Se permettre de tout penser serait manquer de savoir vivre : les meilleures preuves de respect qu'on puisse donner à l'intelligence du lecteur, c'est de lui laisser quelque chose à penser.
Auschwitz ne constitue pas un cas d'exception, tel un corps étranger qui se trouverait à l'extérieur de l'Histoire normale du monde occidental, mais bien l'illustration de l'ultime vérité sur la dégradation de l'Homme dans la vie moderne.
La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.
Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l'envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
L'amour et l'harmonie s'unissent,S'enlaçant autour de nos âmes,Tandis que nos branches se mêlentEt que nos racines se joignent.
Ma musique se bat contre le système qui enseigne à vivre et à mourir.
Je bouge avec le temps. Tout ce qui se passe dans le temps, je suis preneur.
Quand l'érudit se trompe, il se trompe avec éridution.
Le fou rit, même quand il se noie.
Une véritable passion se doit d'être solitaire, farouche, jalouse de toute activité sans rapport direct avec elle.
Compatir est l'une des expressions de l'amour. Un amour qui se veut totalement désintéressé.
L'amour, c'est l'effort que l'homme fait pour se contenter d'une seule femme.
L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire.
Qu'est-ce que ça peut fiche qu'il ait une jolie femme ! Entre hommes, on ne se complimente que sur ses maîtresses.
Aimer, ce n'est pas se rechercher soi, c'est se quitter, faire abnégation de soi-même pour se livrer à l'autre.
La vie ne vaut pas le coup qu'on se donne la peine de la quitter.
Celui qui se tue court après une image qu'il s'est forgée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.
L'angoisse de l'écrivain, c'est de se retrouver vers l'oeuvre dépassée. Et pourtant d'y tenir comme à son être le plus intime, comme à son enfance même.
Dieu écoute de la même façon les hommes qui prient et les hommes qui pleurent et son coeur se penche avec amour même vers ceux qui le maudissent.
Le peuple n'a besoin de personne, il se suffit à lui-même.
Quand il s'agit de se marier, on est bien embarrassé de choisir ; le mariage a tant de chances contraires ! Ma foi, le meilleur est, je crois, de ne choisir point.
Les hommes, dans leur quête du divin, cherchent moins à admirer et à se soumettre à un dieu qu'à obtenir de lui aide et soutien.
Il faut aussi se plaindre de son sort pour faire valoir celui des autres.
Le Parisien adore qu'on lui dise que sa vie n'est pas une vie. Il se flatte de son endurance.
La culpabilité se hâte toujours vers son double complémentaire, le châtiment : c'est là seulement qu'elle trouve l'apaisement.
Les peuples du Nord, guerriers, marins, nomades, ont l'atavisme de la confiance ; ils ont vécu en hordes, en équipages, en tribus ; ils se sont serrés les uns contre les autres. Ils ont toujours été des hommes de société. [...] ► Lire la suite
Les poètes travaillent la nuitquand le temps ne les presse plus,quand se tait la rumeur de la fouleet que cesse le lynchage des heures.
La jalousie est la preuve que l'amour est semblable à la haine car dans la jalousie, amour et haine se confondent.
Il y a un endroit où Cuba (de Fidel Castro) se démarque des autres - c'est dans son amour pour les droits de l'homme et la liberté !
Il n'y a pas de joie qui égale celle de se créer de nouvelles amitiés.
La seule façon de se sortir d'une histoire personnelle, c'est de l'écrire.
t votre Seigneur dit: Appelez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à M'adorer entreront bientòt dans l'Enfer, humiliés.
On ne se sent jamais plus impuissant que quand on essaie de résoudre un problème qui n'existe pas.
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
Aller droit devant soi tout autour de la terre est le plus court chemin pour atteindre le lieu où l'on se trouve déjà.
Le plus souvent qui veut tromper les autres, se trouve trompé lui-même.
La maternité, c'est comme l'Albanie. On ne peut pas se fier à ce qu'en dise les livres, il faut y aller.
Le philosophe, se portant pour un être qui ne donne aux hommes que leur valeur véritable, il est fort simple que cette manière de juger ne plaise à personne.
Personne n'ignore que les enfants naissent avec des facultés très inégales et des penchants très différents. Cette diversité se manifeste de bonne heure ; que l'éducation s'en empare, qu'elle cherche des lumières sur la route qu'elle doit suivre, sur les [...] ► Lire la suite
Parce que, au fond, c'est ça l'amour : une déclaration d'éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps.
Pour interpréter un rôle, il faut se libérer de son ego, n'avoir aucun contrôle, accepter l'inconnu.
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit.
Sur sa branche, une fleur se croit toujours immortelle, même fanée. Comme nous.
Tout est à vendre ; c'est la loi de la vie. Le monde se partage en deux catégories : ceux qui peuvent acheter et les autres.
Nier la foi, c'est se condamner soi-même ainsi que l'esprit qui engendre nos forces créatrices.
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
On ne comprend jamais très bien l'être qu'on aime. Non pas qu'il soit plus opaque que les autres. Mais on se pose davantage de questions sur lui.
Un texte n'est un texte que s'il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte reste d'ailleurs toujours imperceptible. La loi et la règle ne s'abritent pas dans [...] ► Lire la suite
Il faut comprendre que le pessimisme ou l'optimisme n'ont rien à voir avec la réalité. Ils sont fonction de la représentation que l'on se fait du réel.