- J'le vois ce soir, il est au spa. - Ose pas ? - Au spa. - Il ose pas ? - Il est AU SPA. - Et pourquoi ? - Pourquoi quoi ? - Pourquoi il ose pas ? - Bah, je sais pas [...] ► Lire la suite
Un paysan, c'est un tronc d'arbre qui se déplace.
Beaucoup d'hommes ont un orgueil qui les pousse à cacher leurs combats et à ne se montrer que victorieux.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
Il y a ceux qu'on aime et ceux avec qui on se plaît.
Beaucoup de gens produisent, en se servant de mots qu'ils ne comprennent guère, un grand effet sur l'esprit d'autres gens qui ne les comprennent pas.
Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
Quand les riches se droguent c'est pittoresque. Quand les pauvres se droguent c'est un fléau social.
Battre les records, c'est l'idée fixe d'un véritable sportif, et il y a là comme une usurpation par le corps de cette vocation spirituelle du chrétien : se dépasser soi-même.
Quelqu'un gagne, un autre perd. L'argent ne se perd, ni ne se crée, il change simplement de mains.
La grande mise en scène est celle qui ne se voit pas.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
On se débrouille toujours pour qu'il arrive ce qu'on redoute le plus.
Qui se contente de peu n'est jamais pauvre.
L'homme se distingue de l'animal en ceci qu'il est doué d'arrière-pensées.
Tout l'intérêt de l'art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c'est déjà la fin.
La seule liberté que l'homme simple désire vraiment, c'est celle de démissionner de son job, de se faire dorer au soleil et de se gratter là où ça le démange.
Pendant une guerre, le présent, le passé sont parfois si proche qu'ils se confondent et on en sait où commence le souvenir et où finit le présent.
L'auto-stoppeur est un individu qui cherche à se faire rouler sans pour autant en être de sa poche.
Le plus souvent, on se querelle pour vivre, pour se prouver qu'on existe, qu'on est encore capable de lutter, de tenir une idée, même folle.
Il faut souvent vivre des choses éprouvantes pour se préoccuper des choses essentielles de la vie.
Quand on court après ce que l'on n'a pas, on se brûle toujours.
Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.
La raison peut se comparer à une montre : on ne voit point marcher l'aiguille ; elle marche cependant, et ce n'est qu'au bout de quelque temps qu'on s'aperçoit du chemin qu'elle a fait.
Quand on ne se démaquille pas le soir, au moins on est belle toute la nuit.
Pour se sauver il n'y a qu'un moyen : sacrifier sa réputation.
Les contraires s'attirent, les contraires se repoussent.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
L'arbre qui fait sa fleur doit être défendu,mais l'arbre couvert de ses fruits,qu'on y aille sans se gêner avec lui.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
J'ai peine à admettre que l'univers, comme la conscience humaine, se soit fait tout seul par la vertu du "hasard".
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Les fleurs de l'amour ne se fanent pas ; celles qu'on dépose sur sa tombe sont toujours fraîches.
Qui se tient aux écoutes entend souvent son fait.
Les plaisirs sans fin du contact avec la nature ne sont pas réservés aux scientifiques, mais accessibles à tous ceux qui se placent sous l'influence de la terre, de la mer, du ciel, et de leur existence surprenante.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Il est de ces êtres qui ont le privilège de s'affirmer en se niant et de se retrouver en se reniant.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
Si les Anglais ont inventé beaucoup de sports, c'est que, dès qu'ils se sentent dépassés dans l'un d'eux par une nation étrangère, ils en inventent un autre.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d'être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
Chaque sentiment profond se transforme, tôt ou tard, en douleur.
Kiko, t'as encore écouté France culture ? Arrête. On te l'a déjà dit. Ça se mélange super mal avec la cocaïne.
Parcourir l'Arbre,Se lier aux jardins,Se mêler aux forêts,Plonger au fond des terres,Pour renaître de l'argile.
Pour que les hommes, tant qu'ils sont des hommes, se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une : ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés.
Le jeune du coeur, c'est se taire.
Il arrive parfois que deux êtres aient cette impression de se retrouver sur le chemin de la Vie. Comme s'ils n'avaient été jusque là que provisoirement séparés. Comme si l'un et l'autre s'attendaient.
Ne pas croire au hasard et s'administrer une gifle matin et soir, en se rappelant qu'on n'est jamais trop prudent et qu'abondance de biens peut nuire.
Ce qui se fait de grand se fait dans le silence.