Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Les hommes ne se donnent la peine de se faire beaux que lorsqu'ils vont mourir. Comme s'ils voulaient être encore plus regrettés...
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Ce qui est sans partage dans sa vie ne laisse pas de quoi se ressouvenir.
La foi peut se traduire par le simple fait de faire quelque chose plutôt que de désespérer.
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite
Quand un homme décide de se marier, c'est généralement la dernière des décisions qu'il lui sera permis de prendre.
L'homme prospère est comme l'arbre : les gens l'entourent tant qu'il est couvert de fruits ; mais sitôt les fruits tombés, les gens se dispersent à la recherche d'un arbre meilleur.
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
On ne parlerait guère en société si l'on se souvenait combien de fois on a été incapable de comprendre ce que disait les autres.
Certains bas de laine se font avec la machine à tripoter.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.
L'esprit ne se développe jamais dans la corruption et le mensonge.
Il faut prendre le risque de se dévoiler pour devenir plus réel, plus humain. Et même si le prix est élevé.
Et là où l'amour se termine, la haine commence.
Quitte à vivre des choses extraordinairement tristes et douloureuses, autant les vivre en face. Ça ne sert à rien de sortir, de se distraire.
Vous savez c'que c'est, de se lever tout les matins, désespéré, en vous disant que celle que vous aimez se réveille auprès d'un autre homme. Mais en même temps vous espérez qu'elle trouvera le vrai bonheur, même si ce ne sera jamais avec vous.
La réalité n'a pas besoin de prouver qu'elle existe. Quand on l'oublie, elle se contente de faire mal.
Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.
Le Temps n'a d'autre fonction que de se consumer : il brûle sans laisser de cendres.
Il y a deux voies pour le prophète : ou annoncer un avenir conforme au passé, ou se tromper.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Un homme ne doit se mirer que dans les yeux d'un adversaire, et seulement pour une question d'honneur.
Qui a mangé des clous se torche de tenailles.
La sagesse se refuse à qui ne sait écouter.
J'aime bien les ennemis : on est sûr, avec eux, de ne pouvoir se brouiller.
Le style n'est pas une chose qui résulte d'une opération consciente : c'est une chose qui se dégage d'elle-même.
On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l'aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.
Il se sent comme un vieux feu, dont les braises se réveilleraient parfois sous un coup de vent, mais jamais suffisamment pour embraser le petit bois. Un foyer agonisant.
Une forte vie intérieure se suffit à elle-même et ferait fondre vingt années de banquise.
Ne bénis ta journée que lorsque le soleil se couche.
Une foule de penseurs de troisième année, criant tous la même chose, se réchauffant tous les mains au feu de leurs propres préjugés, ne vous remercieront pas d'avoir souligné les contradictions de leurs croyances. L'homme est un animal grégaire, et [...] ► Lire la suite
Je crois que les êtres très profondément aimés réfléchissent une part de l'amour qu'ils inspirent. Choisis, élus, ils se sentent uniques. Le boomerang de l'amour, en quelque sorte.
On peut presque tout faire sans lumière sauf écrire. Ecrire demande des lueurs. Vivre se suffit d'ombre, lire exige la clarté.
Il existe deux forces motrices de base: la peur et l'amour. Quand on a peur, on se retire de la vie. Lorsque nous sommes amoureux, nous nous ouvrons à tout ce que la vie a à offrir avec passion, enthousiasme et acceptation.
On ne se garde d'une déconvenue pleine et entière qu'en se ménageant la ressource d'une petite contrariété.
la femme galante se fait craindre et la coquette se fait haïr.
Le meilleur de nos convictions ne peut se traduire par des paroles. Le langage n'est pas apte à tout.
Se marier, c'est prendre femme. Mais la femme de qui ?
Les pères emploient les pronoms possessifs à la première personne quand ils ont sujet de se louer de leur rejeton, à la seconde quand celui-ci a commis quelque balourdise.
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Les vrais fous ne se posent jamais le problème. Ils sont persuadés d'être parfaitement sains d'esprit.
Qui se mêle du métier d'autrui, trait sa vache dans un panier.
La haine est certainement le plus durable des plaisirs : on se presse d'aimer, on se déteste à loisir.
Les femmes, c'est comme les photographies : il y a un imbécile qui conserve précieusement le cliché, pendant que les gens d'esprit se partagent les épreuves.
Qui brûle sa maison se chauffe au moins une fois.
Il n'y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L'homme ne peut pas commettre de péché capable d'épuiser l'amour infini de Dieu.
N'est-ce pas le destin des âmes qui s'aiment que de se déchirer ?
Tout se passe comme si l'humanité se savait immortelle.
Vieillir, c'est autre chose aussi. C'est se désintéresser.