Mieux vaut se mettre sérieusement à quelque chose de médiocre que de rêver éternellement à la perfection.
Lorsqu'un gouvernement se prépare à la guerre, il décrit ses adversaires comme des monstres.
Une vérité ne devient pas une erreur simplement parce qu'une foule de gens défendent l'erreur et se rangent de son côté.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Un rêve devenu réalité se couvre de l'âpreté du concret et perd son cachet fantasmagorique.
Une religion lucide est un peu celle que l'on se fait et avant tout une question de sincérité envers soi-même.
Magnifique et dangereux métier de l'acteur qui consiste à se perdre, puis à se retrouver.
La télévision privée se préoccupe d'abord du marché économique. La télévision publique se préoccupe quant à elle avant tout de la vie démocratique.
C'est dans le plaisir - mémoire du passé ou espoir en l'avenir - que le sage se régénère.
Le vent fera craquer les branchesLa brume viendra dans sa robe blancheY aura des feuilles partoutCouchées sur les caillouxOctobre tiendra sa revancheLe soleil sortira à peineNos corps se cacheront sous des bouts de laine.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
Dans la recommandation qu'une mère fait à sa fille de ne point se décolleter pour aller au bal, il y a peut-être moins de respect pour les convenances que de jalousie secrète : Les femmes ne consentent jamais de bon coeur à voir chez d'autres les attraits qu'elles ne possèdent plus.
La jeunesse a une patience infinie, et d'autant plus méritoire que le temps, pour elle, se traîne avec une lenteur désespérante.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Il ne faut jamais renoncer, mais lécher ses plaies et se redresser fièrement.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale.
Quand les cuisiniers se battent, le rôti brûle.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
Il y a des gens niais qui se connaissent, et qui emploient habilement leur niaiserie.
L'éducation est une chose admirable, mais il est bon de se rappeler de temps en temps qu'on ne peut rien enseigner qui mérite d'être connu.
- De toute façon, qu'on l'ait ou qu'on l'ait pas cette saloperie de Bac, dans 20 ans, on sera grosse avec 3 gamins casses couilles... Et on sera cocufiées jusqu'à la moelle... - Mais attends ne soit pas si pessimiste ! Si ça se trouve on est stérile !
Il est mieux de mourir que de se déshonorer.
Les bons professeurs de morale ne se contentent pas de vous apprendre à ne pas céder à la tentation, ils vous consolent d'y avoir résisté.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
Le désespoir, lui-même, pour peu qu'il se prolonge, devient une sorte d'asile dans lequel on peut s'asseoir et reposer.
C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur.
La résistance est individuelle, elle ne se réfère à aucun programme.
Le véritable amour est celui qui embrasse toutes les créatures sans se limiter.
Le caractère, ça peut se changer en serpent, se retourner et mordre son maître.
Avec chaque face de chaque bande, un vieux souvenir est bouleversé. Une réputation se transforme en quelque chose que je ne reconnais pas.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
Je suis ravie d'avoir obtenu un tel soutien de mes collègues. Le Parti conservateur peut se réunir - et sous ma direction, il le fera.
Pour être en paix et libre, il faut être capable de se contenir.
Les ovaires dans une hiérarchie, c'est comme l'oxygène : ça se raréfie avec l'altitude.
Il n'y a pas d'efforts inutiles, Sisyphe se faisait des muscles.
L'économie ne se change pas par décret.
La colère se passe en disant l'alphabet.
Le théâtre doit représenter une histoire le plus clairement possible, avec un commencement, un milieu et une fin, telle qu'on la verrait se passer en action sous nos yeux.
S'enrôler ou se marier ne se doit point conseiller.
Derrière chacune des choses exquises qui existaient se cachait quelque chose de tragique.
Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
Dans le spot réalisé en 2010, Herta continue à exploiter le filon « enfance, nature et sérénité » en narrant les premiers émois amoureux d'un petit garçon et de sa jeune voisine, sous les yeux attendris de la maman de [...] ► Lire la suite
Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
La cruche qui perd de l'eau, soit elle se casse, soit elle se fissure.
La lune s'obscurcit en se rapprochant au soleil.
Comment l'homme et la femme pourraient-ils se comprendre ? Car en fait tous deux souhaitent des choses différentes : l'homme, la femme et la femme, l'homme.