Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Accroupi sur l'amas des siècles révolus,Immobile au soleil, dardant ses seins aigus,Sans jamais abaisser sa rigide paupière,Il songe, et semble attendre avec sérénitéL'ordre de se lever sur ses pattes de pierre,Pour rentrer à pas lents dans son éternité.
Le christianisme se soucie du développement humain, des aspects politiques et sociaux de la vie.
Il n'existe point en ce monde, ni dans l'air, au milieu de l'océan, ni dans les profondeurs des montagnes, d'endroit où l'on puisse se débarrasser du mal qu'on a fait.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
Les enfants doivent se rappeler que lorsque vous mettez quelque chose sur Twitter, ce n'est pas comme si vous chuchotiez à votre ami, vous l'avez mis sur un panneau que le monde entier, y compris vos propres enfants, peut voir un jour.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
On se marie, comme on va au danger, par manque d'imagination.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
On ne s'aime bien que quand on n'a plus besoin de se le dire.
On s'aperçoit qu'on a un estomac bien avant de se douter qu'on a une âme.
Se créer un nom par ses talents, c'est ne rien devoir qu'à soi-même.
Verre d'eau - Quantité de liquide dans laquelle les autres se noient.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
Je dirige certainement avec confiance même si je ne suis pas confiant. J'ai appris très tôt en tant qu'acteur que la confiance peut être truquée, et ce n'est pas toujours une chose terrible à faire. Souvent, si les gens se sentent en confiance, ils sont confiants.
Peut-être que le dessin est un moyen de me montrer que je suis vachement courageux. On n'hésite pas dans ce métier à se fritter parfois avec des gens très méchants et dangereux.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
En tête, la musique jouait la marche du régiment, et, à la reprise victorieuse des clairons, il me semble que les dos las se redressaient.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
Le sensationnel se vend mieux que le réel.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
Les garçons ont toujours besoin d'inspiration. Ils se tournent vers leur père, mais souvent cela n'est pas suffisant - justement parce qu'il s'agit de leur père. Alors ils se tournent vers d'autres hommes. C'est en réalité une bonne chose.
La laide s'ingénie à se le faire pardonner après l'extinction des lampes.
Point ne se fane bouche baisée.
On dit aussi qu'il fut professeur dans un lycée et qu'on n'a pas pu le garder à cause de cette manie terrible de se branler par sa poche percée derrière son bureau, en pleine classe... que les enfants n'apprenaient plus rien.
Les quatre premiers mois de l'écriture du livre, mon image mentale se gratte avec mes mains à travers le granit. Mon autre image pousse un train dans la montagne, elle est glacée et je suis pieds nus.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
La télévision, c'est l'anti-spectacle. Remarquez : ça permet aux grincheux de se soulager.
La réserve évite de s'avancer ; la modestie ne cherche pas à se montrer.
Un rêve qui se réalise, c'est un rêve de moins.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
Loin là-bas, au soleil, se trouvent mes plus hautes aspirations. Je ne peux peut-être pas les atteindre, mais je peux lever les yeux et voir leur beauté, croire en eux et essayer de suivre où ils mènent.
On se défend de lire ce qu' on écrit sur nous, d' abord parce que je n' ai pas le temps.... Je préfère lire ce qu' on écrit sur les autres. Ça construit.
Certains déserts ne se traversent que dans un sens.
La majorité des femmes mariées se plaignent de leur mari. La majorite des femmes non mariées se plaignent de ne pas avoir de mari. Donc le problème c'est pas le mari c'est la femme.
Il se noie plus de gens dans les verres que dans les rivières.
On se ruine l'esprit à trop écrire. On le rouille à n'écrire pas.
Se régler sur les choses ou régler les choses en fonction de soi - est tout un.
Il faudrait se convaincre qu'on est en parfaite forme lorsqu'on atteint la capacité de faire à peu près tout pas très bien, ou quand on réussit à conserver ce poids magique qui est très précisément à 10 kilos du bonheur.
Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire, il se sent coupable, il est d'avance coupable, et d'autant plus coupable qu'il obéit plus strictement.
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
Quand les pétroliers se plient en deux, les Bretons se tiennent les côtes.
Un critique de rock, journaliste mondain, doit se choisir un look pour devenir quelqu'un. On peut aller à droite, les cheveux demi-longs, avec une cravate et des complets-veston. On peut aller à gauche, avec les cheveux courts et des allures de super de vrai conquistador.
Les hommes sont si différents. Peu importe ce qu'on en dit, c'est vraiment leur ambition qui passe au-dessus de tout le reste, alors que les femmes cherchent toujours le truc qui les fera se sentir un être complet, pas l'attribut de quelqu'un, pas un accessoire.
Le péril passé, l'on ne se souvient guère de ce qu'on a promis aux cieux.
La vie l'épouvantait à présent; il se sentait faible et désarmé devant elle, et il pleurait, pleurait.
Après tout, on vit à l'époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette.
Il faut se résigner à n'avoir qu'une pensée d'homme, à mesurer l'univers avec ce millimètre.
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.