On se deteste tellement qu'on fait l'amour.
On ne devient pas geisha pour s'épanouir ou se réaliser. Si on fait ce métier avant tout, c'est parce qu'on n'a pas le choix.
La femme abandonnée doit se contenter d'exister.
Les hommes sont de drôles d'oiseaux qui se font toujours plumer d'une manière ou d'une autre.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
La confiance personnelle se fait aisément partager ; et rien n'est plus dangereux pour un supérieur que de méditer avant de répondre.
Chez les Saxons, on pendait la femme adultère ou on la brûlait. Chez les Egyptiens, on lui coupait le nez. Chez les Romains, on lui coupait la tête. Aujourd'hui en France, on se moque du mari.
La médecine est née du mal, si elle n'est pas née de la maladie et si elle a, au contraire, provoqué et créé de toutes pièces le malade pour se donner une raison d'être.
A condition de se poster aux bons endroits, le touriste est plus facile à exterminer que la vipère.
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
Derrière chacune des choses exquises qui existaient se cachait quelque chose de tragique.
Le slip ça se met toujours sous le pantalon... sauf Batman !
La haine est un sentiment facile ; l'amour c'est plus compliqué, il faut vaincre ses défenses et se laisser aller.
C'est bon en tant qu'artiste de toujours se souvenir de voir les choses d'une manière nouvelle et bizarre.
Pour moi, ce que je fais, c'est une expression artistique qui se propage à travers moi. La mode est juste le moyen.
Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d'envier le sort des dieux.
La fidélité conjugale, une terrible démangeaison avec défense de se gratter.
Un con, ça ne se définit pas. On ne peut donner que des exemples.
Les secrets ne sont pas obligés de se cacher.
C'est toujours très curieux ce qui se passe quand on se meurt d'amour et qu'on n'a personne pour se jeter dedans, follement.
Qui se perd se trouve Qui perd tout trouve !
La carrière d'une star commence quand elle a du mal à entrer dans son chemisier et se termine quand elle a du mal à entrer dans sa jupe.
Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive.
Mains maternelles - mains merveilleuses ! Ne se reposent jamais, ne refusent jamais, Peinent, agissent jusqu'à la fin : Encore à la tombe elles bénissent.
La peur des piqûres, ça ne peut pas se guérir par l'acupuncture.
Il est des gens qu'on ne rencontre qu'une fois, et dont on ne peut plus se passer.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher mais qu'il ne saurait être question de se soumettre.
La foi se nourrit de la contemplation du côté ensoleillé des choses.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Ne regardons pas les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas. Les choses visibles, en effet, n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles.
Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie.
Il y a des femmes tellement précoces que l'on est tenté de se demander si elles ont été jamais vierges.
Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit.
Quand l'esprit ne résiste plus, qu'il ne fuit ni ne blâme ce qui est, mais se contente d'être conscient avec passivité, il s'aperçoit que, dans cette passivité même, vient une transformation.
Merde : ce mot est une friandise. Seuls les crétins de haut vol ne l'utilisent jamais. Un mot qui se crie, qui se hurle, qui se susurre, se murmure, se savoure. C'est le mot qui console, dont on a besoin.
Un homme se console d'être doux en affirmant qu'il est féroce quand il s'y met.
Au fond d'une grande déception, il y a encore de quoi se faire un petit bonheur.
On se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser.
On vous presse comme des citrons, c'est nous les pigeons et on en a ras-le-bol de se faire arnaquer avec les prix les plus élevés d'Europe.
Il se passe, entre un roman et son lecteur, un phénomène analogue à celui du développement des photos, tel qu'on le pratiquait avant l'ère du numérique.
Se cultiver, c'est devenir ce qu'on est.
La barrière la plus immuable de la nature se situe entre les pensées d'un homme et celle d'un autre.
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
La beauté vitale peut tout se permettre : elle n'est pas astreinte aux limitations du goût.
Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas.
Seuls ceux qui se démarquent de la foule sont dignes d'intérêt.
La différence entre se mettre en scène soi-même et être dirigé par quelqu'un d'autre, c'est celle qu'il y a entre se masturber et faire l'amour.
Il n'est pas grave de se tromper pourvu qu'on se fourvoie avec ferveur.
L'avenir est une tradition. Combien de temps se maintiendra-t-elle ?