La culpabilité est un affligeant pouvoir... Vous pouvez essayer de lui tourner le dos mais c'est alors qu'il se glisse derrière vous et vous mange !
Un secret, ce n'est pas quelque chose qui ne se raconte pas. Mais c'est une chose qu'on se raconte à voix basse, et séparément.
Si la vérité ne sort pas du puits, c'est qu'elle a peur de se mouiller.
Qui se marie à la hâte se repent à loisir.
La passion reste en suspens dans le monde, prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle.
Le monde tourne, c'est tout. On peut s'accrocher et tourner avec, ou se lever pour protester et se faire éjecter.
La femme au bras d'un homme que tout le monde regarde est heureuse, l'homme ayant au bras une femme que tout le monde regarde se sent ridicule.
Si habile qu'on soit, on ne réussit pas à se mentir sans fin ; l'on se lasse, ou les événements se chargent de nous ouvrir les yeux.
Celui qui sait se vaincre dans la victoire est deux fois vainqueur.
La Nature se charge de tout ; il n'y a qu'à la laisser faire, elle fait bien ce qu'elle fait.
Buvez votre thé lentement et avec révérence, comme s'il s'agissait de l'axe sur lequel tourne la Terre - lentement, uniformément, sans se précipiter vers l'avenir.
L'une des choses les plus difficiles n'est pas de changer la société, mais de se changer soi-même.
Le bonheur, souvent, se construit au détriment de quelqu'un, et ce n'est plus le bonheur. Le vrai bonheur est de mettre son bonheur dans le bonheur d'un autre.
En amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes attentes naissent sans parole et se partagent souvent dans une joie muette.
Si les roses ont des épines, sous les épines se cachent les roses.
Un chien qui se remue vaut mieux qu'un lion accroupi.
C'est tellement plus simple de fuir que de se battre pour ce qu'on veut vraiment.
Vous croyez que je ne me rends pas compte qu'ils ont débranché un petit garçon de dix ans ? Vous croyez que je m'en fous ? Vous croyez que je ne sais pas pour le cercueil, le tout petit cercueil où ils [...] ► Lire la suite
Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l'impuissance de se taire.
Le bonheur, pourquoi le refuser ? En l'acceptant, on n'aggrave pas le malheur des autres et même ça aide à lutter pour eux. Je trouve regrettable cette honte qu'on éprouve à se sentir heureux.
La stupidité et le génie se rencontrent sur un terrain qui leur est commun à tous les deux : l'imprévu dans la découverte.
Les chiens, qui se battent entre eux, s'unissent contre le loup.
Le meilleur usage que l'on puisse faire de la parole est de se taire.
Il se passera du temps encore avant que la justice des hommes ait fait sa jonction avec la justice.
La liberté de l'individu doit être ainsi bornée : il ne doit pas se rendre nuisible aux autres.
Il n'est pas déshonorant de mourir en poursuivant un but, même futile ; ce qui l'est, c'est de se laisser vaincre et d'accepter sa défaite.
Ecouter avant de parler, s'informer avant de juger, comprendre avant de décider, et garder toujours présent à l'esprit que dans chaque homme se trouvent ensemble des meilleures actions et des pires.
Un bon mari ne se souvient jamais de l'âge de sa femme, mais de son anniversaire, toujours.
L'amour se passe de cadeaux, mais pas de présence.
Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre.
L'amour tue l'intelligence. Le cerveau fait sablier avec le coeur. L'un ne se remplit que pour vider l'autre.
Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d'une partie d'échecs qui se jouera tant qu'un hasard ne renversera pas le damier.
Est vraiment sage celui qui, sans présumer d'avance qu'on cherche à le tromper ou qu'on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses.
La solitude est un plat qui se mange seul.
La liberté d'expression n'est jamais aussi précieuse que lorsqu'un homme se blesse le pouce avec un marteau.
Mais si, aujourd'hui comme alors, une minorité active se dresse, cela suffira, nous aurons le levain pour que la pâte lève.
Les petits détails, nous croyons l'avoir dit, sont, pour ainsi parler, le feuillage des grands événements et se perdent dans le lointain de l'histoire.
Il n'y a pas d'autre moyen de se prémunir contre la flatterie qu'en faisant comprendre aux hommes que vous dire la vérité ne vous offensera pas.
C'est la répétition d'affirmations qui mène à la croyance. Et ce que tu crois devient une conviction profonde. Les choses commencent alors à se réaliser.
Mais le hasard n'existe pas ! Diogène de Cynople l'a amplement démontré, le simple fait que je lève mon bras n'est pas le fruit du hasard mais la cause d'un enchainement de causes et d'effets qui se rallie à des millier de causes et d'effets et ainsi jusqu'à l'infini...
Savoir, c'est se souvenir.
L'homme ne doit pas se contenter d'un dieu qu'il pense, car lorsque la pensée s'évanouit, Dieu s'évanouit aussi.
N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir.
Tant que l'on ne comprend pas les autres, on ne peut pas se comprendre, et inversement.
Cultiver les différences. Nul besoin de cultiver le reste, et qui se retrouvera bien toujours. Mais le rare, l'exceptionnel, l'unique, quelle perte pour tous si cela vient à disparaître.
L'homme pille la nature, mais la nature finit toujours par se venger.
Pourquoi se plaindre du manque de goût quand on ne fait rien pour éduquer l'Ïil ?
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.
La Vérité, c'est l'interprétation que chacun se fait de chaque chose.