C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
Comme bercée en un hamacLa pensée oscille et tournoie,A cette heure ou tout estomacDans un flot d'absinthe se noie.
Ça n'avait rien eu comme qui dirait d'édifiant, sûrement pas, d'être dans ce trou d'enfer grassou genre zoo bourré d'homos çapince, et ça deux années durant à se faire botter le cul et toltchocker par de grosses brutes de matons [...] ► Lire la suite
C'est l'écrivain qui pourrait capter l'imagination des jeunes et planter une graine qui fleurira et se concrétisera.
C'est drôle de voir comment, même longtemps après que vous ayez accepté le chagrin de perdre quelqu'un que vous aimez et que vous viviez vraiment dans votre vie, de temps en temps, quelque chose se présente, qui joue "gotcha", et pendant un instant le tissu cicatriciel se sépare et la plaie est à nouveau brute.
Je suis fermement convaincu que toutes les richesses du monde ne pourraient faire avancer l'humanité, même si elles se trouvaient entre les mains d'un homme qui fût aussi dévoué que possible au progrès.
Les politiciens considèrent que les idées leur appartiennent quand ils n'en sont que les serviteurs. Les idées devraient se constituer en syndicat.
Lorsqu'une révolution est accomplie dans les moeurs, elle ne tarde guère à se traduire dans les lois.
Quand tous les hommes se décideront à se traiter en frères, car nous sommes tous frères, n'en déplaise à ceux qui sont trop blancs, nous n'auront plus rien à craindre les uns des autres.
La vraie question est peut-être de se demander qui est passif du téléspectateur ou de la télévision. En y ajoutant que, peut-être, ceux qui jugent le téléspectateur trop passif ne regardent pas souvent la télévision.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles. Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient... C'était le loup.
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
Une fois authentique se trouve rarement. À la place on trouve le doute et l'indifférence, au point qu'on pourrait désespérer de notre peuple.
L'offense est ce que les gens prennent quand ils ne peuvent pas se disputer.
Vous ne pouvez pas changer ce qui s'est passé. Mais vous pouvez toujours changer ce qui va se passer.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
La vie serait impossible si l'on se souvenait, le tout est de choisir ce qu'on doit oublier.
Parler beaucoup de soi est un moyen de se dissimuler.
Philosophe : c'est un nom que se donnent dans le monde les gens qui évitent de penser.
C'est en se réclamant de l'homme comme tel qu'on parvient le mieux à l'écraser.
On ne peut haïr un adversaire quand il se bat.
Si j'aime ceux qui se posent des questions, je me méfie de ceux qui trouvent.
Trahir quelqu'un commence par se trahir soi-même.
Rien de plus simple que de se leurrer soit même, car ce que l'homme souhaite vraiment il le croit vrai.
Un mec qui se dit révolutionnaire et qui est encore vivant passé 50 ans, soit il a gagné et il est au pouvoir, soit il bosse pour les flics.
Les forces étaient limitées. Le butRestait dans le lointain.Nettement visible, bien que pour moiPresque hors d'atteinte.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
On n'est jamais assez loin pour ne pas se trouver.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
Je voudrais être comme mon père et tous mes ancêtres qui ne se sont jamais mariés.
On se console de ne pas mettre sa conduite au niveau de ses principes, en considérant combien ils sont élevés.
Les blessures que l'homme se fait à lui-même guérissent difficilement.
La plupart des liaisons sont faites de "laissés-pour-compte" qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets.
Les questions, ce n'est pas nous qui les posons. Elles se posent et s'imposent toutes seules et à tour de bras.
Vivre, c'est se cogner au présent.
Une meuf, ça se remplace. Ce n'est pas trop compliqué d'avoir envie de coucher avec une fille. Elles ont toutes plus ou moins quelque chose qui justifie qu'on s'intéresse à leur cas.
Quand un marché s'ouvre, le premier qui arrive mange l'huître, le second se contente de la coquille.
Se méfier des gens qui promettent des millions et dont on est forcé de régler les consommations.
Mais certes tous les hommes, tant qu'ils ont quelque chose d'homme, devant qu'ils se laissent assujétir, il faut l'un des deux, qu'ils soient contraints ou déçus(...).
On se croit tous un peu plus immortels que les autres.
C'est un grand malheur de se faire aimer, avant qu'on ait assez de raison pour se faire craindre.
Tout ce qu'on ne comprend pas se résout avec l'amour.
Il paraît que la gaieté dépend au moins autant de ce qui se passe au dedans de nous, que de ce qui se passe au-dehors et à l'entour de nous.
L'héritage d'un homme est déterminé par la façon dont l'histoire se termine.
L'histoire est le changement qui se passe sur une personne à la fois.
Pourquoi un homme se soucie-t-il tellement de savoir s'il est le père de son fils sans jamais demander s'il est le fils de son père.
Vous n'avez peur que si vous n'êtes pas en harmonie avec vous-même. Les gens ont peur parce qu'ils ne se sont jamais reconnus.
Les gens sensés ne se laissent pas prendre aux artifices des méchants.
Ma liberté se découvre comme arbitraire. Elle en appelle à une investiture.