Au fond, chaque metteur en scène ne fait que se raconter.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Surfer sur internet c'est comme pour le sexe : tout le monde se vante de faire plus qu'il ne fait. Mais pour le cas d'Internet, on se vante bien plus.
La pensée se glace en se traduisant en phrases.
Les choses de l'enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons.
Quand un événement devient un cas, il semble avoir cessé de se rapporter à un être humain.
Les femmes ne perdent jamais une occasion de se montrer mystérieuses.
Nous nous sommes partagés les dieux, mais eux, se sont-ils partagé les hommes ?
Blâmer ceux qui désertent c'est se blâmer soi-même de n'avoir pas su les retenir.
Afin de se divertir aux dépens des mortels, les dieux élisent parfois un auxiliaire humain qui, du coup, se croit installé dans l'Olympe, et, lorsque ses maîtres se fatiguent de ses services, se retrouve étranger parmi ses pareils, à la [...] ► Lire la suite
Il y a une espèce d'hystérisation de la société par rapport aux élections. Généralement, plus on approche de la date fatidique, plus on oublie ce qu'on reprochait aux candidats qui se présentent. C'est assez étrange. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment ça va se passer avec les écologistes...
Si je n'aime pas ce qui se passe dans ma vie, je le change. Et je ne m'assieds pas et ne me plains pas pendant un an.
Je ne sais plus ce que ça fait de se sentir normale.
Les personnes qui nous rendent heureuse sont jamais celle qu'on pense. Quand on trouve une personne comme ça, on se doit de la chérir.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appuie sur le démarreur de la voiture.
Les mots se nourrissent du temps qu'on passe à les lire.
Le passé est fait pour se vivre, puisqu'il a été notre présent.
La femme est la reine de la création ; les étoiles se joignent en couronne sur sa tête.
Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui.
Presque tous ceux qui ont eu une idée quelque peu révolutionnaire ou qui a eu un succès fou se sont d'abord fait dire qu'ils étaient fous.
Dieu crée les hommes, mais ils se choisissent.
Entrer en scène, c'est parfois égal à un accouchement parfois ça se passe avec douleur, et parfois sans douleur.
Dieu peut tout, mais se refuse à contraindre l'homme à aimer.
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
Au sortir d'un Salon, n'importe quoi qui se laisse regarder fait plaisir.
Tous les individus sont égaux devant un chimpanzé qui se pourlèche les babines en ajustant sa casquette.
"L'autobiographie" montre comment il se fit qu'il modifia le cours entier de la pensée victorienne, non par un étalage claironnant de ses découvertes ni par un iconoclasme soudain, mais plutôt par la recherche de la perspicacité et de jugements soigneusement pesés ouvrant de vastes champs pour des recherches ultérieures.
L'humanité peut vivre sans science, elle peut vivre sans pain, mais elle ne peut pas vivre sans beauté. Sans beauté, il n'y aurait plus rien à faire dans cette vie. Ici réside le secret. Ici se trouve toute l'histoire.
Je le répète: c'est à l'école que se joue l'avenir de notre pays. Il faudra beaucoup de pédagogie pour vaincre les réticences et les conservatismes. Cela étant, comme partout ailleurs dans la société française, il suffirait de peu de chose pour faire naître la confiance et repartir de l'avant.
L'homme est conduit, lorsqu'il croit se conduire, et pendant que par son esprit il vise à un endroit, son coeur l'achemine insensiblement à un autre
Parler, c' est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd' hui, tremble. -Paix ! dit la guerre.
Elle se donne. Elle prend en se donnant. C'est souvent toute la femme.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous reprocher nos faiblesses.
Plus on se rapproche de la nature, mieux cela vaut. L'homme n'est pas bien compliqué.
On est porté à s'attrister quand on se regarde sérieusement.
Nos espérances sur l'état à venir de l'espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l'inégalité entre les nations, les progrès de l'égalité dans un même peuple, enfin le perfectionnement de l'homme.
- Il avait ce qu'on appelle un micro-pénis- Il aurait pu se faire opérer...- C'est ce qu'il a fait ! Il s'est fait greffer des micro-doigts.
es savants luttent chaque jour pour nous préserver de la tuberculose, du cancer. Et la guerre, l'horrible guerre serait le seul mal contre lequel l'humanité se déclarerait impuissante ? Je ne veux pas le croire.
Le Marseillais était ému par l'arrivée de ces pauvres gens, mais bien vite les " pieds-noirs " ont voulu agir comme ils le faisaient en Algérie quand ils donnaient des coups de pieds aux fesses aux Arabes. Alors les Marseillais se sont rebiffés.
Je n'ai jamais trompé personne. J'ai laissé les gens se tromper. Ils n'ont pas pris la peine de savoir qui et ce que j'étais. Au lieu de cela, ils inventeraient un personnage pour moi. Je ne discuterais pas avec eux. Ils aimaient manifestement quelqu'un que je n'étais pas.
Peut-être que je suis trop traditionnelle, mais les hommes se sentent importants quand vous leur demandez de l'aide.
Le maintien de l'ordre est une opération policière qui se joue à l'avant-scène d'une tension autour du principe de représentation.
Qu'importe qu'une femme se partage, si les morceaux en sont bons.
Quand une femme se fait la malle, on regrette surtout ce qu'elle a mis dedans.
C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devrait faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un.
Certaines fortunes se font plus sur la ruée que sur l'or. Mais ça ne prouve pas qu'il n'y ait pas d'or.
Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent.
Ni les hommes d'Etat, ni les acteurs ne se retirent à temps.