Si on définit l'intelligence comme la faculté d'apprendre des choses nouvelles, de trouver des solutions à des problèmes se présentant pour la première fois, qui donc est plus intelligent que l'enfant ?
Un prophète est un homme qui se souvient de l'avenir.
La femme qui se sait joliment parée ne s'est jamais enrhumé.
L'amour de la science et l'amour de l'argent se rencontrent rarement.
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
Peu importent les distances : la vie se charge de les anéantir et le temps ne connaît pas l'espace.
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais.
Ceux qui savent se contenter de ce qui leur échoit constituent le noyau des peuples heureux et sont sans histoire.
Celui qui sait se satisfaire aura toujours le nécessaire.
La tournure des gens est si ambiguë qu'il suffit de se montrer tel qu'on est pour vivre ignoré et caché.
Entre les verres, les affaires se taisent.
Quand les faits se sont transformés en légende, publiez la légende.
Je vais rendre l'électricité si bon marché que seuls les riches pourront se payer le luxe d'utiliser des bougies.
La douleur de la fille se porte sur la hanche de la mère.
Comme dans un joli conte de Noël. S'imaginer que toute le vie peut se passer comme ça, avec entre pleins de moments de bonheurs, quelques moments difficiles à passer. Mensonge héroïque des gens qui baissent jamais les bras.
Un coeur, ça peut bien se briser, mais ça continue à battre quand même.
Ce sont toujours les gens qui manquent de vocabulaire qui se mêlent de pratiquer le bavardage.
Chaque individu doit se forger ses propres outils, ses propres valeurs, s'il ne veut pas se transformer en zombie.
La justice, ça se rend, ça ne se vole pas.
Si Dieu avait voulu que l'amour soit éternel, je suis sûr qu'il se serait arrangé pour que les conditions du désir le demeurent.
Quelquefois, je me demande si les hommes et les femmes sont faits pour vivre ensemble. Peut-être qu'ils devraient se contenter d'être voisins et de se rendre visite de temps à autre.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même.
Il faut passer par beaucoup de choses pour se connaître. Et encore ! Chaque expérience vous amène à une nouvelle frontière de vous-mêmes. Par-delà la barrière, qui sait ce qu'on trouvera.
Pour garder l'espoir, il faut se convaincre qu'aucune situation n'est éternelle, même pas les bonnes. Alors les mauvaises... Passer à travers la difficulté, y mettre l'énergie et le temps qu'il faut... Personne n'est condamné d'avance dans la vie.
C'est bizarre, ce qui se passe avec les vieux livres... A la différence des autres, ce sont eux qui te choisissent.
Le devoir d'une femme est de se faire toujours la plus belle possible.
Et meure Pâris ou Hélène,Quiconque meurt, meurt à douleurTelle qu'il perd vent et haleine;Son fiel se crève sur son coeur,Puis sue, Dieu sait quelle sueur !
A quoi ressemble un professeur ? A un flacon qui contient un onguent aromatique. Quand on le débouche, le parfum se répand ; quand on le ferme, le parfum disparaît.
Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
Le contentement se lit dans les yeux, dans le maintien, dans l'accent, dans la démarche, et semble se communiquer à celui qui l'aperçoit.
Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'Etat protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des [...] ► Lire la suite
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite
Quand nous étions jeunes, nous jouions comme ça et nos mamans nous invitaient à dîner. Cela ne se reproduira plus.
Il y a des coups de poignard qui se perdent.
Cette méthode stoïque de subvenir à ses besoins en supprimant ses désirs équivaut à se couper les pieds pour n'avoir plus besoin de chaussures.
Si la sociologie avait trouvé une solution, cela se saurait !
La nature est un temple naturel où l'esprit de l'homme peut facilement s'absorber dans sa méditation, où il peut s'imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.
Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler ; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
Il faut être discret quand on parle de son bonheur, et l'avouer comme si l'on se confessait d'un vol.
Seul le bonheur est sans mystère, car il se justifie par lui-même.
Je prends la vie comme elle vient, sans se faire annoncer.
Une occasion manquée se retrouve, tandis qu'on ne revient jamais d'une démarche précipitée.
Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée. Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres.
Tout le monde se plaint de sa mémoire, et personne ne se plaint de son jugement.
Plus la terre se peuple plus la vacuité l'envahit.
Le silence est fait de paroles qui se taisent.
Un homme peut, sans risque, se moquer d'une femme enceinte ; ça ne lui arrivera jamais.
On est responsable de sa propre vie, mais aussi du monde qui se construit autour de vous, car celui-ci ne s'édifie pas indépendamment de la volonté humaine.
L'âme peut se passer de toutes choses, excepté de la parole de Dieu, sans laquelle tout est inutile.
Je me sens même un peu à contre-courant de moi-même. Ou alors, je suis en avance sur ce qui va se passer.