C'est à soi-même que chacun prétend le moins ressembler. Chacun se propose un patron, puis l'imite.
Seuls ceux qui se démarquent de la foule sont dignes d'intérêt.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Il faut souvent vivre des choses éprouvantes pour se préoccuper des choses essentielles de la vie.
C'est en se heurtant à du silence qu'on épuise le plus sûrement ses dons d'éloquence et de persuasion.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
Le monde politique, à l'instar de la forêt tropicale, se nourrit de ses propres déchets.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Jeune, on apprend à parler. Vieux, on apprend à se taire.
On ne se dérobe pas à l'amour impunément. On est toujours rattrapé, où qu'on se cache.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
Les secrets ne sont pas obligés de se cacher.
L'homme est un gros sot pensant, mes amis ! Conscient de l'absurdité de son existence et de l'absence de toute finalité, il se couvre les yeux d'un voile anesthésique afin d'échapper à ses angoisses.
Rien de plus terrible, quand on a été un enfant de talent, de n'être plus qu'un adolescent qui se cherche.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
Le plus souvent, on se querelle pour vivre, pour se prouver qu'on existe, qu'on est encore capable de lutter, de tenir une idée, même folle.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
Il n'est pas de pire enfer que de se haïr soi-même.
Quand on se conduit mal, on ne blesse personne plus que soi-même.
Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
La calomnie se perpétue comme par succession.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
Pendant une guerre, le présent, le passé sont parfois si proche qu'ils se confondent et on en sait où commence le souvenir et où finit le présent.
La faiblesse sied à une femme, elle le sait : elle sent qu'elle intéresse davantage en paraissant un être délicat. Voilà pourquoi nos femmes, quoique bien portantes, à grasseyer, à faire la malade, à se plaindre de leurs nerfs.
Péché originel de l'amour, Adam et Eve ne se sont pas choisis.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
Itineris a raison de ne pas se l'SFR !
Pour se sauver il n'y a qu'un moyen : sacrifier sa réputation.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
Quand un homme jeune et vigoureux se bat contre un adversaire blessé et affaibli : vaincu, il double le triomphe de son antagoniste ; vainqueur, il est accusé de forfaiture et de facile audace.
Partout la même loi est valable: «Il n'existe aucune arme de votre volonté individuelle qui, une fois appropriée, ne se retourne contre vous.»
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Le temps est notre supplice. L'homme ne cherche qu'à y échapper, c'est-à-dire échapper au passé et à l'avenir en s'enfonçant dans le présent, ou se fabriquer un passé ou un avenir à sa guise.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Dieu perfectionne l'homme en se conformant à la mesure de l'homme.
Jeune, on se passe très aisément d'esprit dans la beauté qu'on aime, et de bon sens dans les talents qu'on admire.
Il est loin le temps où les spermatozoïdes allaient tranquillement se mettre ovaire...
Chaque sentiment profond se transforme, tôt ou tard, en douleur.
Kiko, t'as encore écouté France culture ? Arrête. On te l'a déjà dit. Ça se mélange super mal avec la cocaïne.
Celui qui a une cuillère ne se brûle pas.
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
C'est le propre des imbéciles de se tirer d'une situation fâcheuse en tombant dans une catastrophique.
Il est plus adroit de se tirer d'un mauvais pas qu'un coup de revolver au coeur.
Nul n'est vraiment heureux aussi longtemps qu'il n'a pas appris à se passer du bonheur.
On guérit comme on se console : on n'a pas dans le coeur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
Le soleil se cache : quelles sont les horreurs qu'il refuse d'éclairer ?
Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.