L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus.
La sagesse est lâcheté quand elle tolère l'intolérance.
Est-ce que ceux qui ne savent pas dissimuler leur ruse peuvent encore passer pour rusés ?
La bienfaisance est bien plutôt un vice de l'orgueil qu'une véritable vertu de l'âme.
Perdre bientôt la mémoire d'un bienfait est le vice des Français.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Toute la ruse des bonnes consciences revient à donner au pauvre comme une gracieuseté ce qui lui est dû comme un droit.
La vertu n'est pas l'absence de vice ni la fuite devant le danger moral.
Nos vertus et nos défauts sont inséparables, comme la force et la matière. Lorsqu'ils sont séparés, l'être humain n'est plus.
Il coûte plus d'apprendre un vice que d'apprendre à travailler.
Le moyen le plus efficace d'attaquer le vice est de l'exposer au ridicule public. Les gens peuvent supporter les reproches mais ils ne supportent pas qu'on se moque de eux : ils sont prêts à être méchants mais ils n'aiment pas paraître ridicules.
Être envieux, c'est un vice qui ne rapporte rien !
Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l'est par fausseté.
Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence.
La paresse est un vice très agréable puisqu'il nous traîne tous les autres à sa suite.
La flatterie c'est excellent si vous n'avalez pas la fumée.
L'apparence des vertus est bien plus séduisante que les vertus mêmes, et celui qui feint de les avoir a bien de l'avantage sur celui qui les possède.
L'égoïsme, l'indifférence, la lâcheté : les bourreaux avaient toujours les mêmes alliés, cette part sombre de l'homme qui peut le masquer tout entier et faire de lui une bête.
Le public consensuel qui dort pendant les représentations et applaudit à tout rompre à la fin... Comment appelle-t-on ça ? Feindre l'orgasme ?
Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède.
La flatterie est une fausse monnaie qui n'a de cours que par notre vanité.
Les vices ne sont parfois que des vertus poussées à l'excès !
Le vice et la vertu sont des produits, comme le vitriol et le sucre.
Les vertus sans prudence sont des beautés sans yeux.
Le vice s'enveloppe dans le manteau de la vertu.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
Il y a des degré dans l'humour, ainsi que dans le vice et dans la vertu.
L'amour ressemble assez à la lâcheté de deux ennemis que de vulgaires intérêts obligent à pactiser.
Les hommes sans passions, sans vertus et sans vices, n'ont qu'un seul sentiment : la vanité mal déguisée.
Le défaut d'ambition, dans les grands, est quelquefois la source de beaucoup de vices ; de là le mépris des devoirs, l'arrogance, la lâcheté et la mollesse.
Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas.