Lorsque les armes se taisent, leur bruit est remplacé par les lamentations des morts, relayées par les soupirs des survivants.
Pourtant, pensez à ceux qui sont muets et sourds, Car ils sont morts assassinés au petit jour.
Les hommes gardent les portes de la société, qui engendre des morts et développe la haine. Les femmes gardent les portes de la nature, qui fabrique la vie et exige de l'amour.
C'est une histoire sans fin : des criminels récidivistes. Des détenus sans jugement. Une défense impossible. Des avocats mal payés, incapable de défendre les innocents. des juges morts de peur....Combien de temps crois-tu que durera la démocratie lation-américaine ? Combien de temps mettront les dictatures pour revenir, acclamées par le peuple ?
Au nom de Vérités absolues, que de morts inutiles...
C'est étrange comme les morts nous sautent dessus au coin des rues ou dans les rêves.
On fait beaucoup de bruit pour obtenir le silence.
C'est avec les morts qu'on fait les vivants ! Ce sont des morts qui ont formé notre corps et notre âme ! Nous sommes toujours les descendants de quelqu'un...
Les morts sont toujours grands. Ce n'est pas sans conséquence : on pourrait en déduire que, pour être petit, il faut être vivant.
Le public est si malin qu'il rend moins volontiers justice aux vivants qu'aux morts, et que souvent il n'élève les morts que pour rabaisser les vivants.
Ne porte pas en toi le cimetière. Les morts donnent la pestilence.
Le dimanche, les enfants s'ennuient. Vienne vienne la semaine, Lundi mardi jeudi, Car la rue est toujours pleine De lumière et de bruit !
Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets.
La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des chatoiements.
Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.
Nous sommes tous des morts en permission.
Il y a une chose dont on ne loue jamais les morts et qui est cependant la cause de toutes les louanges qu'on leur a données : c'est qu'ils sont morts.
Les morts avec les morts, les vivants avec les vivants !
Nos morts continuent de vieillir avec nous.
La route du passé se mesure par les morts qu'on a laissés tout au long.
Les seuls espaces libres sont les cimetières dont la superficie dépasse presque, dans Paris même, la superficie des jardins. Honneur à la ville qui prévoit plus d'oxygène pour ses morts que pour ses vivants.
Passons passons puisque tout passe Je me retournerai souvent Les souvenirs sont cors de chasse Dont meurt le bruit parmi le vent.
Les défauts de nos morts se fanent, leurs qualités fleurissent, leurs vertus éclatent dans le jardin de notre souvenir.
Par leurs chants et leurs cris. Ils font bien plus de bruit Que les autos, Les oiseaux.
Toute vie est ponctuée de morts ou de départs et chacune ou chacun cause de grandes souffrances qu'il vaut mieux endurer que de ne pas avoir connu la présence de ces personnes quand elles existaient.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
Les poètes sont des oiseaux : tout bruit les fait chanter.
Les morts de tous les jours sont à leur vie fidèles.
Les statues sont plus belles que l'homme et les poèmes aussi. Il n'y a donc qu'à penser aux morts pour penser plus haut que soi.
Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an, à la Toussaint.
Tous les morts sont pauvres.