On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et on devrait se servir, au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison.
Ayez des ennemis ! Vos amis se lasseront de parler de vous ; vos ennemis, jamais !
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
Le meilleur moyen de gagner cinq coups sur un parcours de golf, c'est de se servir d'une gomme.
Parfois, la meilleure chose à faire est d'arrêter de penser, de se poser des questions, de s'imaginer plein de choses... Simplement, respirez et ayez confiance que tout va aller pour le mieux.
Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour le corriger de sa distraction et pour le tirer de son rêve.... Telle doit être la fonction [...] ► Lire la suite
On fait fortune dans les mines de cuivre, on végète dans les mines d'argent, et l'on se ruine dans les mines d'or.
Aurions-nous donc oublié que se vendre ou se laisser corrompre est bien pire que risquer la plus cruelle des persécutions ?
L'avilissement est le changement qui se fait dans un homme qui baisse de prix à mesure qu'il se vend.
Les affaires n'attendent pas ; elles viennent généralement très vite à maturité et se gâtent quand on les néglige.
Il existe des silences immuables, fixés dans une rigidité définitive : silence des maisons abandonnées, des grandes étendues désertes, des êtres qui n'ont plus rien à se dire.
C'est effrayant : être en vie, cela signifie avant tout se demander si oui ou non on sera encore en vie dans une heure.
Les pays et les entreprises les plus polluants ne se contentent pas de fermer les yeux : ils jettent de l'huile sur le feu.
Rencontrer quelqu'un, c'est se permettre d'exister à nouveau sans son passé.
On imagine qu'un enfant intuitif comme Lynch ait pu ressentir le profond changement qui transformait peu à peu l'Amérique. En même temps, il restait tout à fait ancré dans son lieu de vie et dans son époque ; il était [...] ► Lire la suite
Tout sentiment du temps se perd dans la monotonie de l'attente, de l'espoir, du désir.
Vos pieds vous guideront jusqu'à l'endroit où se trouve votre coeur.
Je n'admettrai point qu'un acte injuste, attentatoire aux droits sacrés de l'humanité, puisse se justifier par une raison d'utilité.
Le riche a honte de sa richesse et sait que, si le malheur se dresse, la richesse est une sablière qui s'effondre.
Le bonheur est la fin que doivent se proposer toutes les sociétés.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
Une parole de celle que nous aimons ne se conserve pas longtemps dans sa pureté ; elle se gâte, se pourrit.
La saleté de l'âme se lave quand on parle.
L'une des énormes erreurs que les gens commettent est d'essayer de se forcer à s'intéresser à eux-mêmes. Vous ne choisissez pas vos passions; vos passions vous choisissent.
L'être que je serai après la mort n'a pas plus de raisons de se souvenir de l'homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j'ai été avant elle.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
Personne n'a jamais évalué le nombre de triomphes imaginaires que les gens célèbrent silencieusement chaque année, pour se réconforter.
Lorsque le temps dessèche un chêne, on dit qu'il se couronne ; quand il commence à décolorer une rose, on dit qu'elle est flétrie.
On ne peut pas se permettre de refaire la même chose, encore plus si l'ouvrage a été lu par beaucoup de monde.
Beaucoup de choses que la nature rend difficiles deviennent faciles à l'homme qui se sert de son cerveau.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
La culture, c'est un peu comme le bonheur, ça se partage.
La bataille contre l'ignorance se gagne tous les jours, et elle finit par ouvrir sur des perspectives insoupçonnées.
Au confessionnal, quand un prêtre insiste, on est fondé à se demander si c'est pour la vérité ou pour le plaisir.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Jeune à jamais la mort pour qui la reçoit Vierge quand elle se nomme Sans nom quand elle se donne Quelle promise et que de nuits devant toi !
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
Est-il indispensable, après tout, de découvrir qui l'on est ? Et n'y a-t-il pas plus de joie à se méconnaître, et à se perdre de vue ?
Sourire, c'est laisser s'éveiller le faune endormi au fond de nos cellules, se laisser guider par la saine intelligence des sens.
Une jeune fille doit se marier par l'amour et rester mariée jusqu'à ce qu'elle le trouve.
Ca vaut pas la peine de se bousculer pour voir le ciel.
Le luxe consiste à se faire plaisir, pas à s'habiller pour les autres.
Mourir ne me dérange pas. Je suis juste ennuyé par la perspective de ne plus pouvoir savoir ce qui va se passer.
Demain, la révolution «se lèvera de nouveau, heurtant ses armes» et, à votre horreur, elle proclame avec des trompettes flamboyantes: j'étais, je suis, je serai!
Il faut savoir se remettre avant de critiquer une personne.
L'école reste le principal enjeu de l'organisation d'une société voulant se défaire de tous les fanatismes.
Se tuer, dans un sens, c'est comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas.
Les assassinats légaux n'empêchent pas le flot de la liberté de se soulever à de longs intervalles et d'entraîner toujours dans son impitoyable courant quelques-uns de ceux qui sont assez fous pour vouloir faire digue.