L'amour ne se conclut pas, comme un marché. L'amour, c'est un oiseau. Imprévisible, fantasque. Fragile aussi, et périssable. Et cet oiseau, pourtant, d'un seul battement d'ailes, allège nos existences de tout le poids de l'absurdité.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
C'est le déclin quand l'homme se dit "Que va-t-il se passer ?", au lieu de dire "Que vais-je faire ?"
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
Une minute vient toujours où le bon Dieu, qui est un brave homme, se met avec les honnêtes gens.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
Vivre, ce n'est pas être vivant, c'est se bien porter.
Notre imprudence aveugle se joindra à notre puissance technologique pour produire des effets dévastateurs.
Les rendez-vous avec notre passé sont les seuls auxquels on peut se rendre sans risque d'attendre.
L'intelligence se trouve dans la capacité à reconnaître les similitudes parmi différentes choses, et les différences entre des choses similaires.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
Les cicatrices psychiques laissées par le simple fait de se croire laide marquent à jamais la personnalité.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
Quand on sort d'un pénitencier on se réfugie plus volontiers dans un bordel que dans une cathédrale.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
Jeune, on se passe très aisément d'esprit dans la beauté qu'on aime, et de bon sens dans les talents qu'on admire.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.
Des hommes ont l'air de ne s'être mariés que pour empêcher leurs femmes de se marier avec d'autres.
On ne se jette pas dans des bras croisés: leur dédain me dispensait de toute formalité. Même assoiffé d'affection, on n'embrasse pas les oursins.
Le mariage est une bourse où les actions se convertiraient, tôt ou tard, en obligations.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Amitié, degré supérieur de l'amour, sanctuaire où l'on se retire pour méditer le bonheur de l'être aimé.
Un vieux rosier ne se transplante pas.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
Les discours racistes sont tous les mêmes : de la haine, de l'arrogance et un immense complexe d'infériorité qui cherche à se combler par la mort et les massacres.
Qui se contente de peu n'est jamais pauvre.
On se shooterait à la vitamine C si cela avait été illégal...
Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
L'infini n'est autre que le va-et-vient entre ce qui s'offre et ce qui se cherche.
Il est plus difficile de se garder d'un médisant que d'un voleur.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
Tout se défait dans la lumière. Comprendre, c'est fracasser la nuit originelle.
Il faut se fier aux femmes à peu près comme on se fie au temps.
Une culture naît au moment où une grande âme se réveille.
Quand on se met à parler de Dieu, ce n'est déjà plus de Dieu que l'on parle.
Qu'est-ce qui vous prend à tous ? On a beau se pencher sur le problème, et bon Dieu voilà prés d'un siècle qu'on s'y emploie, oui, pas moyen de progresser d'un iota. Voyons, tu as un bon foyer, ici, de [...] ► Lire la suite
J'ai envie que les jeunes ne combattent pas qu'avec l'agressivité. L'amour est une très belle arme pour se faire entendre. C'est la plus belle arme je crois...
Quelques fois, faut être un peu salope pour se sortir de la merde...
Qu'il est facile de se quitter, difficile de se retrouver !
Il n'est pas de moyen honteux qui ne soit honnêtement employé aujourd'hui pour se procurer de l'argent, parce que quelque honteux que soit ce moyen, il l'est beaucoup moins encore que de ne pas avoir d'argent.
Une femme qui se rend, c'est à elle qu'elle cède.
L'ironie : cette étincelle d'intelligence dont l'humain se réclama jadis pour s'autoriser à non plus seulement craindre Dieu mais aussi à lui sourire en coin.
La femme est un mot qui se forme à distance.
Un mari ne doit jamais s'endormir le premier ni se réveiller le dernier.
Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.
Il ne faut jamais se montrer trop empressé après une réconciliation.