La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Ne bénis ta journée que lorsque le soleil se couche.
Parfois, toute votre vie se résume à un seul geste insensé.
Si mon concurrent se noyait, je mettrais un tuyau dans sa bouche et ouvrirais l'eau.
Il est l'or, l'or de se réveill-or mons-ei-gn-or, il est huit or
Le malheur commence quand les mots ne se suffisent pas à eux-mêmes.
Les humoristes sont comme des enfants qui, en traversant les chambres obscures, chantent pour se donner du courage.
Le bon peuple se satisfait du bonheur par procuration.
Les corps se défont vite si l'esprit se rebelle.
Aussitôt qu'un homme a le nécessaire, il ne lui faut que de l'élévation dans l'âme pour se passer du superflu.
Il existe une certaine réserve qui n'est pas de la modestie mais de la paresse à se faire valoir.
De toutes les manières d'être en retard, la pire est celle qui consiste à se croire en avance.
La plupart des hommes qui prospèrent en ce monde oublient ce faisant de vivre et de prendre du plaisir, se réservant pour le jour où ils seront suffisament riches, alors qu'ils ne seront plus en mesure d'en profiter.
Il y a souvent de l'orgueil à choisir la voie la plus difficile, quand la plus facile se trouve être celle de l'obéissance.
Qu'il est bon de se dévêtir de soi jusqu'à ne plus se reconnaître pour aller vers celui qui vous aime !
L'acteur de cinéma, comme l'écrivain, continue d'exercer son métier après sa mort. Pour lui arriver à la cheville, le comédien de théâtre se doit au moins de mourir en le faisant.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
Plus on vieillit et plus on se persuade que Sa sacrée Majesté le Hasard fait les trois quarts de la besogne de ce misérable univers.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
Bernanos nomma le mal à venir, quitte à encourir les huées des optimistes qui espéraient trouver encore je ne sais quelle échappatoire et remuer le vent plutôt que de constater les faits, ces optimistes dont Bernanos disait qu'ils s'appliquaient à [...] ► Lire la suite
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Il n'y a que les ouvriers qui sachent le prix du temps ; ils se le font toujours payer.
Se marier à l'église et à la mairie, c'est ficeler un paquet avec un double noeud. On a tellement peur que ça ne tienne pas !
Le malheur ne peut se consoler qu'avec le malheur des autres.
Il n'est pas de moyen honteux qui ne soit honnêtement employé aujourd'hui pour se procurer de l'argent, parce que quelque honteux que soit ce moyen, il l'est beaucoup moins encore que de ne pas avoir d'argent.
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Ce qu'on mange avec goût se digère aisément.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu'on sait par coeur.
Dans la société ultra-libérale, les gens ne se demandent plus comment ils vont mais : "-Combien tu vas ?"
Ca alors, dès qu'il se passe quelque chose de pas très ordinaire ou de profondément extraordinaire, on pense : "comme au cinéma".
Dans le pessimisme se concertent une bonté inefficace et une méchanceté inassouvie.
Dans les maisons modernes, il y a deux sortes de voisins : ceux du dessus qui font toujours du bruit, et ceux du dessous qui se plaignent toujours pour rien.
Si vous avez un rêve, donnez-lui une chance de se réaliser.
Un homme qui se respecte n'a pas de patrie. Une patrie, c'est de la glu.
On peut se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas nécessaire d'y rester.
L'homme le plus patient ne demeure fidèle à une inconnue que si elle se fait connaître.
En politique, il faut déjà beaucoup de culture pour se contenter d'explications simples.
On veut se faire consoler, on ne veut pas se comprendre. On demande de la compassion, on ne demande pas de la tendresse.
Pour être heureux en ménage, il faut être ou homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l'effet d'un hasard, tous les deux excessivement bêtes.
Les écrivains, c'est moins étonnant qu'il n'y paraît, se divisent comme le reste de l'humanité entre ceux qui écoutent et ceux qui n'écoutent pas.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L'amour c'est comprendre quelqu'un, tenir à quelqu'un, partager le bonheur et malheur avec lui.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
Je ne suis pas perfectionniste, mais j'aime la discipline. Je suis obéissante, mais je ne suis pas perfectionniste. Je pense qu'il est important de travailler dur et d'être aussi aimable que possible avec tous ceux avec qui vous travaillez. L'objectif, chaque jour, se concentre sur cela.
Celui qui aime, vole, court et se réjouit; il est libre et rien ne le retient.