Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
La moralité est l'attitude que nous adoptons vis-à-vis de personnes que nous ne pouvons pas sentir.
Je ne sais pas ce que peut être la conscience d'une canaille, mais je sais ce qu'est la conscience d'un honnête homme : c'est effrayant.
Sans souffrance, il n'y a pas de bonheur. Donc, nous ne devrions pas discriminer contre la boue. Nous devons apprendre à embrasser et à supporter notre propre souffrance et celle du monde, avec beaucoup de tendresse.
La Cour a ses raisons que la démocratie est juste assez imbécile pour ignorer.
Les rêves sont des mouvements secrets qu'on ne met pas assez à leur vraie place.
Il faut avoir une bonne conscience pour se bien fâcher.
On a quelquefois assez souffert pour avoir le droit de ne jamais dire : je suis trop heureux.
On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction.
L'amour ressemble assez à la lâcheté de deux ennemis que de vulgaires intérêts obligent à pactiser.
Vivre, c'est transformer en conscience une expérience aussi large que possible.
Trop souvent, ce qu'on désire le plus au monde, est justement ce que l'on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le coeur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie en enfer. C'est dur de [...] â–º Lire la suite
Les gens n'expriment pas toujours leurs pensées intérieures les uns aux autres; une conversation peut être assez triviale, mais souvent les yeux révèlent ce qu'une personne pense ou ressent réellement.
Un grand homme est dur avec lui-même ; un petit homme est dur avec les autres.
Ne regarde pas dans mon assiette, j'ai assez de ma femme pour ça.
Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l'exception confirme la règle.
C'est un tourment de conscience que la rencontre d'opinion ou de préférence avec un sot. Alors on est bloqué, puisqu'on ne peut plus se contredire, et il n'y a plus qu'à se taire en rageant.
C'est ne pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu'on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
Il est assez compréhensible de changer d'opinion lorsque les circonstances changent.
Nous devons prendre conscience que le travail ne constitue plus, désormais, l'essentiel d'une vie.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
On ne pourrait apprendre le courage et la patience s'il n'existait que de la joie dans le monde.
Qu'est-ce donc qu'un ami, hélas ? Un homme qui vous connaît assez bien pour vous mépriser et vous haïr.
L'incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
L'argent est si dur à gagner. Tandis que les années de vieillesse, on en a toujours bien assez.
La conscience d'avoir bien agi est une récompense en soi.
Le problème avec les gens intelligents, c'est qu'ils ne sont jamais assez intelligents pour ne pas dire qu'ils sont les plus intelligents.
Si le visage que j'ai montré de la France paraît à certains tenir plutôt d'une légende cruelle que de la vérité, mon espoir est que la légende les remue assez profondément, pour qu'ils apprennent à refuser en eux-mêmes tout ce qui pourrait la confirmer.
La conscience ? Elle n'empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d'en jouir en paix !
La patience commence avec des larmes, et, à la fin, sourit.