Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
La majorité des femmes mariées se plaignent de leur mari. La majorite des femmes non mariées se plaignent de ne pas avoir de mari. Donc le problème c'est pas le mari c'est la femme.
Le péril passé, l'on ne se souvient guère de ce qu'on a promis aux cieux.
Mais la lutte pour l'abolition de l'exploitation animale se heurte à une difficulté particulière : contrairement aux esclaves, les victimes de l'élevage ne peuvent pas participer au mouvement qui travaille à leur libération.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a essayé de respecter son intégrité en tant qu'artiste et en tant que personne. Et je ne veux pas être dans une boîte. Je ne veux pas être une chose.
Quand faut-il se souvenir, quand est-il préférable d'oublier ?
Il est des êtres qui ne peuvent pas supporter la réalité douloureuse et se glissent dans un monde imaginaire, se perdent dans leur rêve intérieur où le tranchant du scalpel de la douleur est émoussé, voire inexistant.
L'amour naquit entre deux êtres qui se demandaient le même plaisir.
Espère le fruit de ton labeur de l'incorruptible et non envieuse postérité : c'est la gloire, seule échelle par les degrés de laquelle les mortels d'un pied léger montent au ciel et se font compagnons des dieux.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Quand on se résigne à être agressé, ça ne vous mène nulle part.
La télévision, c'est l'anti-spectacle. Remarquez : ça permet aux grincheux de se soulager.
On ne se rassasie pas des plaisirs du monde, pareils au miel sur le tranchant d'un rasoir.
Les grandes haines ne se prêtent guère à des réconciliations.
Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonnés : plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous.
Vous voyez dans Once Upon a Time in the West, tout le film tourne autour d'elle [Claudia Cardinale]. Si vous la sortez, il n'y a plus de film. Elle est le moteur central de tout ce qui se passe.
Ma passion est de jouer et ça a toujours été. C'est ce qui m'a amené à pouvoir se diversifier et faire d'autres choses, et j'espère que c'est quelque chose pour laquelle je continuerai à avoir une passion.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
C'est un devoir que de se faire heureux.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
L'amour de la gloire, une vertu! étrange vertu que celle qui se fait aider par l'action de tous les vices; qui reçoit pour stimulants l'orgueil, l'ambition, l'envie, la vanité, quelquefois l'avarice même! Titus serait-il Titus, s'il avait eu pour ministres Séjan, Narcisse et Tigellin ?
Or il n'est pas de grande pensée qui ne puisse se résoudre, pour la commodité de la circulation et pour le besoin des applications vulgaires, en une certaine quantité d'idées tout simplement utiles.
On se ruine l'esprit à trop écrire. On le rouille à n'écrire pas.
Contre la mort nul ne se peut défendre.
Tous les dos se courbent ; ils étranglent de rire, ils étouffent, ils n'en peuvent plus.
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Je ne comprends pas pourquoi l'homme se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l'enthousiasme et la volonté suffisent pour l'élever à une existence supra-naturelle.
Le meilleur moyen de se familiariser avec un sujet, c'est de lui consacrer un livre.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
Point ne se fane bouche baisée.
Si les garçons est les hommes peuvent être soudés ensemble dans l'ardeur d'un sentiment fugace, ils doivent être faits de métaux capables de fusionner, sinon, inévitablement, ils se sépareront quand la chaleur disparaîtra.
À L.A, il y a tellement de gens qui se concentrent sur la santé que ça devient malsain.
Les enfants doivent se rappeler que lorsque vous mettez quelque chose sur Twitter, ce n'est pas comme si vous chuchotiez à votre ami, vous l'avez mis sur un panneau que le monde entier, y compris vos propres enfants, peut voir un jour.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
Celui qui obéit à la loi ne se sent pas juste pour autant. Au contraire, il se sent coupable, il est d'avance coupable, et d'autant plus coupable qu'il obéit plus strictement.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
On ne se lasse pas des amitiés que l'on noue avec les livres.
Pour une femme, l'un des grands plaisirs de la vie, c'est de se faire brosser les cheveux.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.
Un pays plus grand que l'Europe et peuplé deux fois comme elle, assez arriéré pour qu'une grande partie de sa population se contente d'un bol de riz par jour, mais assez avancé pour avoir fait exploser des engins thermonucléaires, suscite toujours la même fascination anxieuse.
C'était le milieu de l'automne.Dans les jardins publics, les avenues et les jardins, les feuilles se détachaient des arbres dans des couleurs flamboyantes. Nous passions des heures dehors, à contempler cette beauté qui ne reviendrait pas.
Si tout le monde se ressemble sur terre, à quoi bon voyager !
Les hommes aiment, les femmes se laissent aimer.
Il est des pensées qu'on sent qui se cachent derrière toutes les autres.