L'imagination a le droit de se griser à l'ombre de l'arbre dont elle fait une forêt.
Le désespoir, lui-même, pour peu qu'il se prolonge, devient une sorte d'asile dans lequel on peut s'asseoir et reposer.
La conversation et la télévision se placent au même niveau que la lune de miel... c'est inutile.
La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Amer et doux dans la vie se promènent ensemble.
Le plaisir qu'un homme d'honneur a dans la conscience d'avoir fait son devoir est une récompense qu'il se paie de toutes ses peines.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
On se réfère au passé, en arguant que la liberté d'expression est un droit de longue date. Mais c'est une idée du passé qui est totalement reconstruite.
Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites.
Il en est de la vie comme de l'occasion : l'une et l'autre, une fois perdues, ne peuvent plus se retrouver.
Le rire est le propre de l'homme, il y en a toujours beaucoup qui ne se lavent pas !
Aux alentours de la soixantaine, deux seules vraies questions se posent : 1. Je meurs quand ? 2. De quoi ? Tout le reste est diversion.
Je suis du côté des gens qui travaillent dur pour protéger notre pays ! Des gens qui ne sont pas obsédés par leur plan de carrière et qui ne courent pas après les honneurs. Et qui ne peuvent pas se [...] ► Lire la suite
Mieux vaut se confier à son chien qu'à un étranger.
La démocratie reste impuissante à se défendre, et insensible devant la menace qui la guette.
Balancer un pet c'est moins sale que de voir les gens se laver les dents.
Celui qui excelle ne discute pas, il maîtrise sa science et se tait.
On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Presque tout se paie avec des paroles, et elles suffisent pour dégager de l'impossible.
Il faut mener un homme, tout homme, jusqu'à lui-même et lui apprendre à se construire.
Tout exercice du pouvoir aujourd'hui est un vol et une duperie où l'on se floue soi-même.
Le chef-d'oeuvre littéraire de la France est peut-être sa prose abstraite, dont la pareille ne se trouve nulle part.
Malheur à la science qui ne se tourne pas à aimer.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
Haricot par haricot se remplit le sac.
Cette possibilité que la maternité ne soit pas un don inné, qu'elle se construise avec l'enfant dans le doute et la folie, dans le tâtonnement de la raison du plus aimant.
Rien ne se perd plus facilement que le sens du jeu.
Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui, dès qu'elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer.
Il y a des coups de poignard qui se perdent.
L'homme heureux est celui qui se retrouve avec plaisir au réveil, se reconnaît celui qu'il aime être.
Misérable est l'amour qui se laisserait mesurer.
Il est plus facile de se servir d'un fusil que de montrer du courage.
Toutes les dévotes se dédommagent des péchés qu'elles ne font pas par le plaisir de savoir les péchés des autres ; c'est toujours autant de pris...
On est plus facilement méchant dans la vie que dans un livre. Quand on écrit, on réfléchit davantage à ce qu'on fait. On se contrôle mieux.
On [ndlr,Louis de Funés] se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Dieu a mis un art secret dans les forces de la nature pour lui permettre de se façonner du chaos en un système mondial parfait.
L'amour se rompt par des erreurs grossières, l'amitié se perd par les mensonges.
L'ambitieux se rêve au faîte du pouvoir, tout en s'aplatissant dans la boue du servilisme.
On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
Les vacances datent de la plus haute antiquité. Elles se composent régulièrement de pluies fines coupées d'orages plus importants.
Tous les départs Resserrent les coeurs qui se séparent.
Cet inconnu qui se nomme l'avenir, si sage qu'il ne parle jamais, gardant ses secrets afin de faire chercher à l'homme la source de l'espérance.
Quand deux êtres se sont aimés, ils ne peuvent se dissimuler la moindre absence de tendresse dans un baiser.
Les coiffeurs se font des cheveux blancs dès qu'ils frisent la quarantaine.
Il résulte que le consommateur recueille à la longue tous les avantages d'une bonne législation comme tous les inconvénients d'une mauvaise ; ce qui ne veut pas dire autre chose, si ce n'est que les bonnes lois se traduisent en [...] ► Lire la suite
L'amour, c'est l'effort que l'homme fait pour se contenter d'une seule femme.
Le temps se rétrécit ou semble s'accélérer à mesure qu'approche la date du but à atteindre.
Souvent les gens perdent leur fortune par ambition et se ruinent par avarice.