La raison d'état est une raison mystérieuse inventée par la politique pour autoriser ce qui se fait sans raisons.
Ce plaisir morose que procure à certaines femmes la pensée de se sacrifier.
Pendant l'accouchement, Serge était derrière la porte à quatre pattes avec un stéthoscope pour entendre tout ce qui se passait dans la salle.
Si la présidentielle se réduisait à un catalogue de propositions dont la crédibilité dépendait de leur chiffrage, ce serait une tragédie.
Il me semble que toute ma vie avant ce jour capital est infiniment lointaine, souvenir estompé d'une jeunesse au coeur léger, de quelque chose qui se cache de l'autre côté d'une ombre.
Au retour, à l'endroit où la côte dévale,Tes genoux ont fléchi sous le charme énervantDe la soirée et des senteurs qu'avait le vent.Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions, mais nous pouvons faire de notre mieux pour chaque cas qui se présente à nous, et cela aide étonnamment.
C'est le métier de tout homme de parler de patience à ceux qui se tordent sous le poids de la souffrance ; mais nul n'a la vertu ni le pouvoir d'être si moral, quand il endure lui-même la pareille.
Elle m'dit qu'les âmes se rencontrent pour le meilleur, et que les larmes ne rattrapent pas les erreurs.
Le moment est peut-être venu de formuler un code moral qui régirait nos relations avec les grandes créatures marines ainsi qu'avec celles qui sont sur la terre ferme. Mon souhait est que cela se réalise.
J'étais un jeune homme fou qui se laissait aveugler par ses passions et n'obéissait qu'aux impulsions du moment.
Les vieillards qui se couchent dans la tombe ne font que s'écarter du sentier pour laisser passer ceux qui les suivent.
Avec le temps, les batailles se font de moins en moins nombreuses parce qu'avec le temps, nous acquérons la sagesse de les règler avant même qu'elles ne débutent.
L'humanité doit se donner un cerveau immortel qui puisse la guider sur la route où en ce moment elle chancelle.
Si l'on se bat, on peut être battu.
La politique est l'art d'arriver par n'importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.
Tout ce qui ne peut se ramener à une relation interhumaine représente, non pas la forme supérieure, mais à jamais primitive de la religion.
La lutte dans la lutte doit toujours se reproduire avec des succès différents ; cependant, dans le cours des siècles, les forces se balancent si exactement, que la face de la nature reste uniforme pendant d'immenses périodes, bien qu'assurément la cause la plus insignifiante suffise pour assurer la victoire à tel ou tel être organisé.
Dans un jardin en AngleterreIl était un gardénia.Pour en fleurir sa boutonnière,Un vieux lord se l'appropria.Depuis, au jardin, il n'y a,N'y a plus de gardénia.
Qui souvent s'examine n'avance en rien dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
Celui qui ment se fait piquer par un corbeau.
Un journal fidèle à son objectif ne s'intéresse pas seulement à la façon dont les choses se passent mais la façon dont ils devraient être.
L'idée américaine du progrès racial se mesure à la vitesse à laquelle je deviens blanc.
Dans la tristesse, on se met à poil.
Plus que sur les champs de bataille, la guerre se livre comme jamais autour de symboles.
Le ventre ne connaît que ce qui se renouvelle.
L'orgueil, quelquefois fin et subtil, se déguise de mille manières.
Les êtres ne se possèdent pas, ils se reconnaissent.
Qui ne peut supporter le chagrin doit se garder d'en faire.
Les gens disent toujours qu'Hollywood gâche les enfants. Non, les familles gâchent les enfants ! J'ai grandi à Hollywood et tout va bien. Si mes enfants veulent se lancer dans l'industrie du divertissement, je ne les arrêterai pas tant qu'ils y sont passionnés.
Un sage se distingue des autres hommes non par le moins de folie mais par pur raison.
Se trouve autant de différences de nous à nous-mêmes que de nous à autrui.
Il devrait se munir d'un copyright, le hasard ; il en ferait des sous avec toutes ces coïncidences.
Il arrive que l'erreur se trompe.
Ouvrir une porte, on peut s'en accommoder, car ça se monnaye. Mais un coeur...
Comment vous représentez-vous ça : l'endroit où l'espace se termine ?
Ce qui caractérise les réalistes, c'est qu'ils se trompent systématiquement sur le réel.
Les raisons du bonheur sont la plupart du temps fort simples. Il y a les passions, mais il y a la découverte du monde. Cette curiosité peut se contenter sur place. La matière que l'homme manipule dans son travail est un élément important du bonheur. La sensualité s'y satisfait.
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
Il ne fait aucun doute qu'il existe un monde invisible. Cependant, il est permis de se demander à quelle distance il se trouve du centre-ville et jusqu'à quelle heure il est ouvert.
Mon seul bon résultat en 1997 était de se marier avec Brooke Shields.
Les académiciens se prétendent immortels et pourtant ne dépassent jamais la quarantaine.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription.
Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.