Pour la grande, l'immense majorité des créateurs, il y a une volonté évidente de se survivre, ou de faire survivre ce que l'on a devant soi.
La politique, l'ambition de servir et de se servir sont les plus formidables des ciments et même des aphrodisiaques.
La haine est un sentiment facile ; l'amour c'est plus compliqué, il faut vaincre ses défenses et se laisser aller.
Le plaisir du texte n'est pas forcément de type triomphant, héroïque, musclé. Pas besoin de se cambrer.
Se tenir par les épaules, c'est agréable, mais si tu laisses tomber, l'autre s'en va tout seul.
Le secret des grandes batailles consiste à savoir se déployer et se concentrer au bon moment.
Je crois que nous n'avons pas besoin de nous inquiéter de ce qui se passe après cette vie, tant que nous faisons notre devoir ici - d'aimer et de servir.
On rencontre des personnes magnifiques, puis on se quitte sur des mots pathétiques.
Les gens qui se plaignent de payer des impôts peuvent être divisés en deux groupes : les hommes et les femmes.
Quand les lois sont obscures, les juges se trouvent naturellement au-dessus d'elles, en les interprétant comme ils veulent.
La grande supériorité de l'examinateur est de se trouver du bon côté de la table.
L'amour peut se passer d'estime, pas l'amitié.
On ne recommence plus, mais se souvenir, c'est presque recommencer.
L'amour est une passion qui ne se soumet à rien, et à qui, au contraire, toutes choses se soumettent.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
Derrière tout créateur devrait se tenir quelqu'un. Le mieux : que ce soit lui-même.
Rien n'est plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas.
On n'est jamais trop pressé. Le temps, ça ne se gaspille pas.
Qu'est-ce qu'une vie ?... Rien. Un fil venant de nulle part n'allant nulle part, perdu parmi des millions de millions d'autres fils identiques mais dont le possesseur se croit le centre de l'univers.
Se savoir aimer et se l'entendre dire. C'est la potion magique contre la violence, la colère, la révolte.
Ce qui me manque, vous voyez, c'est cette complicité sur laquelle on ne se pose aucune question, qui ne suscite aucun doute.
Où irais-je, si je pouvais aller, que serais-je, si je pouvais être, que dirais-je, si j'avais une voix, qui parle ainsi, se disant moi ?
Les temps contemporains nous montrent une technique qui se déchaîne en échappant à l'humanité qui l'a produite.
La vie se décide au moment où on se demande : est-ce que ce sont les adultes qui sont cons ou est-ce moi ?
Se révolter contre la tyrannie, c'est obéir à Dieu.
Et pour cet art de connaître les hommes, qui vous sera si important, je vous dirai qu'il se peut apprendre, mais qu'il ne se peut enseigner.
La destinée d'un peuple se compose de ceux qui visent à la gloire et de ceux qui visent à la fortune.
Se suicider, c'est essayer de mourir de son vivant.
La peur de se faire prendre est la mère de la créativité.
A la source de la langue médiatique moderne, il y a une règle : tout de qui est simple peut se compliquer.
En se poliçant les nations perdent insensiblement leur courage, leur vertu, et même leur amour pour la liberté.
La vie se montre cruelle envers les femmes ! Elles doivent se débrouiller de leur mieux, tant qu'elles sont jeunes. Lorsqu'elles vieillissent et deviennent laides, on les délaisse.
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
Le parfum ne doit pas être lié uniquement à la mode car cela signifie qu'un jour il se démodera.
Il faut toujours être amoureux. C'est la raison pour laquelle il ne faut jamais se marier.
Au plus profond de la mer se trouvent des richesses incalculables mais si vous recherchez votre sécurité, restez sur le rivage !
La femme nous remet en communication avec l'éternelle source où Dieu se mire.
Il me paraît plus aisé de se croire Dieu que de croire en Dieu.
Cave : on y descend pour se remonter.
Se reconnaître dans une race est le seul moyen de conjurer l'échéance mortelle dont chaque instant nous rapproche.
On n'a même plus le temps d'être un enfant qu'il faut se dépêcher de devenir un homme.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.
Celui qui se lance dans une entreprise atroce doit s'imaginer qu'il l'a déjà réalisée, il doit s'imposer un avenir irrévocable comme le passé.
Pour que cent se livrent à la culture physique, il faut que cinquante fassent du sport. pour que cinquante fassent du sport, il faut que vingt se spécialisent. pour que vingt se spécialisent, il faut que cinq soient capables de prouesses étonnantes.
Réglez bien votre jeunesse, et votre vieillesse se réglera d'elle-même.
L'honnêteté c'est de faire régulièrement ce qui se voit, après c'est de l'héroïsme.
Aucune action ne peut se faire pour l'homme sans se faire aussitôt contre des hommes.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
Pourquoi se faire exploiter par les autres quand on peut faire ça soi-même.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.