Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
Il y a toujours un rêve qui veille.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
Pluie des matins d'été, inoubliable Clapotement comme d'un premier froid Sur la vitre du rêve (...).
Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.
Il n'y a pas de mystères, seulement des questions sans réponse, et le souvenir de ceux qui traversent notre vie et y restent le temps qu'en décide le destin. Nous ne pouvons rien changer aux règles de l'existence, seulement nous y soumettre de bonne grâce.
Il n'y a que ce satané souvenir (le sien ou celui des autres) qui arrive à confirmer la réalité d'une existence.
Nous sommes le rêve d'un dormeur qui dort si profondément qu'il ne sait pas qu'il nous rêve.
Un rêve est la moitié d'une réalité.
La paix est un rêve suspendu.
Le rêve est la vraie victoire sur le temps.
Parfois mes rêves sont si profonds que je rêve que je rêve.
Il y a cet homme qui m'attend là basIl y a cet amour dont je rêve parfoisIl y a cette vie que je m'imagine souventIl y a ces mots que j'attends depuis si longtemps.
Je rêve d'un jour où l'égoïsme ne régnera plus dans les sciences, où on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académiciens des plis cachetés, on s'empressera de publier ses moindres observations pour peu qu'elles soient nouvelles, et on ajoutera " je ne sais pas le reste".
Le rêve est simple, le plaisir est délicieux, et deux fois plus de plaisir, c'est encore mieux. La douleur est insupportable. Et à nouveau une vie sans douleur. Mais la réalité est bien différente. La réalité, c'est que le douleur [...] â–º Lire la suite
Tant qu'un grain d'amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s'attache à l'espérance.
Ni militaires, ni prêtres parce que mon rêve a toujours été de mourir sans intermédiaire.
Il n'est pas de plus grand plaisir que d'écrire, quand on a le bon destinataire : la vie, en fin de compte, n'existe que d'être solidifiée par les mots, transformée en récit plein de dérision.
Comment être certain que toute votre vie n'est pas un rêve ?
L'amitié qui se lit sur les visages et dans les gestes devient comme une prairie dessinée par un rêve dans une longue nuit de solitude.
Est-il plus pure joie que de s'interroger sur son siècle incertain, dans cette bousculade entre le vide et le néant ?Est-il amour plus insensé que de comprendre où vont l'espace et l'azur et le doute et le vieux désespoir ?La [...] â–º Lire la suite
Le cuisant souvenir d'une action méchante soudain au moindre mot nous donne l'épouvante.
Un bon ouvrier ne se plaint pas de ses outils.
La France doit devenir un immense chantier de réformes.
Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.
Un mauvais ouvrier accuse ses outils.
Ne pleure pas : d'être identique C'est un rêve des dieux.
Un fantasme assouvi est un rêve déchu.
Si je ne rêve pas, je n'ai pas de lieu en moi où puisse s'espérer le temps.
J'écris particulièrement du milan parce que c'est mon destin. Au plus lointain souvenir de mon enfance, je me souviens qu'étant au berceau, un milan vient à moi et m'ouvrit la bouche avec sa queue, et plusieurs fois me frappa ainsi de sa queue entre les lèvres.
Il n'est pas bon de suspendre le cours d'un rêve ; on risque de brouiller le message.