Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée. Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres.
J'imagine que Dieu, dégoûté de sa création, le soir du sixième jour l'abandonna, en se disant : "Le transformisme fera le reste".
Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif.
Un sandwich, disait mon frère Nagib. Tu coupes un pain en deux dans le sens de la longueur et tu mets maman entre les deux tranches. Haha ! Evidemment, ce serait un peu maigre. Il faudrait y ajouter une plaquette de beurre. Haha !
Pour le peuple colonisé, la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c'est d'abord la terre: la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n'a rien à voir avec la dignité de la personne humaine. Cette personne humaine idéale, il n'en a jamais entendu parler...
Le pain des pauvres, c'est leur vie. Celui qui les en prive est un meurtrier.
On ne peut pas faire du bouillon de poule avec des fientes de poulet.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
Même le pain blanc, s'il est rassis, fait des croûtons et perd sa mie.
Mon morceau de pain ne m'appartient que quand je sais que tout le monde a sa part, et que personne ne meurt de faim pendant que je mange.