L'histoire se répète de manière caricaturale.
La vraisemblance ne se confond pas avec la vérité, ni le réel avec sa représentation.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
La psychanalyse ressemble parfois à un roman policier.
La vie est le roman de la matière.
Le roman rend aussi le silence : ce qui se dit lorsqu'il ne se dit rien, et là-dedans chacun voyage.
Le progrès historique est vraiment lent. Il faut parfois tout un siècle Pour reculer de cinquante ans.
Rien ne m'irrite plus que la paresse chronique chez les autres. Remarquez, je ne m'oppose qu'à la paresse mentale. La paresse physique peut être céleste.
Le roman procède par combinaisons aléatoires d'éléments réels, le poème par exploration exacte et complète d'éléments virtuels.
La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout.