L'action politique véritable consiste à se servir de la connaissance du probable pour renforcer les chances du possible.
La démocratie reste impuissante à se défendre, et insensible devant la menace qui la guette.
Se connaître soi-même, c'est apprendre à discerner qu'en soi, il n'est rien de "même".
Aucun fou n'est fou tant que l'on se plie à ses raisons.
L'homme s'invente des légendes pour se faire peur et des religions pour se rassurer.
Qu'est-ce que ça peut fiche qu'il ait une jolie femme ! Entre hommes, on ne se complimente que sur ses maîtresses.
Ce qui importe, ce n'est pas de se donner, ni ce qu'on a à donner, mais ce que les autres ont besoin de recevoir.
Se permettre de tout penser serait manquer de savoir vivre : les meilleures preuves de respect qu'on puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de lui laisser quelque chose à penser.
Au réveil d'un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s'efforce d'en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d'une femme aimée disparaissant derrière une portière qu'on ne pourrait soulever.
Certaines fiançailles se terminent bien, mais dans la plupart des cas, les deux parties se marient.
Et voilà déjà la voiture de la gendarmerie qui arrive. Je vais à leur rencontre. Les voisins qui se trouvent là, autour de leur caravane, me laissent seule. Aucun ne bouge. Et les gendarmes restent dans leur voiture ! L'un [...] ► Lire la suite
Il faut se méfier des individus calmes car il peuvent s'avérer être les plus dangereux.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et retenue. Elle peut se permettre d'aider les autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade et vantardise et témérité et d'autres signes d'insécurité.
Les vampire ne peuvent pas se reproduire, mais ça fait pas de mal d'essayer.
Pour interpréter un rôle, il faut se libérer de son ego, n'avoir aucun contrôle, accepter l'inconnu.
Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites.
Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre.
Un sillon linguistique trop fortement labouré se transforme vite en ornière grammaticale.
On ne se met pas en travers de l'inévitable, c'est courir après la mort.
C'est à ne pas penser que la pensée de l'homme s'use ; et c'est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
Le vrai bonheur est un mythe. Mieux vaut alors se leurrer en se jouant à soi-même et aux autres un bonheur factice.
Ce que vous réclamez comme étant votre peut se retourner contre vous et vous réclamer à son tour.
Le rire est le propre de l'homme, il y en a toujours beaucoup qui ne se lavent pas !
Un film, ça se construit comme un vers latin, à partir du dernier mot de la phrase, avec du rythme.
Il faut aussi se plaindre de son sort pour faire valoir celui des autres.
Un collectionneur passionné peut très bien se nourrir de mouscaille dans un resco... être excessivement radin, sauf en ce qui concerne son dada. Ce qu'il m'argumente !
Soyez d'abord amis lorsque vous sortez. Si cela se transforme en quelque chose de plus, c'est génial, et sinon vous avez un autre ami.
Est-ce que le droit de se pardonner à soi-même n'existe pas ?
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
L'amour, même le plus léger, ne peut que parfumer la place où l'amitié un jour se posera.
A force de se faire dire qu'on est des tout-nus, peut-on finir par avoir vraiment froid ?
La langue de coton se distingue de son homologue de bois, dure et soviétique, par son côté rassurant, chaud, moelleux, qui fait oublier sa totale insignifiance.
Le mépris de soi-même justifié est une maladie dont personne ne se relève.
Rien ne se perd plus facilement que le sens du jeu.
Les peuples du Nord, guerriers, marins, nomades, ont l'atavisme de la confiance ; ils ont vécu en hordes, en équipages, en tribus ; ils se sont serrés les uns contre les autres. Ils ont toujours été des hommes de société. [...] ► Lire la suite
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.
Parce que, au fond, c'est ça l'amour : une déclaration d'éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
Combien de corps célestes se meuvent en secret sans jamais se montrer aux yeux des hommes ! Dieu n'a pas fait toutes les choses pour l'homme.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
A mesure que je m'en éloigne, ma vie passée se dessine comme une île.
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
Nier la foi, c'est se condamner soi-même ainsi que l'esprit qui engendre nos forces créatrices.
Quand deux êtres se sont aimés, ils ne peuvent se dissimuler la moindre absence de tendresse dans un baiser.
Plus aucun idéal ne vaut qu'on se sacrifie pour lui, il n'y a rien au-dessus de la vie.
Sarah se souvient de cette femme, dans l'ancien cabinet où elle exerçait, qui venait d'être promue associée et qui, à l'annonce de sa grossesse, s'était vue destituée, renvoyée au statut de collaboratrice. C'était une violence sourde, invisible, une violence ordinaire que personne ne dénonçait.
C'est le soir seulement qu'il faut se réjouir de ce que la journée a été bonne.
Avoir du pouvoir, c'est garder le sourire quand on se fait casser les côtes par plus puissant que soi.
Dieu a mis un art secret dans les forces de la nature pour lui permettre de se façonner du chaos en un système mondial parfait.
Rire, c'est se réjouir d'un préjudice, mais avec bonne conscience.