Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l'est par fausseté.
Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d'imaginaire congelé.
La vie se joue souvent en deux manches: dans un premier temps, elle t'endort en te faisait croire que tu gères, et sur la deuxième partie, quand elle te voit détendu et désarmé, elle repasse les plats et te défonce.
L'amitié d'une femme pour un homme est souvent de l'amour qui ne se montre que de profil.
La tragédie doit renfermer la durée de son action dans un tour de soleil.
Si tu veux trouver du repos ici et là haut, dis en toute occasion : qui suis-je, moi ? et ne juge personne.
La piété est le tout de l'homme.
Lorsqu'un seul côté d'une histoire est entendu et souvent répété, l'esprit humain en devient insensiblement impressionné.
Dans les révolutions, les hommes n'ont de durée que celle où ils peuvent être utiles.
Un auteur est souvent obscur pour le lecteur parce qu'il procède de la pensée à l'expression plutôt que comme le lecteur de l'expression à la pensée.
Les pauvres sont plus souvent volés que les riches. C'est pour cela qu'ils sont pauvres.
Qui ose a peu souvent la fortune contraire.
Le sage change d'avis et le sot s'entête.
Les idées expérimentales ne sont point innées. Elles ne surgissent point spontanément, il leur faut une occasion ou un excitant extérieur, comme cela a lieu dans toutes les fonctions physiologiques.
Plus souvent la clarté venait de la nuit même.
On nous a souvent dit que l'histoire est indifférente, mais nous avons toujours tendance à considérer sa ladrerie ou sa générosité comme faisant partie d'un plan préétabli ; nous n'écoutons jamais réellement...
La difficulté de trouver l'aliment grandit en fonction de la pureté de la faim.
Une action blâmable en soi devient souvent méritoire par la pensée qui l'inspire.
C'est dans sa durée que la vie se change en survie et le temps en éternité. C'est en naissant, et à chaque instant de votre vie, que vous êtes entrés en votre immortalité.
L'usage est souvent un abus.
Attention aux hommes chauves et riches ; l'arrogance du "riche" annule souvent le charme de la calvitie.
Je sais que les plus belles histoires d'amour sont impossibles quand elles deviennent possible, c'est autre chose, c'est la durée qui les rend belles.
Etre raisonnable c'est être désabusé.
Si la prudence ne mûrit pas vos délibérations, l'âge ne mûrira pas non plus votre prudence.
Ceux qui croient avoir trouvé la paix, ce n'est souvent que par défaut d'amour.
A l'oubli succède l'indifférence de l'oubli comme un écho muet qui prolonge la durée et augmente l'espace de l'oubli.
Qui croit tout est souvent déçu.
La médiocrité est souvent dans celui qui regarde, non dans ce qu'il croit voir.
J'ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, et la grande réserve de la table annonce assez souvent des moeurs feintes et des âmes doubles. Un homme franc craint moins ce babil affectueux et ces tendres épanchements qui précèdent l'ivresse...
Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d'effets.