La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Le style, c'est ce qui arrache une idée au ciel où elle se mourait d'ennui.
Quiconque se bat pour gagner un prix est un modéré dans tout ce qu'il fait.
On ignore ce qui se cache dans l'obscurité.
La logique est un risque à courir. La moindre petite pensée développée jusqu'au bout se transforme toujours en machine infernale.
Entrer en pleine solitude, c'est un peu se tenir soi-même dans sa main et s'offrir au néant.
Logique et vérité sont deux choses très différentes. Mais elles se confondent pour l'esprit qui est le créateur de cette logique.
Nul n'est libre qui ne sait se maîtriser.
Le plaisir qu'un homme d'honneur a dans la conscience d'avoir fait son devoir est une récompense qu'il se paie de toutes ses peines.
Celui qui se vante de ses gloires, en perd tout le mérite. Celui qui se célèbre ne sera pas reconnu.
Le coeur des mères se fond en douces caresses, en gâteries, en mille soins utiles et inutiles.
Lorsque l'homme civilisé a peur, le sol se dérobe littéralement sous ses pieds et le fait retomber dans les profondeurs de la préhistoire, des millénaires en arrière.
La maternité, c'est comme l'Albanie. On ne peut pas se fier à ce qu'en dise les livres, il faut y aller.
Celui qui veut se souvenir ne doit pas rester au même endroit et attendre que les souvenirs viennent tout seuls jusqu'à lui ! Les souvenirs se sont dispersés dans le vaste monde et il faut voyager pour les retrouver et les faire sortir de leur abri !
La loi est un sandwich qui se fait manger par les deux bouts. Le premier bout est l'Europe. L'autre bout, la régulation.
Les bâteaux enfouis dans la sable peuvent-ils se vanter d'une certaine stabilité ?
La démocratie en Occident n'est plus, pour beaucoup, la grande affaire pour laquelle tant de générations se sont battues.
Dans la contradiction, l'amour se renforce. Dans la confrontation et la transformation, l'amour se préserve.
La réalité est ce qui se partage.
C'est une lâcheté que se faire expliquer trop sa honte.
La couleur est l'endroit où notre cerveau et l'univers se rencontrent.
Quand le miel manque, on se contente de mélasse.
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue. Ce n'est qu'après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
Un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même.
Cette possibilité que la maternité ne soit pas un don inné, qu'elle se construise avec l'enfant dans le doute et la folie, dans le tâtonnement de la raison du plus aimant.
Il ne faut pas se laisser aller, sans quoi la nature nous entraîne plus loin que nous ne voudrions.
Que l'homme soit disposé à céder à la nature ou à s'opposer à elle, il ne peut se passer d'une compréhension correcte de son langage.
S'inquiéter, c'est comme prier pour quelque chose que vous ne voulez pas qu'elle se produise.
La vraie grandeur mystique du Karate se trouve dans la profondeur, l'ampleur et l'immensité des philosophies orientales qui sont derrière lui.
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Qui goûte de tout se dégoûte de tout.
On se laisse attirer par la faiblesse, parce que c'est doux et tiède, et on s'y abandonne, et on finit pas sombrer dans la veulerie.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
L'honnête épouse, au moment où elle se livre à son honnête époux, est dans la même position que la prostituée au moment où elle se livre à son amant.
Il faut avoir une bonne conscience pour se bien fâcher.
Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime.
Une journée de perdue ne se retrouve jamais plus.
Mais heureusement, notre entendement se fait au travers des mots perdus et des mots sans signification; s'il n'en était pas ainsi, pauvre serait notre compréhension mutuelle.
Snif ! Le saumon ne sent même plus la petite fille qui se néglige. L'andouillette ne sent plus la merde. Heureusement que les caissières ne gagnent pas de quoi se laver le cul.
Tous ceux qui se rendront seront épargnés ; quiconque ne se rend pas, mais s'oppose par la lutte et la dissension, sera anéanti.
Etre une femme et se taire sont deux choses incompatibles.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
La haine cela se guérit, seul le ridicule nous tue...
Il y a des gens d'une certaine étoffe ou d'un certain caractère, avec qui il ne faut jamais se commettre.
Malheur à la connaissance stérile qui ne se tourne point à aimer !
Les faveurs des femmes sont dans les romans ce que sont, dans les contes, les souhaits accordés par les fées. Il s'agit de ne pas se tromper.
Il résulte que le consommateur recueille à la longue tous les avantages d'une bonne législation comme tous les inconvénients d'une mauvaise ; ce qui ne veut pas dire autre chose, si ce n'est que les bonnes lois se traduisent en [...] ► Lire la suite