J'ai hérité d'un tableau et d'un violon qui se sont révélés être un Rembrandt et un Stradivarius. Malheureusement Rembrandt faisait des violons qui ne valaient rien et Stradivarius était un peintre médiocre.
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Pensez à vous-même comme étant sur le seuil d'une réussite sans précédent. Une vie entière, claire et glorieuse se trouve devant vous. Réalisez ! Réalisez !
On ne saurait choisir un ami à la façon dont un chien se précipite sur un morceau de viande.
Je déteste avoir les cheveux longs. C'est comme se promener avec un koala mort sur le dos!
Pour moi, ce que je fais, c'est une expression artistique qui se propage à travers moi. La mode est juste le moyen.
Un plébiscite, ça se combat.
Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Au joug depuis longtemps, ils se sont façonnés ; ils adorent la main qui les tient enchaînés.
Qui brûle sa maison se chauffe au moins une fois.
Les ours passent et ne se ressemblent pas.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.
La littérature est l'un des derniers lieux où l'on peut se permettre de n'être contemporain que de l'homme.
Se maquiller, c'est se déguiser, pas se cacher.
Je veux que les gens voient la robe, mais se concentrent sur la femme.
La dette se met devant la porte, et empêche l'accès à la fortune.
L'arc aboli de tristesse élancée. / Dans une lutte imperceptible, ultime / Se raffermit conjointement, minime ; / Les dés sont à demi lancés.
Quand les hommes sortent de prison, neuf fois sur dix leur regard ne se pose plus. Ils ne regardent plus comme des hommes.
Se séparer sans peine ni regret et à la dernière minute aimer.
La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir ; elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
A trop se donner on s'abandonne.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
Il ne faut pas imaginer comment les choses seront. Il faut se contenter de savoir ce qu'elles seront.
La fiction ne trompe pas. Les êtres finissent toujours par se révéler tels qu'ils sont.
Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
Si vous doutez de la vie, la vie se venge. Si vous faites confiance ça marche très bien, c'est tout.
L'homme qui se défend de penser n'apprends jamais rien.
L'homme n'a plus qu'une idée : se changer les idées.
Celui qui commet des mauvaises actions se fait à lui-même le mal que son ennemi lui souhaiterait.
La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l'argent, mais aspire à l'honneur et se nourrit d'égoïsme.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
L'homme prétend connaître tout, Et ne se connaît pas lui-même.
Si une personne a des problèmes de communication le moins qu'elle puisse faire est de se taire.
Un avenir, cela se façonne, un avenir cela se veut.
De toutes façons, ce que nous cherchons à atteindre se trouve toujours détourné et modifié par l'acte médiateur qu'il nous faut accomplir pour l'atteindre.
On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
Il y a trois hameçons auxquels se prend la femme : le torse, le sentiment, le métal.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Qu'il y ait simulacre, imitation et fable, et que plusieurs prennent plaisir, non seulement à jouer, mais à regarder et à s'étonner : le théâtre se définit par là tout entier.
Il faut voyager pour agrandir la vie. Les plus hauts artistes se trouvent dans le monde des commis-voyageurs.
Est-ce que c'est parce que la planète se réchauffe que les politiques font tout pour finir à l'ombre ?
La vraie liberté est celle qui se dérobe sans bruit au cours trop bien huilé des choses.
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
Je suis un traînard, moi. Un mec qui se balade, qui traîne, qui regarde comme ça...
- Non vous vous la bouclez ! Ça fait quinze fois qu'on vous le dit. - Ben je me tire alors ! - Non, vous restez pour soutenir les p'tits copains. Mais ça veut pas dire qu'on est obligés de se farcir vos réflexions !
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
Prenez le relais, indignez-vous ! Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.