Dans toute relation où deux personnes se fondent en une seule, le résultat final est deux demi-personnes.
Chaque vie se fait son destin.
Les seuls qui se rapprochent de vous dans le malheur sont les créanciers.
L'amour se divorce à l'amiable.
Rêver, c'est se désintéresser.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
C'est en public que les femmes se déshabillent le plus volontiers.
C'est curieux... A partir d'un certain degré de décrépitude, on commence tous à se ressembler.
Rien n'est plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas.
Au fond, tous les êtres se ressemblent tellement. Ils veulent tous la même chose.
Les hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l'heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l'avenir, à se garer de catastrophe imaginaires.
Précisément ce que la parole a de propre, à savoir qu'elle ne se soucie que d'elle-même, personne ne le sait.
Se suicider, c'est essayer de mourir de son vivant.
C'est le mariage qui fait le pouvoir : le chevalier ne convoite une femme que pour les richesses qu'elle peut lui apporter et celui qui réussit un bon mariage se hausse au rang des puissants.
Il est plus facile de se vieillir que de se rajeunir.
Je mourais d'envie d'aller poser ma bouche sur les épaules brunes d'Amélie, de baiser son cou, d'enfouir mon visage dans ses cheveux, de poser ma main sur sa cuisse chaude, tout garder d'elle et surtout ne pas laisser échapper la petite âme qui se cachait dans cette parfaite lumière qu'était Amélie. Amélie âme et lit.
L'aphorisme, même quand il se présente sous la forme d'un jugement définitif et péremptoire, ne fait pas autre chose qu'inaugurer la réflexion : jamais la conclure.
Par définition, une émotion ne se maîtrise pas. C'est pour ça qu'elles nous transportent.
Une des phases nécessaires de toute conquête, grande ou petite, c'est que les conquérants se querellent entre eux pour la possession et le partage des biens des vaincus.
L'amour dont la vertu n'est point le fondement se détruit de soi-même, et passe en un moment.
Les hommes coléreux se font à eux-mêmes un lit d'orties.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
Trois choses sont indispensables pour bien prêcher, quand on est curé : avoir quelque chose à dire, le dire, se taire.
L'esprit est cette étrange faculté qui permet à l'homme de se séparer du monde, pour le comprendre, et de lui-même, pour se juger.
Dent : ne sent absolument pas des pieds quand elle se déchausse.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
Celui qui exhibe trop souvent sa femme et son portefeuille risque de se faire emprunter les deux.
Que celui qui doit venir, se casse la jambe en chemin !
Il faut mourir pour savoir exactement ce qui se passe après la mort, même si les catholiques ont de l'espoir.
Dans l'action politique, dans la vie économique comme en toute entreprise humaine : se donner pour finalité de servir le bien commun des hommes.
C'est pour s'entendre dire qu'on est parfait et se voir adorer qu'on veut être aimé.
Je suis persuadé que les anges ne méprisent pas tant les hommes que les hommes se méprisent les uns les autres.
L'homme d'Etat se distingue à sa capacité de prendre en compte les terres inconnues, une fois le reste exploré.
Les héros doivent toujours quitter la ville. Parce que nul n'est prophète en son pays, parce qu'il faut toujours sortir pour prêcher, et donc prêcher toujours ailleurs, et donc toujours quitter. Pour se refaire une virginité.
On se pose toujours en s'opposant.
Ce qui fait le succès de quantité d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Les pires mensonges sont ceux qu'on se murmure à soi-même.
Il se passe énormément de choses qui nécessitent une compréhension et une explication, mais - pour ne pas dire plus - le monde est un gâchis.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
Nul question de patriarcat, le monde se construit homme-femme et femme-homme tout est paritaire depuis l'aube des temps.
Le vice a mille formes, un seul résultat : l'homme se déplaît à lui-même.
Se moquer du monde est tout l'art d'en jouir ?
L'homme doué sait se servir de son obscurité.
L'homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt.
Il y a des gens qui aiment mieux rester dans leurs défauts que de se donner la peine de les corriger.
La responsabilité des fautes se met très volontiers au compte des morts.
Vous ne pouvez pas dire une chose et se comporter d'une autre manière. Les enfants apprennent davantage de vous regarder dans la vie que ce que vous leur dites.
Se suffire, c'est être puissant.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment.