On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
Il n'y a que les clowns qui ne sont jamais ridicules. Et il sera toujours moins ridicule de se mettre un nez rouge que de s'habiller comme le pape ou comme un juge.
Le bonheur ne se consomme pas, il se fabrique.
Le plus souvent qui veut tromper les autres, se trouve trompé lui-même.
La hardiesse ne s'étonne jamais, elle se nourrit d'espérance, et trouve son divertissement dans les rencontres et dans les périls.
Malheur à la connaissance stérile qui ne se tourne point à aimer !
La liberté et la démocratie se sont des rêves qu'il nous faut jamais abandonner.
Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
L'amour, c'est quand l'univers à découvrir se ramène à la dimension de nos deux personnes.
Qui goûte de tout se dégoûte de tout.
Etre amoureux, c'est se créer une religion dont le dieu est faillible.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
Tout est à vendre ; c'est la loi de la vie. Le monde se partage en deux catégories : ceux qui peuvent acheter et les autres.
Où la réalité perd ses droits, le merveilleux se détraque vite.
Qui se trompe de Dieu blasphème et perd son âme.
Le mépris est la maladie la plus dangereuse d'un état, et dont la contagion se répand le plus aisément et le plus promptement du chef dans les membres.
Le désespoir...c'est un espoir perdu qui se cherche un préfixe.
Que l'homme soit disposé à céder à la nature ou à s'opposer à elle, il ne peut se passer d'une compréhension correcte de son langage.
Nul n'est libre qui ne sait se maîtriser.
Se tuer, dans un sens, c'est comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas.
Rien de vraiment grand ne se fait sans une parcelle d'amour.
Le monde se divise en deux catégories de gens : ceux qui lisent des livres et ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres.
Homme de bas calculs, l'informaticien ne comprendra jamais qu'il faut plus de bon sens pour se passer d'un ordinateur que pour l'utiliser.
Les grandes passions se préparent en de grandes rêveries.
La géographie, ça sert à se repérer quand on voyage dehors.
Les malheurs humains ont des teintes multiples : jamais ne se retrouve même nuance de douleurs.
Un avorton se reconnaît facilement. C'est le seul qui donne de l'avoine à un basset qu'il prend pour son cheval !
En art tout ce qui se justifie est vulgaire.
Les faveurs des femmes sont dans les romans ce que sont, dans les contes, les souhaits accordés par les fées. Il s'agit de ne pas se tromper.
Il se lamente de ce que ce jour se soit si vite écoulé : Comme la chute d'une larme d'ange.
L'architecture ne sera plus l'art social, l'art collectif, l'art dominant. Le grand poème, le grand édifice, la grande Ïuvre de l'humanité ne se bâtira plus, elle s'imprimera.
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
Lorsque les armes se taisent, leur bruit est remplacé par les lamentations des morts, relayées par les soupirs des survivants.
Un chemin se reconnaît au fait que l'autre passant devient notre semblable et qu'il nous paraîtrait inconvenant de ne pas le saluer.
Mon métier m'amène à côtoyer l'horreur, la violence, l'inhumanité. J'ai besoin de moments de solitude. Il faut se protéger.
L'effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
Se laisser aimer, c'est aimer déjà.
Rire, c'est se réjouir d'un préjudice, mais avec bonne conscience.
Ce n'est pas s'unir à une femme qu'un homme redoute lorsqu'il pense à se marier ; c'est se séparer de toutes les autres.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Pour pouvoir se tenir droit et respirer librement, il faut lutter.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
L'homme se fait ; il n'est pas tout fait d'abord, il se fait en choisissant sa morale, et la pression des circonstances est telle qu'il ne peut pas ne pas en choisir une.
Le plaisir est rond comme la lune et en bout de course il se fait étoile filante.
L'heure qu'on donne à Dieu ne se partage pas.
Le Temps se venge de ceux et de celles qui n'en tiennent pas compte !
La force se fait sa propre loi et le pouvoir ne souffre aucun partage.
Les femmes devinent tout ; elles ne se trompent que quand elles réfléchissent.
Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s'enfoncer.