- De toute façon, qu'on l'ait ou qu'on l'ait pas cette saloperie de Bac, dans 20 ans, on sera grosse avec 3 gamins casses couilles... Et on sera cocufiées jusqu'à la moelle... - Mais attends ne soit pas si pessimiste ! Si ça se trouve on est stérile !
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d'une monnaie qu'ils sauraient fausse.
Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.
Il est permis à tout le monde de se tromper. A la condition de ne pas savoir à l'avance que l'on se trompe. Et surtout à celle d'avoir le courage de refuser de se tromper.
La seule utilité réelle de la cravate, c'est qu'on la retire, sitôt rentré chez soi, pour se donner l'impression d'être libéré de quelque chose, mais on ne sait pas de quoi.
Je reconnais un honnête homme à ce qu'il se contredit.
Un prince s'il est sage doit savoir se conduire en tous temps et en toutes manières de sorte que ses sujets aient besoin de lui. Ils seront ainsi mieux disposés à le servir avec zèle et fidélité.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
Exister, c'est ne pas se confondre avec le milieu environnant, c'est être hétérogène, c'est être différent. Chaque couleur n'est elle-même que par le contraste avec la couleur qui lui fait face. Elle n'a de valeur que dans l'opposition.
Trop de liberté fait peur aux gens, certains s'en débarrassent comme on se décharge d'un poids trop lourd, c'est pourquoi il y a des dominés et des dominants.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Nul ne peut apprendre aux autres à se libérer s'il n'a pas commencé à se libérer lui-même.
Quand une femme se donne, c'est souvent qu'elle a quelque chose à prendre.
Beaucoup de gens produisent, en se servant de mots qu'ils ne comprennent guère, un grand effet sur l'esprit d'autres gens qui ne les comprennent pas.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
L'exactitude est le propre des gens qui travaillent beaucoup. Seuls, les oisifs peuvent se permettre de gaspiller le peu de temps qui nous est accordé pour vivre.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
L'épopée de notre époque est la révolution mondiale, elle ne peut se terminer avant d'avoir englobé le monde entier.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Il n'y a pas de filles bien qui ont mal tourné, simplement des méchantes qui se sont trouvées.
Si tous les hommes se comportaient après leur mariage comme ils le font durant les fiançailles, il y aurait moitié moins de divorces et deux fois plus de faillites.
Mieux vaut se mettre sérieusement à quelque chose de médiocre que de rêver éternellement à la perfection.
L'admiration est un sentiment qu'on éprouve quand on se regarde devant un miroir.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
Quand on court après ce que l'on n'a pas, on se brûle toujours.
Souvent, ceux qui sont au pouvoir se croient invulnérables.
Du moment que je vis le matin lumineux et fier se lever et briller au-dessus des déserts du Nouveau-Mexique, quelque chose se tut dans mon âme et se mit à l'écoute...
L'homme n'a plus qu'une idée : se changer les idées.
Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart.
Le jeune du coeur, c'est se taire.
Dieu a créé un monde imparfait pour se divertir.
La grande mise en scène est celle qui ne se voit pas.
Tout ce qui est fait au nom de l'art reflète ce qui se passe dans le monde.
L'amour est comme une pellicule. Il se développe dans le noir.
Beaucoup de femmes élégantes s'habillent à crédit et se déshabillent au comptant.
Rien ne suffit à ceux qui ne se satisfont de quoi que ce soit.
Il faut se battre pour le bonheur !
L'imbécile est celui qui ne sait se servir, qui n'a pas l'idée de se servir, de ce qu'il possède. Tout le monde en est là.
Etre libre, c'est se posséder soi-même.
L'arbre se sauve en faisant tomber ses feuilles.
Si la destinée ne nous aide pas, nous l'aiderons nous-même à se réaliser.
Ça se retourne un pot, et nos pensées de même !
Celui qui rêve se mélange à l'air.
Ne dis pas "Dieu est trop loin de moi", cherche-le là où il se trouve. La communion de ton âme avec la divinité est possible.
Avoir les moyens, c'est pouvoir se payer ce qu'on est incapable de s'offrir.
Le mérite se cache de peur de n'être pas reconnu.