Parfois les choses se passent très bien, et parfois non, et ce n'est finalement pas la chose la plus importante.
Ces derniers jours, l'ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j'ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
Ce qui se passe dans l'âme tortueuse des femmes dépasse l'imagination.
La vie se venge bien de ceux qui veulent la vaincre.
C'est curieux les dames ! Il faut toujours se demander si on les a rendues heureuses...
Le prudent se fait du bien, le vertueux en fait aux autres.
Les biologistes s'intéressent davantage à l'espèce qu'à l'individu, qui se range évidemment dans la catégorie de l'espèce, mais reste singulier. L'individu n'existe qu'une fois, il est "un fusil à un coup".
J'aime franchir les lignes, brouiller les rangs, faire se télescoper les extrêmes.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Quand un marché s'ouvre, le premier qui arrive mange l'huître, le second se contente de la coquille.
Une fois authentique se trouve rarement. À la place on trouve le doute et l'indifférence, au point qu'on pourrait désespérer de notre peuple.
Rien de mortel ne dure, et il n'y a rien de doux qui ne se termine actuellement par l'amertume.
Le masque était une chose en soi, derrière laquelle Jack se cachait, libéré de la honte et de la conscience de soi.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
Ma pire crainte est que ma musique ne se connecte pas avec le public.
- Non, non, non, donnez-moi ça. Regardez-moi, un archet doit se tenir ainsi, pas autrement ; c'est pas votre petit Jésus que vous tenez... excusez-moi mademoiselle. c'est un archet, un archet, tenez-le avec un peu de respect comme... heu... - Votre petit Jésus !
C'est dans ce que les hommes ont de plus commun qu'ils se différencient le plus.
Un problème livré à lui-même se dessèche ou pourrit. Mais fertilisez un problème à l'aide d'une solution et vous allez en faire éclore des dizaines.
Qui se soumet domine.
À ne vouloir point omettre le bien dans le compte des maux que nous avons à souffrir, nous trouverions que nous ne sommes point si malheureux qu'on se dit.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
Se pourrait-il que le désespoir ne soit rien d'autre que ce désert, ce vide, cette érosion de tout ce qui m'entoure, cette distance entre les choses et moi, cette indifférence, cette absence totale de raison d'aller ici ou ailleurs, de faire ceci ou autre chose ?
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
Chacun se croit irremplaçable et voit les autres comme une foule indistincte.
Se déplacer avec un paquet sur le dos.
Aujourd'hui, de plus en plus de contributeurs créent une valeur qui ne s'évalue pas sur le marché mais permet aux autres activités économiques de se développer.
Elle m'dit qu'les âmes se rencontrent pour le meilleur, et que les larmes ne rattrapent pas les erreurs.
Les gens me demandent pourquoi je porte des voiles. Je réponds que je suis en deuil. Pourquoi ? Et bien je suppose que quelque chose de merdique doit se passer quelque part.
La musique devient un luxe. Les disques se vendent dans des magasins de fringues, parce que ça fait chic.
Le bonheur ne se multiplie qu'en se divisant.
Le suicide réussi est le seul péché mortel dont on ne puisse pas se confesser.
Dieu est le poète et les hommes ne sont que les acteurs ; ces grandes pièces qui se jouent sur la terre ont été composées dans le ciel.
Ça se rattrape, du temps. L'argent, c'est un raccourci.
Quand un nanti rencontre un déshérité, que voulez-vous qu'ils se disent ?
Les sciences se caractérisent par le fait qu'il y a progrès.
A l'origine de l'humanité, il y avait deux catégories de gens : ceux qui se vouaient à l'agriculture et à l'élevage, et puis ceux qui étaient bien obligés de protéger les premiers, parce que les animaux sauvages et féroces risquaient de manger les femmes et les enfants, détruire les récoltes, dévorer les troupeaux, etc.
Il y a des visions qui se sont gravées dans ma mémoire et beaucoup a été oublié, mais la méfiance est restée inscrite dans mon corps, et aujourd'hui encore je m'arrête tous les quelques pas pour écouter.
Mais certes tous les hommes, tant qu'ils ont quelque chose d'homme, devant qu'ils se laissent assujétir, il faut l'un des deux, qu'ils soient contraints ou déçus(...).
L'homme de la terre sait qu'il n'est que le maillon d'un ensemble régi par des lois simples, et que, pour le reste, c'est se martyriser que de vouloir en savoir plus. Les gens des villes sont le centre d'un monde qu'ils ont fait eux-même. Ils en crèvent, rongés de l'intérieur par le doute.
Présage. Signe que quelque chose arrivera si rien ne se passe.
Le monde se lasse facilement de ceux qui ont commencé à se lasser de lui.
J'ai toujours respecté les hommes qui se battaient pour d'autres idées que les miennes.
Les contraintes se guérissent par les contraires.
Dans tout ce qu'on écrit, on se caractérise.
Toute notre culture se fonde sur un appétit d'achat, sur l'idée d'un échange mutuellement profitable. L'homme moderne trouve son bonheur à regarder avec frénésie les vitrines des magasins et à acheter tout ce que ses moyens lui permettent d'acquérir, en argent comptant ou à tempérament.
Vers un nouvel humanisme...La compréhension des hommes...Nos frères de couleur...Je crois en toi, Homme...Le préjugé de race...Comprendre et aimer...De partout m'assaillent et tentent de s'imposer à moi des dizaines et des centaines de pages. Pourtant, une seule ligne suffirait. Une seule réponse à fournir et le problème noir se dépouille de son sérieux.
Dans ce monde qui se voudrait cynique à force de réalisme, un des moteurs principaux de la politique est l'irrationnel désir de ne pas perdre la face.
Rien n'est plus difficile que de trouver sa vocation dans le labyrinthe des idées toutes faites, des filières qui se défilent, des voies royales sans débouchés.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !