La sagesse est lâcheté quand elle tolère l'intolérance.
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense.
L'amitié est une âme en deux corps.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
La distance nous donne une raison d'aimer plus fort.
Notre âme ne peut pas mourir, la liberté ne meurt jamais.
Si les facultés de la raison s'unissent à la force brutale et à la malveillance, le genre humain n'y pourra résister.
La cruauté envers les animaux peut devenir violence envers les hommes.
La xénophobie ne fut qu'une variante nationale, un ersatz de l'antisémitisme allemand.
Le malheur de l'homme est qu'il a une âme de comptable.
On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.
La sagesse de la femme est, comme celle de l'homme, toujours courte par quelque endroit.
Un recueil de sagesse paysanne : telles sont, avant tout, les Œuvres choisies de Mao. Pour mesurer à quel point Mao a imposé son réalisme terrien à la révolution chinoise, il faut retourner aux deux sources de sa morale et de son action : Canton et Yan'an.
La violence est un écosystème. Un équilibre à moitié clos, incertain, qui a besoin d'un oxygène particulier, et d'une spirale de conditions particulières.
Si quelqu'un pour une raison quelconque, pour la musique ou pour le cinéma, devient célèbre, c'est parce qu'il a quelque chose, quelque chose de spécial.
Les femmes ont toujours raison. Et même si elles ont tort c'est qu'elles ont une raison d'avoir tort.
La raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du chrétien. La grâce détermine le chrétien à agir ; la raison détermine le philosophe.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point.
L'amour des honneurs trouble la raison et ferme les yeux sur l'imminence du danger.
Les gitans jugent avec raison que l'on n'a jamais à dire la vérité ailleurs que dans sa langue ; dans celle de l'ennemi, le mensonge suffit.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
Dès que la moindre parcelle de sagesse est entrée dans l'esprit d'un homme il aspire à la solitude.
C'est le lot de l'âge et de la sagesse que de ramener les désirs à un niveau de satisfaction possible.
Une âme contemplative est à charge à tous les désoeuvrés remuants qui couvrent la terre : l'imagination et le recueillement sont deux maladies dont personne n'a pitié.
On n'a jamais raison contre un soldat.
Consulte ta raison ; prends sa clarté pour guide.
La lucidité procède d'une raison solitaire, réduite à l'homme.
Je crois en la magie, je suis née et j'ai grandi à un moment magique, dans une ville magique, parmi des magiciens. La plupart des gens ne se rendaient pas compte de la magie qui nous entoure. Nous sommes reliés [...] â–º Lire la suite