Un film, ça se construit comme un vers latin, à partir du dernier mot de la phrase, avec du rythme.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
A marcher sur une corde raide, on finit toujours un jour ou l'autre par se casser la figure.
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
Il ne faut jamais aller plus vite que sa vitesse.
Faute de pouvoir vivre davantage, elle se disposait à aller voir si Dieu gagne à être connu.
Il arrive un moment où nous devons cesser de simplement retirer les gens de la rivière. Nous devons aller en amont et découvrir pourquoi ils tombent.
A pied, vous pouvez aller partout... si vous avez le temps.
J'aimerais aller dans le sommeil comme j'avance dans l'amour : avec l'impossibilité d'en revenir, brûlant jusqu'au dernier tous mes vaisseaux chantants.