Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
Je ne peux écrire que si j'ai des lecteurs. C'est exactement comme un baiser - vous ne pouvez pas le faire tout seul.
Je veux que ma musique éveille les fantômes qui sont en moi. Pas les démons.
L'oeil ne se voit pas lui-même ; il lui faut son reflet dans quelque autre chose.
On ne peut pas faire sortir du sang d'un navet.
Les gens du monde ne sont pas plus tôt attroupés qu'ils se croient en société.
Ne jugez pas les progrès d'une personne, car vous ne connaissez pas la difficulté et l'effort qu'ils nécessitent.
En faisant le mal ne t'attends pas au bien.
Il y en a beaucoup qui sortent de ce monde sans savoir ce qu'ils y sont venus faire, et sans s'inquiéter davantage. Ne faisons pas de même.
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?
Je suis très carré. Je ne fais pas ça pour m'amuser. J'essaye de minimiser le danger, mais ce n'est pas une science exacte. Il faut quand même un peu de courage car le risque existe.
Il y a bien des façons de passer à l'acte. Se taire en est une.
Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire.
Lorsque j'engage un combat, il ne me vient pas à l'idée que je puisse le perdre.
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
Évitons de tomber dans le travers inverse, de concevoir une histoire des femmes qui ne se soucierait pas des mâles. Au XIIe siècle comme aujourd'hui, masculin et féminin ne vont pas l'un sans l'autre.
Les films ne sont pas ma priorité, mais le théâtre l'est.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Vous ne vous concentrez pas sur les risques. Vous vous concentrez sur les résultats. Aucun risque n'est trop grand pour empêcher le travail nécessaire d'être fait.
La vérité ne se dégage pas de la polémique, mais des oeuvres qu'on a faites.
Le rythme de la vie moderne ne nous permet pas de nous arrêter un instant sur le bord du trottoir de l'existence.
Je pourrais facilement pardonner son orgueil, s'il n'avait pas mortifié le mien.
Un séducteur, ce n'est pas un homme unique, tout d'une pièce, qui irait de l'une à l'autre en restant, lui, le même. Non. Chaque proie le ravit. Chaque conquête le réinvente. Chaque nouvelle femme l'accouche, en quelque sorte, d'un autre lui-même.
S'il est glorieux de faire des conquêtes, il ne l'est pas moins de les garder : l'un est souvent l'ouvrage du hasard, l'autre est un effet de l'art.
Je ne prétends pas être le personnage. Je suis le personnage.
Car, en vérité, il n'y a pas de moyen sûr de tenir autrement qu'en détruisant.
Y a-t-il un mystère à célébrer ? "Et bien ! mangeons", dit l'homme ; il ne dit pas : "Réfléchissons." Le ventre est le préposé aux grandes solennités.
La difficulté n'est pas d'aimer son prochain comme soi-même, c'est de s'aimer soi-même assez pour que la stricte observation du précepte ne fasse pas tort au prochain.
Pour se faire des ennemis, pas la peine de déclarer la guerre, il suffit juste de dire ce que l'on pense.
Heureusement que les diplomates ont le nez long car ils ne peuvent généralement pas voir au-delà.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.