C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
Les hommes sont de plus en plus proches les uns des autres, le monde se surpeuple.
Il n'y a qu'aux riches qu'on se donne la peine de plaire.
L'homme connaît tant d'autres choses ; il ne se connaît pas lui-même.
Le communisme, il ne faut pas se le dissimuler, c'est la guerre de ceux qui ne possèdent pas, ou le grand nombre, contre ceux qui possèdent ou le petit nombre.
C'est tout ce que je pense de la religion : quand au départ on n'est pas quelqu'un de bien, ça vous rend deux fois pire. On se repent, on se croit pur et, grâce à la bonne conscience, on retombe encore plus bas.
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
L'innovation peut se produire uniquement là où vous pouvez respirer librement.
Les amis ne se choisissent pas. Ce sont eux qui vous choisissent. Ou on les repousse, ou on les accepte sans réserve.
Rien n'est plus désagréable qu'un homme se cite lui-même à tout propos.
L'histoire démontre que la liberté d'esprit n'a pas pu se développer nulle part sans liberté politique.
Qui viole une meuf, se fait serrer par les keufs.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
Si des variations utiles à un être organisé quelconque se présentent quelquefois, assurément les individus qui en sont l'objet ont la meilleure chance de l'emporter dans la lutte pour l'existence ; puis, en vertu du principe si puissant de l'hérédité, [...] ► Lire la suite
Mon esprit, volage et sans arrêt, m'abandonne et se porte partout ailleurs.
À quoi bon avoir peur ? Cela ne sert à rien. Il vaut mieux essayer de comprendre ce qui se passe et de le corriger.
La renommée signifie que lorsque le modem de votre ordinateur est en panne, le réparateur se rend chez vous un peu plus rapidement.
Il vaut mieux se tromper avec tout le monde que d'être intelligent tout seul.
Le monde se lasse facilement de ceux qui ont commencé à se lasser de lui.
Penser avec le petit nombre et se faire entendre de la masse.
Qui écrit pour se sauver est foutu d'avance.
Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
Le monde ne mérite pas qu'on se sacrifie pour une idée ou une croyance.
Ça n'avait rien eu comme qui dirait d'édifiant, sûrement pas, d'être dans ce trou d'enfer grassou genre zoo bourré d'homos çapince, et ça deux années durant à se faire botter le cul et toltchocker par de grosses brutes de matons [...] ► Lire la suite
Que l'ensemble du système de gouvernement soit renforcé et que l'équilibre des pouvoirs soit établi de telle manière qu'il soit permanent et incapable de se dégrader à cause de sa propre ténuité.
Et des larmes se font entendre dans la harpe que je touche.
Pour les personnes qui connaissent McQueen, il y a toujours un message sous-jacent. Ce ne sont généralement que les intellectuels qui comprennent ce qui se passe dans ce que je fais.
Commencer déjà à se regarder en soi-même.
Aimer, c'est se rebeller un peu ; c'est comploter une tendresse exclusive sous les regards d'autrui.
Les mariages se font au ciel et se consomment sur la terre.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
On devrait se marier entre compagnons d'enfance.
J'ai constaté qu'au long des mois, des années maintenant, ne se tissent que peu d'amitiés nouvelles, ne se retrouve pas l'amitié.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
Personne n'est capable de se diriger seul ; tous ont besoin de prendre conseil des autres.
Que celui qui se moque du boiteux prenne garde de le devenir.
La vertu se montre aussi bien dans les haillons et les patchs que dans la pourpre et le fin lin.
Le secret du bouddhisme est de supprimer toutes les idées, tous les concepts, afin que la vérité ait une chance de pénétrer, de se révéler.
C'est drôle de voir comment, même longtemps après que vous ayez accepté le chagrin de perdre quelqu'un que vous aimez et que vous viviez vraiment dans votre vie, de temps en temps, quelque chose se présente, qui joue "gotcha", et pendant un instant le tissu cicatriciel se sépare et la plaie est à nouveau brute.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
Il ne faut jamais se moquer des misérables : Car qui peut s'assurer d'être toujours heureux ?
C'est déjà une preuve d'attachement que de pouvoir se supporter.
Se révolter, protester, contester - voilà ce dont ne sont capables que ceux qui s'estiment eux-mêmes.
Celui qui se sait coupable croit toujours qu'on parle de lui.
On se demande souvent comment les hommes parviendront jamais à s'entendre, s'ils refusent toujours de s'écouter.
Les dieux se transmettent en héritage leurs attributs et leurs sujets.
Au retour, à l'endroit où la côte dévale,Tes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le vent.Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.
Les charlatans cherchent toujours à se faire remarquer.