Se retrouver dans la lumière de la scène, comme traquée volontairement, est un bonheur auquel on ne renonce pas.
Quand une situation est au pire, il faut qu'elle cesse ou qu'elle se relève...
Souvenez-vous que les murs des villes ne se forment que du débris des maisons des champs.
Jamais un riche ne se réjouit d'aussi bon coeur que ne peut le faire un pauvre.
En fin de compte, on ne peut attendre le salut que de soi-même. Mais vaut-il la peine de se sauver ?
Une parole de celle que nous aimons ne se conserve pas longtemps dans sa pureté ; elle se gâte, se pourrit.
Mangez, buvez et soyeux heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver !
L'homme peut se détruire pour des frontières, alors qu'il sait fraterniser pour une oeuvre commune.
Qui se tait le premier lors d'une dispute, provient d'une bonne famille.
Pour se montrer ami de ses hôtes, la frugalité doit régner dans ses repas ; et, selon un ancien dicton, il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger
On se sert de la raison comme d'un instrument pour acquérir les sciences, et on devrait se servir, au contraire des sciences comme d'un instrument pour perfectionner sa raison.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Personne n'a jamais évalué le nombre de triomphes imaginaires que les gens célèbrent silencieusement chaque année, pour se réconforter.
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
Tout homme qui se connaît des sentiments élevés a le droit, pour se faire traiter comme il convient, de partir de son caractère, plutôt que de sa position.
Sans un autre qui se tient à côté de vous, rire, parler, apprendre, chanter... sont des actes qui ont peu de sens.
Il se trouve que les oreilles n'ont pas de paupières.
Je ne crois que les témoins qui sont prêts à se faire égorger.
L'histoire se répète de manière caricaturale.
Il faut savoir joindre l'agréable à l'agréable et se contenter de beaucoup.
Dire je t'aime au lieu de dire je te désire, c'est se proposer une tâche infinie.
Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour le corriger de sa distraction et pour le tirer de son rêve.... Telle doit être la fonction [...] ► Lire la suite
Ca vaut pas la peine de se bousculer pour voir le ciel.
On croit que je compte les poissons. Non. Je scrute leur âme, je lis leurs rêves, et ils envahissent les miens. Les gens pensent que c'est con un poisson. C'est faux. Ils savent se taire. C'est les gens qui sont cons. Le poisson qui sait tout n'a pas besoin de penser...
Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Se plaindre est un des moyens d'obtenir. La pitié est d'un magnifique rapport.
Y a-t-il une oreille assez fine pour entendre le soupir des roses qui se fanent ?
Un enfant ne peut jamais se défaire des principes qu'on lui a inculqués, même de force, avant sa quinzième année.
On dirait que la souffrance et l'amour sont inséparables, et se plaisent ensemble.
Le combat que se livrent en chaque individu le fanatique et l'imposteur est cause que nous ne savons jamais à qui nous adresser.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Il faut se fier aux femmes à peu près comme on se fie au temps.
Les guerres font de ces trucs : au début, il y a le bon et le méchant et à la fin la confusion est à son comble, tout se mélange.
Où la réalité perd ses droits, le merveilleux se détraque vite.
Qui ne se soucie plus de vivre, dit tout ce qu'il a sur le coeur.
Sourire, c'est laisser s'éveiller le faune endormi au fond de nos cellules, se laisser guider par la saine intelligence des sens.
Un sot est un sot en ce qu'il se croit capable de réflexion.
Dans la contradiction, l'amour se renforce. Dans la confrontation et la transformation, l'amour se préserve.
Le village global est une réalité technique qui attend un projet politique; car plus les techniques réduisent les distances géographiques, plus les distances culturelles prennent de l'importance et obligent à un projet humaniste pour que les hommes se tol
L'amour, ça doit se lire tout de suite. Ce n'est pas une partie de cache-cache.
On ne se débrouille pas trop mal, hein, Didi, tous les deux ensemble ? On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l'impression d'exister ?
Celui qui ne peut pas se corriger lui-même, comment peut-il corriger les autres ?
Ce qui est fantastique avec la vie, c'est qu'elle ne se produit qu'une fois.
On est bien forcé de croire au doigt de Dieu quand on voit comme il se le met dans l'oeil.
Un imbécile ne s'ennuie jamais ; il se contemple.
C'est dans l'abnégation que chaque affirmative s'achève. Tout ce que tu résignes en toi prendra vie. Tout ce qui cherche à s'affirmer se nie ; tout ce qui se renonce s'affirme.
Car l'amour n'est pas un état, mais une action continuelle, une sorte d'équilibre dynamique, qui se met en question à chaque instant.
A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire.