L'humanité ne trouvera son salut que lorsqu'elle se sera remise à construire des temples.
Aujourd'hui - et cela se passe très rapidement - l'argent, la richesse, la position, la naissance n'ont aucune importance. Ce qui est important, c'est l'individu que vous êtes.
La pauvreté ne se résout pas avec des dons.
Selon moi, il y a trois personnes responsables de l'immense gâchis du quinquennat qui se termine : (le chef de l'État) François Hollande, qui a décidé de la politique à conduire, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller et l'inspirateur d'une pensée qui a très largement fracturé la gauche, et (l'ex-Premier ministre) Manuel Valls.
Quand les gens voient votre personnalité se révéler, ils se sentent tellement bien, comme s'ils savaient qui vous êtes.
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.
Il n'y a qu'une chose qui se démode : la mode, et c'est la mode qui emporte le succès.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
Un problème livré à lui-même se dessèche ou pourrit. Mais fertilisez un problème à l'aide d'une solution et vous allez en faire éclore des dizaines.
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
Ceux qui nient l'immortalité de l'âme se rendent justice.
Certains grands auteurs ont de la chance : ils se sont toujours sentis forcés d'écrire.
Les jours s'enfilent et se suivent sans se ressembler. Les plaies se referment ; l'oubli atténue la souffrance.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Les biologistes s'intéressent davantage à l'espèce qu'à l'individu, qui se range évidemment dans la catégorie de l'espèce, mais reste singulier. L'individu n'existe qu'une fois, il est "un fusil à un coup".
Qu'est-ce qu'on sent, quand on ne se sent pas bien ?
Quiconque sait se contenter du simple nécessaire jouit toute sa vie du bonheur.
En se prêtant avec complaisance aux demandes raisonnables des parents, l'instituteur se gardera bien de sacrifier à leurs capricieuses exigences ses principes d'éducation et la discipline de son école.
Naturellement, et par une de ces lois providentielles où le droit et le fait se confondent, le droit de suffrage n'appartient pas aux femmes. La Providence a voué les femmes à l'existence domestique.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Michaël, tu te souviens de ce mythe grecque que tu m'as lu sur un Dieu qui avait emprisonné tous ses enfants dans les enfers et que pour se venger, le jeune fils l'avait castré avec un fossile ?
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appuie sur le démarreur de la voiture.
La courtoisie est le meilleur procédé permettant de faire dire à un invité ce qu'il ne dirait pas s'il se sentait quelque peu rudoyé.
Au fond, chaque metteur en scène ne fait que se raconter.
Les roses ne sont pas à plaindre... Au moins, elles ne savent pas, elles, qu'elles se faneront.
Qu'est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas de ce qu'on leur laisse.
N'importe quel peuple, à un certain moment de sa carrière, se croit élu. C'est alors qu'il donne le meilleur et le pire de lui-même.
La vie n'est jamais la même : elle coule, circule et se transforme, déplaçant les êtres et les choses.
Qui est à couvert quand il pleut, il est sot s'il se meut.
On peut dire que chaque trouble psychiatrique appartient à son époque, mais aussi que les particularités les plus singulières de la folie individuelle se retrouvent d'une époque à l'autre.
Il sait que personne ne peut réussir en littérature. Écrire, c'est se confronter quotidiennement à l'échec.
Singe. Animal arboricole qui se sent également très à l'aise dans les arbres généalogiques.
C'est au cours d'un dîner copieux que la spiritualité de l'homme se manifeste avec le plus d'évidence.
Quand on a de l'argent il faut se garder de le dire à sa maîtresse : elle se mettrait à vous adorer.
Certaines fortunes se font plus sur la ruée que sur l'or. Mais ça ne prouve pas qu'il n'y ait pas d'or.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Toute notre culture se fonde sur un appétit d'achat, sur l'idée d'un échange mutuellement profitable. L'homme moderne trouve son bonheur à regarder avec frénésie les vitrines des magasins et à acheter tout ce que ses moyens lui permettent d'acquérir, en argent comptant ou à tempérament.
Que chaque homme construise sa propre cathédrale. Pourquoi se contenter des oeuvres des autres et de celles du passé ?
Je viens d'un endroit où les gens se défoncent, les notes baissent et si quelqu'un a un secret, tout le monde le sait.
Dieu crée les hommes, mais ils se choisissent.
Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train de l'histoire.
Après avoir erré longtemps dans la brousse, il atteint un village où se dresse une potence : "Dieu soit loué, me voilà en pays civilisé".
J'ai horreur du dimanche : tous ces gens qui encombrent les rues, sous prétexte de se reposer.
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?
L'ami est d'abord celui dont on se raconte qu'il est votre ami.
Le pouvoir magique à mes mains,Se dérobe encore. Aux jasmins,Les chardons ont mêlé leurs haines.
La bassesse du monde est telle qu'il faut sans cesse agiter les jambes en courant, de peur de se les faire voler.
L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, et se distingue de l'ancien simplement par le fait qu'il est impersonnel - qu'il n'y a pas de relation humaine entre maître et esclave.
Remettre à plus tard est préférable à se tromper.