Se sacrifier au service de la vie équivaut à une grâce.
Homme de bas calculs, l'informaticien ne comprendra jamais qu'il faut plus de bon sens pour se passer d'un ordinateur que pour l'utiliser.
Le meilleur moyen de se guérir, c'est encore d'agir comme si on était guéri.
L'imagination a le droit de se griser à l'ombre de l'arbre dont elle fait une forêt.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Il ne faut pas se faire borgne pour rendre un autre aveugle.
La mémoire croit avant que la connaissance ne se rappelle.
Avec la paille et le temps, se murissent les nèfles et les glands.
Un chemin se reconnaît au fait que l'autre passant devient notre semblable et qu'il nous paraîtrait inconvenant de ne pas le saluer.
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
Il est possible de se faire une image du Paradis mais la perfection est au-delà de toute imagination.
Que de dangers quand on quitte la maison ! Je songe à cela lorsque je me souviens de mon fils Peter me disant : « Je veux pas aller à l'école maternelle, papa ! Je veux rester à la maison [...] ► Lire la suite
Pour se suicider, il faut beaucoup s'aimer ; un vrai révolutionnaire ne peut pas s'aimer.
C'était un vain profit que celui qui ne requérait ni art, ni amour, ni temps, industrie et patience : un tel profit était voué à se perdre sans utilité.
Qui se venge d'un petit affront cherche à en recevoir de grands.
Combien généreuse est la vie pour l'homme, mais combien l'homme se tient éloigné de la vie !
L'amour, même le plus léger, ne peut que parfumer la place où l'amitié un jour se posera.
Quand un homme et une femme sont assis face à face sans parler, c'est que des instants se préparent.
L'union dans l'amour doit se dérouler dans le silence, comme la prière, puisque la demande est à l'écoute de nos désirs.
La vieillesse et l'enfance se rejoignent par des chemins mystérieux tandis que la jeunesse et l'âge mûr sont toujours dans des directions opposées.
Si une femme ne veut pas, elle parle cinq heures, si elle veut, elle se tait dix minutes.
Logique et vérité sont deux choses très différentes. Mais elles se confondent pour l'esprit qui est le créateur de cette logique.
La loi est un sandwich qui se fait manger par les deux bouts. Le premier bout est l'Europe. L'autre bout, la régulation.
Il faut accepter de changer. Dès qu'on se durcit, les artères en font autant.
Car le dessein politique est le but, la guerre est le moyen, et un moyen sans but ne se conçoit pas.
L'enseignement supérieur ne peut être un luxe réservé à quelques privilégiés. C'est une nécessité économique pour chaque famille. Et chaque famille devrait pouvoir se le permettre.
L'une des énormes erreurs que les gens commettent est d'essayer de se forcer à s'intéresser à eux-mêmes. Vous ne choisissez pas vos passions; vos passions vous choisissent.
Dans un monde de plus en plus incertain, avec des puissances qui se remilitarisent, est-ce qu'en tant que président de la République je peux dire à mes concitoyens que je veux mettre entre les mains des Etats-Unis notre souveraineté ? Non.
Le nombre se révèle à l'art par le rythme, qui est le battement du cÏur de l'infini.
L'amour c'est quand le temps se transforme en mémoire Et nous fait le présent d'un passé plein d'espoir.
Etre une femme et se taire sont deux choses incompatibles.
Les amants se donnent à entendre qu'ils resteront toujours amis, pour se rassurer mutuellement sur ce qu'après s'être si bien connus, ils pourraient dire l'un de l'autre.
Si notre Dieu était celui des philosophes et des savants, même s'il se réfugiait au plus haut des cieux, notre misère l'en précipiterait.
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
Il n'y a que deux espèces qui, sur cette terre, sont capables, quelquefois, de se donner entièrement à la camaraderie, avec les yeux : l'homme et le chien
La vie de l'homme n'est que pénible. La femme se charge de la rendre amère.
Ce sont les hommes qui ont eux-mêmes forgé les fers dont ils se plaignent, et sous lesquels ils gémissent.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
On invente avec un stylo, on se juge à la machine.
Les règlements sont faits pour les soldats et non pour les guerriers ; la bataille se rit du code, elle en exige un nouveau, innové par elle et pour elle et qui disparaît dès qu'elle est terminée.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
Une femme ne doit pas faire de bruit, ne pas déranger, ne pas se faire remarquer, ne pas avoir l'esprit de compétition, ne pas chercher la gloire. Çà, c'est réservé aux hommes. Mais rebellez-vous ! Pensez enfin à vous. A ce qui vous plaît.
La liberté et la démocratie se sont des rêves qu'il nous faut jamais abandonner.
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
La vie se passe à désirer ce qu'on n'a pas, à regretter ce qu'on n'a plus.
Il en est de la vie comme de l'occasion : l'une et l'autre, une fois perdues, ne peuvent plus se retrouver.
A mesure que je m'en éloigne, ma vie passée se dessine comme une île.
Chacun se modifie au gré d'événements incommunicables. Les amis s'oublient, se perdent de vue. On obéit souvent à un tracé intérieur.
L'amour ne meurt pas, il se renouvelle.
Les peuples ne se guérissent pas avec des remèdes amers, et il est prudent de leur dorer la pilule.