Les femmes se divisent en deux catégories : les célibataires, qui ne rêvent que mariage ; les mariées, qui ne rêvent que divorce.
Ma philosophie est simple : difficile de se perdre quand on ne sait pas où on va.
Celui qui a du toupet se rassasie, celui qui est timide crève de faim.
Cette ouverture au monde dont se prévalent les philosophes n'est-elle pas une réouverture au monde prestigieux des premières contemplations.
On se trouve toujours des excuses pour vivre.
L'homme qui se sent réellement puissant ne veut rien devoir au costume ; il prétend être reconnu sans les insignes, et être acclamé tout nu.
Qui doit se casser le cou trouve un escalier dans les ténèbres.
Le saumon a la chair rose parce qu'il se nourrit de crevettes.
Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.
Quand le destin se mêle du sort des hommes, il ne connaît ni pitié, ni justice.
Les petits esprits triomphent des fautes des grands génies, comme les hiboux se réjouissent d'une éclipse de soleil.
Notre Nation doit s'unifier pour se réunir.
Chez les chamois, quand Madame se fait faire un lifting, on garde les peaux pour nettoyer les carreaux...
Si un homme se barbouille une cible sur le torse, il doit s'attendre à ce que, tôt ou tard, quelqu'un y décoche une flèche.
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens.
Combien de gens se disent nos amis, qui ne le sont que jusqu'à l'épreuve.
Se mettre à plat ventre, c'est bien. Toutefois cette position est incommode pour lécher la main de celui qui vous donne des coups de pied dans le derrière.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
Il vaut mieux se marier que de brûler.
Le sage doit quitter la vie avec autant de décence qu'il se retire d'un festin.
Au sommet de l'uniforme se situe la tête, afin d'indiquer au soldat la hauteur à laquelle son salut doit être porté.
Au-delà de l'extrême tristesse se trouve la joie parfaite.
La connaissance tue l'action, pour agir il faut que les yeux se voilent d'un bandeau d'illusion.
Si la femme est faite pour plaire et pour être subjuguée, elle doit se rendre agréable à l'homme au lieu de le provoquer ; sa violence à elle est dans ses charmes.
Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.
Le secret du style est de se sentir bien dans ce que vous portez.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps (cela peut même se révéler nocif), seul l'oxygène l'est. Mais un bon livre oxygène l'esprit.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.
Si le chien est le plus méprisé des animaux, c'est que l'homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est si fidèle.
Il faudrait pouvoir se sauver de l'amour comme on se sauve de la folie.
Quand le chêne est tombé, chacun se fait bûcheron.
Le lyrisme est une ivresse et l'homme s'enivre pour se confondre plus facilement avec le monde.
Tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes.
On cesse d'être jeune au moment où l'on ne choisit plus ses ennemis, où l'on se contente de ceux qu'on a sous la main.
La vraie charité, celle qui jaillit du coeur, ne se demande jamais dans quelles mains va tomber son aumône.
Il faut se souvenir aussi de celui qui oublie où mène le chemin.
Il n'est pas nécessaire qu'un auteur comprenne ce qu'il écrit. Les critiques se chargeront de le lui expliquer.
Le coeur est une bête dont il est prudent de se méfier. L'intelligence en est une autre, mais elle au moins, ne parle pas d'amour.
Rien ne vaut d'être dit en poésie que l'indicible, c'est pourquoi l'on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes.
On en met du temps à se rendre compte de la nécessité où l'on est tous d'être perpétuellement amoureux !
Les suppositoires à la nitroglycérine sont beaucoup plus efficaces que ceux à la glycérine pure, mais se révèlent beaucoup plus bruyants.
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
L'aumône se réalise avec le coeur alors qu'offrir s'accomplit par devoir pour se débarrasser d'un mendiant accrocheur.
Il faut savoir annuler les projets même les plus intéressants, pour capter, tout de suite, vite, sur le vif, le mensonge, en train de se faire, en flagrant délit.
Dans un couple, et à plus forte raison lorsqu'il est sur le point de se séparer, il est rare que les deux partenaires soient au même niveau...
Etrangement, se mêle une notion de douleur à l'amour que l'on porte à certain livre.
C'est un grand défaut que de se croire plus que l'on n'est et de s'estimer moins que l'on ne vaut.
La raison se perd par le raisonnement.
Quoiqu'il y ait beaucoup de livres, croyez-moi, peu de gens lisent ; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux.
La plus grande gloire pour un vieillard est de se voir aimé pour lui-même. Il a ainsi passé avec succès son dernier examen.