La plupart des gens peuvent en apprendre beaucoup plus qu'ils ne le pensent. Ils se vendent à découvert sans essayer.
Vous savez ce que j'aime ? Vieillir. Avec l'âge, on se bonifie.
Quelques fois, faut être un peu salope pour se sortir de la merde...
Ça a l'air si facile, de se lier à un autre être humain, on dirait que personne leur a dit que c'est la chose la plus difficile au monde.
Je ne puis dire que je déplore d'être effectivement si peu de chose. L'importance parfois se paie trop chèrement.
La culture, c'est un peu comme le bonheur, ça se partage.
Une passion chasse l'autre, et celle du jeu est la première de toutes : l'amour et l'ambition s'émoussent en vieillissant, le jeu reverdit quand tout le reste se passe.
Les histoires n'arrivent qu'à ceux qui sont capables de les raconter. De même, les expériences ne se présentent qu'à ceux qui peuvent les vivre.
La facilité que nous possédons de nous abuser sur notre propre compte ne peut se corriger que par le dépit, la peine que nous éprouvons à chacune de nos déceptions.
La femme est un mot qui se forme à distance.
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
Enfants dont la mémoire se souvient qu'elle descend des étoiles.
Par définition les sondages ne se trompent jamais, car ils n'ont pas vocation à prédire.
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Mourir ne me dérange pas. Je suis juste ennuyé par la perspective de ne plus pouvoir savoir ce qui va se passer.
On ne peut pas se dérober, quand il s'agit de servir son pays.
Plus on vieillit, plus on se rend compte que ce n'est pas ce qui se passe, mais comment on s'y prend.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
La peine, ça se vit seul.
Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.
Le silence du coeur t'est nécessaire afin d'entendre Dieu partout - dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
Il n'y a rien de meilleur que de s'être résigné à ce que tout aille mal, pour se sentir heureux.
Nuire à son bienfaiteur, c'est se nuire à soi-même.
Parfois le mensonge exprime mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
C'est surtout ce qu'on ne comprend pas qu'on explique. L'esprit humain se venge de ses ignorances par ses erreurs.
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
L'homme habile cache sa science, le coeur de l'insensé se hâte de produire sa folie.
On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
On n'est jamais trompé, on se trompe soi-même.
- Tu meurs, et après tout le monde t'oublie.- Là encore faut pas se plaindre, on peut t'oublier tout vivant.
Tout sentiment du temps se perd dans la monotonie de l'attente, de l'espoir, du désir.
Je me compte dans rien d'autre aussi heureux que dans une âme qui se souvient de mes bons amis.
Le mariage est une bourse où les actions se convertiraient, tôt ou tard, en obligations.
Qu'est-ce qui pousse certains auteurs à se cacher derrière un pseudonyme ; est-ce qu'un écrivain, finalement, possède une existence réelle ?
Aujourd'hui encore l'Amérique se pense elle-même comme un lieu où les Européens peuvent se réfugier et trouver la liberté.
On fâche toujours les gens en leur disant qu'ils ressemblent à quelqu'un : ils se trouvent toujours mieux.
S'aimer profondément, indissolublement - évidemment, oui, c'est beaucoup, mais c'est quand même se contenter de peu.
Peste soit de ces gens qui ne savent pas se priver de l'essentiel pour se payer le superflu.
Sortir avec quelqu'un n'est qu'une épouvantable partie de bluff et de double bluff où l'homme et la femme se canardent derrière deux rangées de sacs de sable opposées.
Les censures faiblissent, les interdits craquent. On ne sait plus à quelle répression se vouer pour être heureux.
Ecrire ensemble s'avère presque aussi compliqué que de coucher avec quelqu'un et que ça se passe bien pour les deux.
Tous les gueux se réconcilient à la gamelle.
On dit à sa maîtresse qu'elle est unique... ça ne lui suffit pas! Il faut qu'elle se croit seule !
Aucune vertu ne peut se loger dans la haîne.
Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d'un savant qui se tait.
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.
L'homme ne peut se dire libre si sa liberté s'appuie sur l'oppression d'autrui.