Ces derniers jours, l'ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j'ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon coeur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
Dans la tristesse, on se met à poil.
Un bon cuisinier ne se coupe, ni ne se brûle.
Il y a des gens tellement malchanceux qu'ils se jettent dans des accidents qui allaient arriver à quelqu'un d'autre.
Le nombre d'homosexuels croît tellement que les femmes vont se jeter au cou du premier homme venu... J'aimerais, quand même, qu'elles se dépêchent !
Pourquoi un homme se soucie-t-il tellement de savoir s'il est le père de son fils sans jamais demander s'il est le fils de son père.
Présage. Signe que quelque chose arrivera si rien ne se passe.
Il ne faut pas trop se fier à l'avenir, ni dans l'histoire, ni dans la nature ; chaque foetus n'atteint pas l'âge adulte.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
Dégonflé, avec ses lunettes, tout ce qu'il croyait prêt à être dit s'évaporait, à présent qu'il voulait le formuler. Ce qui avait empli ses journées de réalité se réduisait à rien devant l'ultimatum du dire.
C'est l'écrivain qui pourrait capter l'imagination des jeunes et planter une graine qui fleurira et se concrétisera.
Lorsque vous vivez pour les opinions des autres, vous êtes mort. Je ne veux pas vivre en pensant à la façon dont on se souviendra de moi.
On ne souhaite pas des choses faciles, on souhaite de grande choses, des choses ambitieuses, hors de portée. On fait des voeux parce qu'on a besoin d'aide et qu'on a peur. Et on sait qu'on en demande peut-être un peu trop. On continue à faire des voeux pourtant, parce que, parfois, ils se réalisent.
Aujourd'hui, on se mêle de vouloir apporter la démocratie dans des pays qui n'en veulent pas.
La vie se venge bien de ceux qui veulent la vaincre.
L'Etat se nomme toujours patrie, quand il prépare un assassinat.
Quiconque sait se contenter du simple nécessaire jouit toute sa vie du bonheur.
Les gens ne cherchent pas à comprendre, à résoudre les énigmes proposées par le sphinx, ils se complaisent dans le mystère, dans ce flou, le résultat est qu'ils sont mangés par le sphinx.
Pendant des années on se résigne à l'idée que les gens ne se souviennent pas, ne se soucient pas réellement de vous ; et puis un jour on comprend que c'est Dieu qui ne se soucie pas de vous ; [...] ► Lire la suite
Une fois authentique se trouve rarement. À la place on trouve le doute et l'indifférence, au point qu'on pourrait désespérer de notre peuple.
Les planeurs, les voiliers, ce sont de merveilleuses machines volantes. C'est ce qui se rapproche le plus d'un oiseau.
Ils fuient, tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D'ailleurs, nous n'avons pas de place. Rien n'est prêt. Qu'ils aillent se faire pendre ailleurs où ils voudront. En aucun cas et à aucun prix je ne veux de pieds-noirs à Marseille.
L'avantage, quand deux anciens amants tournent ensemble, c'est que l'on se connaît bien. Cela évite de perdre des heures pendant les préliminaires... scénaristiques.
Le bonheur ne se multiplie qu'en se divisant.
A traiter en égal un inférieur, on est le dupe, s'il nous en retire le profit en se sentant notre égal.
Ce sont les grands défauts qui se dissimulent le mieux. Profonds défauts, profondes cachettes.
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Personne ne peut se vanter de n'avoir jamais été méprisé.
En amour rien ne se finit que de très près.
L'histoire : une collection de faits qui n'étaient pas obligés de se produire.
La peur, ça se développe comme n'importe quelle autre sensation.
Se lamenter, c'est empirer un malheur.
Le Français se distingue des autres peuples en ce qu'il s'élève constamment au-dessus de lui-même, ce qui est un exploit stupéfiant si l'on considère qu'il est déjà très haut.
Avec mes enfants, on ne craint jamais de se répéter, ils oublient tout. Avec eux, jamais de lassitude, ni d'habitude, ni d'ennui. Rien ne se démode, tout est nouveau.
Cette ruse des tyrans d'abêtir leurs sujets n'a jamais été plus évidente que dans la conduite de Cyrus envers les Lydiens, après qu'il se fut emparé de leur capitale et qu'il eut pris pour captif Crésus, ce roi si riche.
Il y a toujours un moment dans la vie ou les hommes se classent en deux catégories : ceux qui disent oui, et ceux qui disent non.
Un homme est la somme de ses malheurs. Un jour tu penserais que le malheur se fatiguerait mais alors le temps est ton malheur.
Aujourd'hui, de plus en plus de contributeurs créent une valeur qui ne s'évalue pas sur le marché mais permet aux autres activités économiques de se développer.
Je suis ambitieuse mais je ne suis pas particulièrement compétitive. Je vais essayer d'obtenir des rôles, car je pense que c'est sain d'y aller, mais... Je pense qu'il y a déjà trop de concurrence entre les femmes. C'est important d'avoir une solidarité féminine et de se soutenir mutuellement.
Je ne sais pas comment ça se passe, mais les Allemands sont émerveillés devant moi et je suis émerveillé devant eux pour trouver de quoi émerveiller.
Le président iranien devrait se rappeler que l'Iran peut aussi être rayé de la carte.
Les gens me demandent pourquoi je porte des voiles. Je réponds que je suis en deuil. Pourquoi ? Et bien je suppose que quelque chose de merdique doit se passer quelque part.
Michel-Ange ne s'est pas mis à peindre parce qu'il avait toutes ces figures dans la tête. Seulement il se mit à peindre, et les figures se montrèrent.
Les bibliothèques sont particulièrement utiles pour les livres médiocres qui, sans elles, se perdraient.
Tous les hommes se croient assez habiles pour donner des conseils, et assez sages pour n'en avoir pas besoin.
Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
Le travail de l'esprit, pendant l'enfance, creuse dans l'âme des plaies si profondes que, parfois, elles ne peuvent plus se fermer.
J'ai toujours eu envie, fit-il d'un ton rêveur, de savoir ce qui se passerait exactement si une force irrésistible rencontrait un objet inébranlable.
Quand un marché s'ouvre, le premier qui arrive mange l'huître, le second se contente de la coquille.
Dieu créa le chameau pour se repentir d'avoir créé le désert.