Les femmes, c'est pas comme la météo, ça ne se prévoit pas !
L'humanité se construit dans la dénégation du cadavre auquel elle conduit pourtant.
Demain, la révolution «se lèvera de nouveau, heurtant ses armes» et, à votre horreur, elle proclame avec des trompettes flamboyantes: j'étais, je suis, je serai!
A travers le couple se réalise la jouissance de soi dans l'infinité ; c'est l'extase.
Il y a deux actes légaux de la vie pour lesquels on doit se cacher avant de les accomplir : le vote et l'amour.
C'est les jeunes qui se souviennent. Les vieux, ils oublient tout.
Le drame de l'homme se joue moins dans la certitude de son néant que dans son entêtement à ne point s'y résigner.
Les premières étreintes sont toujours un peu ratées. On se jette l'un sur l'autre, à l'aveuglette ; poussé par trop de hâte on ne prend pas le temps de faire connaissance avec une peau, une odeur, un sexe étrangers.
Le génie, c'est de savoir déballer une chemise neuve sans se planter une épingle dans le doigt.
La vérité ne se comprend pas, la vérité s'intègre !
L'envie de se révolter est l'une des dimensions essentielles de la nature humaine.
Quand vous êtes loin de votre amoureux ou de votre amoureuse, laissez vous faire tout seul, ça fait du bien de se retrouver seul.
Les vrais amis sont ceux qui mêlent leur confiance réciproque, leurs pensées et leurs rêves, leurs vertus comme leurs bonheurs et leurs souffrances, libres de se séparer toujours et ne se séparant jamais.
La physique nucléaire est bien plus facile à comprendre qu'une feuille d'imposition. Les opérations sont logiques et se font toujours de haut en bas.
Fais taire tes opinions, tes sentiments, tes humeurs. Efface ta personne. Alors ton guide intérieur, ne se causant plus aucun trouble à lui-même, te conduit à la chose essentielle qui est en toi : l'impassible nature universelle.
En amitié, il importe de se fâcher à temps pour n'avoir point à se montrer ingrat.
Il faut se méfier du chagrin des petites filles, il est l'arme secrète des femmes.
Consommer plus et vivre mal, gagner plus et vivre moins bien, voilà quoi se réduit pour finir la productivité poussée jusqu'à l'absurde que prône le modèle capitaliste.
Se quitter soi-même, la seule manière de tout quitter.
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
La force se fait sa propre loi et le pouvoir ne souffre aucun partage.
Il y a une limite où l'intellect échoue et tombe en panne, et cette limite est où les questions concernant Dieu et le libre arbitre et l'immortalité se posent.
L'imagination est aussi vaste qu'une nébuleuse et peut se révéler aussi époustouflante.
Je veux que les gens se souviennent de moi comme étant une artiste complète et une bonne personne.
L'orgueil se rapporte à l'opinion que nous avons de nous, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.
Pour fumer moins, embrasser plus. Se méfier des allumeuses et prendre la précaution d'utiliser des filtres.
Une passion chasse l'autre, et celle du jeu est la première de toutes : l'amour et l'ambition s'émoussent en vieillissant, le jeu reverdit quand tout le reste se passe.
Les femmes n'ont qu'à se souvenir de leur origine, et sans trop vanter leur délicatesse, songer après tout qu'elles viennent d'un os surnuméraire où il n'y avait de beauté que celle que Dieu y voulut mettre.
Le bonheur prêté aux autres se résume souvent à un malheur soigneusement dissimulé.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Ce serait donc ça le plaisir ? La tendresse et les muscles mêlés, ensemble, se liant et déliant ?
En amour, il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
L'action politique véritable consiste à se servir de la connaissance du probable pour renforcer les chances du possible.
Se sentir coupable de tout est une erreur, mais ne se sentir coupable de rien est une lâcheté.
La couleur est l'endroit où notre cerveau et l'univers se rencontrent.
La paix, comme toute métamorphose, exige une adaptation douloureuse à laquelle bien des gens se refusent.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
L'humain évolue au même rythme que les cycles économiques. Il monte en flèche pour se planter en masse par après.
Il faut bien que genèse se passe.
L'autre rive est toujours plus belle. Elle se trouve toujour plus loin.
La gloire, c'est un dinosaure qui vit chez vous. Il faut le nourrir, sinon il se fâche et peut vous tuer.
On imagine qu'un enfant intuitif comme Lynch ait pu ressentir le profond changement qui transformait peu à peu l'Amérique. En même temps, il restait tout à fait ancré dans son lieu de vie et dans son époque ; il était [...] ► Lire la suite
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
On ne peut pas se dérober, quand il s'agit de servir son pays.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
Vous savez ce que j'aime ? Vieillir. Avec l'âge, on se bonifie.
Quelques fois, faut être un peu salope pour se sortir de la merde...
L'intelligence se trouve dans la capacité à reconnaître les similitudes parmi différentes choses, et les différences entre des choses similaires.
La culture, c'est un peu comme le bonheur, ça se partage.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.