La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.
Tout ce que le coeur désire peut toujours se réduire à la figure de l'eau.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Une mère qui annonce les temps modernes, qui pleure ses enfants morts, s'angoisse quand ils sont malades, se sent coupable de tout ce qui les concerne, et coupable aussi de toutes leurs difficultés.
La calomnie se perpétue comme par succession.
- Quelle tête elle a ? C'est peut-être un thon ! - Ce n'est pas ça qui m'intéresse. Pour moi, ça passe d'abord par une relation d'esprit à esprit... - Ouais, ben, si ça se trouve, c'est une relation d'esprit à thon !
Le sang bleu se retrouve parfois dans les veines d'un demeuré ou dans la trompe d'un moustique.
A trop se donner on s'abandonne.
On ne se connaît vraiment bien qu'en état d'amour.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
Les Anglais n'ont jamais été un peuple religieux ; aussi ont-ils inventé le cricket pour se donner une notion de l'éternité.
Le théâtre doit représenter une histoire le plus clairement possible, avec un commencement, un milieu et une fin, telle qu'on la verrait se passer en action sous nos yeux.
Un prince s'il est sage doit savoir se conduire en tous temps et en toutes manières de sorte que ses sujets aient besoin de lui. Ils seront ainsi mieux disposés à le servir avec zèle et fidélité.
En général les vies semblent virer abruptement d'une chose à une autre, se bousculer, se cogner, se tortiller.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
La fortune est de verre ; et, lorsqu'elle éblouit, Soudain elle se brise, et c'est comme son dernier bruit.
Le comble de la ressemblance : Pouvoir se faire la barbe devant son portrait.
Il est loin le temps où les spermatozoïdes allaient tranquillement se mettre ovaire...
Le métro a cent ans, ça se sent.
Une femme légère ne se mesure pas au poids.
Pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même.
Ni emprunteur ni prêteur, car le prêt se perd souvent lui-même et son ami, et l'emprunt émousse le bord de l'agriculture.
À partir du moment où l'on décide de se lancer dans une histoire d'amour, il ne faut pas craindre les blessures, les fragilités qu'entraîne toute passion et l'idée de la perte de l'autre, qui peut survenir à chaque instant.
Il faudrait tout de même que ma fille se rende compte que je suis une femme libre.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
Quand des amis s'en vont, morts au champ d'honneur, quelque chose de profond se réveille en nous tous.
Etre libre, c'est se posséder soi-même.
Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l'une, c'est sa démarche, l'autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
La vraie religion consiste à se garder d'un genre de croire qui nous délivrerait de vouloir.
La bonne jument se vend à l'étable. La rosse doit courir les foires.
Le classique se connaît à sa sincérité, le romantique à son insincérité laborieuse.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Ecrire, c'est espérer. Ecrire, c'est transformer une chose en une autre. C'est se solidariser avec les autres. Ecrire, c'est l'essentiel dans sa pureté.
Tout état doit se créer une utopie lorsqu'il a perdu le contact avec le mythe.
Celui qui nomme un lieu se l'approprie, il le possède pour toujours ou pour aussi longtemps que le nom reste.
On parle trop souvent du bonheur. La seule chose qui toujours nous enivre Se banalise dans sa douceur.
C'est bizarre, un voeu. Ça meurt, comme un flocon sur le doigt. Au début c'est inoffensif et les dieux ne se vengent pas.
Les billets du sort se jettent dans un pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose.
Se faire des amis, c'est assez facile, Les garder, c'est une autre histoire.
Pour se faire un nom, il faut être connu.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires.
Les cadres doivent à l'organisation et à leurs collègues de se montrer impitoyables envers les individus non performants qui occupent des postes importants.
Les terroristes croient qu'ils se battent alors qu'ils agissent avec la pire des lâchetés en abattant des innocents couchés par terre.
Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent y mettent vraiment de la mauvaise volonté.
Trop de liberté fait peur aux gens, certains s'en débarrassent comme on se décharge d'un poids trop lourd, c'est pourquoi il y a des dominés et des dominants.
On n'écoute plus ce que les gens disent. On se contente de regarder comment ils le disent, quel regard ils ont en le disant, et si leur cravate est assortie à leur pochette.
L'humanité masculine se répartit en deux groupes : sable ou falaise. La femme est toujours l'océan.
Il faut souvent vivre des choses éprouvantes pour se préoccuper des choses essentielles de la vie.
Dieu n'a pas voulu Que le noble vin se perde ; C'est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, Mais également la noble soif.