Les ours passent et ne se ressemblent pas.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.
Et depuis quand des hommes comme nous passent dans des petits trous ?!
La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts
Nos jours sur terre passent comme une heure.
Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
Mieux vaut être dévoré par les remords dans la forêt de Forbach qu'être dévoré par les morbacs dans la forêt de Francfort.
Les institutions passent par trois périodes : celle des services, celle des privilèges, celle des abus.
La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue.
Tous les vices à la mode passent pour vertus.
Tous les pays et toutes les femmes se ressemblent terriblement.
Ceux qui ont le péché dans le coeur, mais la parole séduisante, ressemblent à la cruche enduite de nectar, mais pleine de poison.
Il n'est pas besoin de passer devant les objets quand les objets passent devant nous : aussi les habitants des grandes villes ne croient pas avoir besoin de voyager.
Tous les pays se ressemblent quand on les regarde, avec les yeux de l'amour puisque tous les pays portent en eux, maintenant, la marque des hommes et du temps.
L'amour est devenu une sorte de routine, une marchandise de seconde main, même si les jeunes y trouvent encore une humble joie quand ils le découvrent au sommet d'une montagne, au coeur de la forêt ou sur le bord d'un lac.
Spontanément, les enfants ne passent pas de la cour de récréation à la salle de classe.
Ne pourrions-nous pas faire interdire un objet de dépeuplement, le lit. En effet, sur cent personnes qui meurent, quatre-vingt-dix passent de vie à trépas dans un lit !
Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils font.
Il y a des paroles qui ressemblent à des confitures salées.
On n'inscrit pas d'initiales à la craie dans le forêt blanche de l'amour.
Pourquoi certains humains sont-ils comme des sauterelles futiles à gratter le sol, antennes frissonnantes, énormes ganglions se nouant, formant des noeuds coulants des noeuds carrés, à l'infini ? ils passent leur vie à alimenter une fournaise, lèvres toujours brûlantes, yeux [...] â–º Lire la suite
Les journalistes : ils s'occupent de choses qui passent et disparaissent. Les écrivains sont des journalistes de l'éternel.
Les femmes, toutes pareilles, ne se ressemblent qu'imparfaitement.
Les ours blancs sont blancs parce que ce sont de vieux ours.
Les grands parleurs ressemblent à certains musiciens qui préfèrent le bruit à l'harmonie.
Quoi, vendre la forêt ? Tu me déçois profondément, frère. Tu sais ce que c'est qu'une forêt ? Est-ce qu'une forêt c'est seulement dix mille cordes de bois ? Ou est-ce une joie verdoyante pour l'homme ? Et tu veux vendre une joie verdoyante pour l'homme ? Honte à toi !
Quand un arbre tombe, on l'entend ; quand la forêt pousse, pas un seul bruit.
Peu d'enfants ressemblent à leurs pères ; pires sont la plupart, peu deviennent meilleurs.
Les monstres véritables ne ressemblent pas à des monstres.
Il faut aussi accepter de passer par des moments où l'on est incapable d'être créatif. Plus on l'accepte sincèrement, plus ces moments passent vite.
Les conteurs d'histoires ressemblent aux gens qui vivent d'emprunt, leur crédit ne dure pas.