Le drame de l'homme se joue moins dans la certitude de son néant que dans son entêtement à ne point s'y résigner.
Le Temps se venge de ceux et de celles qui n'en tiennent pas compte !
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
Souvent sur terre le coeur le plus doux est désireux de se nourrir et de se régaler du malheur d'un autre.
On se shooterait à la vitamine C si cela avait été illégal...
Qu'il est facile de se quitter, difficile de se retrouver !
Le sage sait que le nord de la prudence consiste à se conformer au temps.
La vie se remplit de minuties et de soumissions qui l'étouffent à sa source et à son insu.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Il arrive qu'en refermant un ouvrage on se sente jaloux de ses futurs lecteurs, pour la simple raison que cette expérience leur reste à découvrir.
L'autre rive est toujours plus belle. Elle se trouve toujour plus loin.
L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
L'humanité se construit dans la dénégation du cadavre auquel elle conduit pourtant.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Pour un enfant tout est signifiant langage, ce qui se passe autour de lui et qu'il observe. Et il réfléchit dessus. Et un enfant réfléchit et écoute d'autant mieux qu'il ne regarde pas la personne qui parle.
Se quitter soi-même, la seule manière de tout quitter.
Lorsque nous sommes attentifs, profondément en contact avec le moment présent, notre compréhension de ce qui se passe s'approfondit et nous commençons à être remplis d'acceptation, de joie, de paix et d'amour.
Pour la plupart des hommes, se corriger consiste à changer de défauts.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
Notre corps est une fleur qui s'épanouit quelque peu puis se flétrit.
Les plaisirs sans fin du contact avec la nature ne sont pas réservés aux scientifiques, mais accessibles à tous ceux qui se placent sous l'influence de la terre, de la mer, du ciel, et de leur existence surprenante.
Ce qui unit les femmes entre elles est beaucoup moins l'effet de la sympathie que des confidences qu'elles se font réciproquement.
Il faut se méfier de quatre choses en ce monde : - du visage d'une femme ; - du derrière d'une mule ; - du côté d'une charrette ; - et d'un moine de tous les côtés.
Ceux qui laissent croire que, par une sorte d'abracadabra européen, tous nos problèmes seront résolus, se trompent et trompent les Français.
On ne peut pas se dérober, quand il s'agit de servir son pays.
Chaque année j'suis meilleur, j'suis un grand artiste mais la standardiste de Pole Emploi se sent quand même supérieure.
L'évolution naturelle et culturelle ne se fait que grâce aux catastrophes.
Un paysan, c'est un tronc d'arbre qui se déplace.
Le requin est un animal cruel et mythique qui ne se trouve plus guère que dans les basses eaux de la finance.
La mémoire est la faculté qui veut se souvenir.
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
On n'est jamais trop pressé. Le temps, ça ne se gaspille pas.
Une valeur galvaudée et une illusion démasquée ont le même pitoyable corps, elles se ressemblent et rien n'est plus aisé que de les confondre.
Il est plus facile à l'imagination de se composer un enfer avec la douleur qu'un paradis avec le plaisir.
Mangez, buvez et soyeux heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver !
Notre imprudence aveugle se joindra à notre puissance technologique pour produire des effets dévastateurs.
Il vaut mieux déceler une faiblesse que se laisser soupçonner d'un vice.
La vie est comme une espèce de bazar. Tout le monde cherche à se tromper : donner moins, prendre plus.
Les occasions ne se présentent pas souvent. Quand il pleut de l'or, sortez le seau, pas le dé à coudre.
Ce qui est fantastique avec la vie, c'est qu'elle ne se produit qu'une fois.
L'homme se sent libre. Mais mon bras, fort souvent, ne se sent aucun poids. Il n'en pèse pas moins.
On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n'aime guère - quoi qu'on dise - que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
La forme la plus déplaisante de la peur se traduit par l'agressivité.
La facilité que nous possédons de nous abuser sur notre propre compte ne peut se corriger que par le dépit, la peine que nous éprouvons à chacune de nos déceptions.
Si une personne se porte comme un charme, le meilleur traitement c'est de lui expliquer de quoi elle souffre.
Un vieux rosier ne se transplante pas.
La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent.