moins bien.
Le premier jour du Ramadan et le dernier jour du Ramadan sont des oiseaux sacrés et secrets qui aiment se cacher pour être désirés par les croyants. Le jour où ils se dévoilent, les croyants sont émerveillés par leur beauté spirituelle.
Le mysticisme est le refuge classique de ceux qui se mettent en doute et n'arrivent plus à supporter le matérialisme ambiant.
La grande supériorité de l'examinateur est de se trouver du bon côté de la table.
On peut se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas nécessaire d'y rester.
En voulant, on se trompe souvent. Mais, en ne voulant pas, on se trompe toujours.
Partout où l'homme veut se vendre, il trouve des acheteurs.