L'aumône se réalise avec le coeur alors qu'offrir s'accomplit par devoir pour se débarrasser d'un mendiant accrocheur.
Dans toute association de deux hommes, il y en a toujours un qui se fait porter par l'autre.
Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ?
La science, dit un écrivain déjà cité, peut bien éclairer le monde, mais elle laisse la nuit dans les coeurs ; c'est au coeur lui-même à se faire sa propre lumière.
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.
La peur n'est pas le pire. L'atroce, c'est la honte de se regarder succomber à la peur.
La femme se rattrape singulièrement, dans la littérature, de la situation, dit-elle, inférieure, qu'elle tient de la société.
L'innovation se produit lorsque les gens ont la liberté de poser des questions et les ressources et le pouvoir de trouver les réponses.
Qui a l'habitude de marcher, se fatigue s'il s'assied.
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens.
Y a des couples qui se défont Sur les lames de ton plafond, C'est toujours le même film qui passe, T'es toute seule au fond de l'espace, T'as personne devant. .. Personne.
Le temps de lire est toujours du temps volé. C'est sans doute la raison pour laquelle le métro se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.
Les femmes se divisent en deux catégories : les célibataires, qui ne rêvent que mariage ; les mariées, qui ne rêvent que divorce.
On respecte un homme qui se respecte lui-même.
Pendant la première partie de sa vie, on ne se rend compte du bonheur qu'après l'avoir perdu.
Une des propriétés des sondages consiste à poser aux gens des problèmes qu'ils ne se posent pas, à faire glisser des réponses à des problèmes qu'ils n'ont pas posés, donc à imposer des réponses.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.
Plus vous laissez de temps à un travail pour se réaliser, et plus il a tendance à prendre ce temps qui s'allonge pour se réaliser.
Qui n'est jamais tombé n'a pas une juste idée de l'effort à faire pour se tenir debout.
Les premières places ne se donnent pas, elles se prennent.
La religion est sous certains aspects comparable à la mode; elle gagne à se nourrir de la diversité des tendances.
Le dilemme c'est que l'homme n'aime pas tellement partager Et si nous étions tous riches, et bien on se jalouserait.
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
Les amis véritables se reconnaissent à l'épreuve du malheur.
Il y a des personnes qui se sentent indignes d'être aimées. Elles ne prennent pas leur place et se font toutes petites, en essayant de n'ouvrir aucune brèche au passé.
On cesse d'être jeune au moment où l'on ne choisit plus ses ennemis, où l'on se contente de ceux qu'on a sous la main.
La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
Comme le dit un jour un homme d'esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger.
Il faut savoir annuler les projets même les plus intéressants, pour capter, tout de suite, vite, sur le vif, le mensonge, en train de se faire, en flagrant délit.
Tout se résume à une chose : gagner ou mourir !
L'apologie de l'orgasme masculin se confond avec celle du phallus : petit organe deviendra grand et fort, mais à grand triomphe, brève victoire et tristesse post-coïtale.
Le progrès scientifique se mesure en unités de courage, pas d'intelligence.
Qui se baisse trop finit par montrer son cul.
En fin de compte, je leur laisse penser ce qu'ils veulent. S'ils se soucient suffisamment de ce que je fais, alors je suis déjà meilleure qu'eux.
Heureux celui qui se soumet à la volonté de Dieu car le malheur ne l'atteint pas.
Mettez les ensemble et ils se dévoreront tous. C'est la nature humaine... ou poissonnière.
Si un contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera d'abord de comprendre l'eau. Et il se noiera.
Le saumon a la chair rose parce qu'il se nourrit de crevettes.
Au-delà de l'extrême tristesse se trouve la joie parfaite.
Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.
Le crime se reflète toujours sur les esprits des témoins et des proches. Il faut les considérer comme des miroirs ; le meurtrier se cache dans un des angles morts.
L'eau courante ne se corrompt jamais.
Il faut que la société se mette à aider l'école plutôt que de lui demander de la réparer.
Nerveux : se dit à chaque fois qu'on ne comprend rien à une maladie.
Ne jamais dire jamais. Dans votre vie, vous ne savez jamais ce qui va se passer ensuite.
Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
On en met du temps à se rendre compte de la nécessité où l'on est tous d'être perpétuellement amoureux !
Il est exact que ça porte malheur de se marier un vendredi 13, car il n'y a pas de raison pour que ce jour fasse exception.
Consommer, c'est en réalité se consumer, c'est consumer toute flamme, tout désir violent, toute passion.