Se taper un canon sans devenir un boulet.
Permis de se reconstruire.
L'irrespect se perd. Heureusement, je suis là pour le rétablir.
Du fou, il devient frère, celui qui se met en colère.
La plupart d'entre nous finissent avec cinq ou six personnes qui se souviennent de nous. Les enseignants ont des milliers de personnes qui se rappellent d'eux pour le reste de leur vie.
La vie est à 5% ce qui se passe et à 95% comment vous réagissez.
La politique est l'art de se servir des gens.
La société se compose de deux groupes : les raseurs et les rasés.
Si Dieu existe, qu'il se dénonce !
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
Les parents se fichent de la justice... Ce qu'ils veulent c'est avoir la paix !
L'amour est toujours secret, il ne se dit pas, il ne peut pas se dire.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
Le bon conseil que l'on donne à l'oreille d'un ami n'est-il pas plus efficace, bien souvent, qu'un discours étayé de directives que l'on se garde bien de suivre soi-même.
La seule supériorité réelle de l'homme jaillit du sens de l'absurde qui le saisit quand il se réfléchit, quand il se demande ce qu'il est venu faire en ce monde.
L'homme n'amène pas son propre malheur, et si nous souffrons, c'est par la volonté de Dieu, bien que je n'arrive pas à comprendre pourquoi il se croit obligé de tellement en remettre.
Les dieux et les fées se trompent aussi.
Il y a des choses qu'on est longtemps sans se dire, mais quand une fois elles sont dites, on ne cesse jamais de les répéter.
Deux hommes qui suivent des voies différentes ne peuvent se rencontrer.
Je connais des chômeurs, ils ont tellement honte, ils votent communiste pour se faire passer pour des travailleurs.
Il faut se motiver pour s'armer contre la terreur du défaitisme, contre l'hégémonie des cyniques. C'est un combat à mener.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
Se repentir du passé, s'ennuyer du présent, craindre l'avenir : telle est la vie.
L'humour n'est qu'un des moyens de se défendre contre l'univers.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
C'est dans sa durée que la vie se change en survie et le temps en éternité. C'est en naissant, et à chaque instant de votre vie, que vous êtes entrés en votre immortalité.
On se souvient toujours des dates importantes... le lendemain.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
L'expérience enseigne qu'aux moment redoutables de sa vie l'homme se la sauve qu'en la risquant.
Une conversation devrait toucher à tout, mais ne devrait se concentrer sur rien.
- Tu crois que c'est en paralysant le pays qu'on va s'en sortir ? - Mais les gens ne se mettent pas en grève par plaisir, Jany. Tu devrais le savoir... Si les grenouilles avaient des ailes, elles s'emmerderaient pas à sauter.
Il y a différentes manières pour qu'une femme ne se laisse pas séduire, mais le meilleur est de refuser.
On dit que le public a les journaux qu'il se fait ou qu'il mérite. N'est-il pas plus juste de dire que les journaux ont le public qu'ils façonnent ?
L'animosité c'est comme la sympathie, ça se communique sans s'expliquer.
Se suicider constitue la pire des ingratitudes. Se suicider, c'est se reconnaître incapable d'assumer le cadeau de la vie.
La vie, c'est ce qui se déroule lorsque nous planifions autre chose.
Ô envie, peste de la vie, prison des coeurs, ver immortel, chancre de l'âme et enfer des vivants : où est-ce que tu conduis les âmes qui se laissent emporter à ta rage ?
Un artiste ne doit pas se faire d'illusions : exceptionnelles sont les oeuvres totalement réussies.
Marcher seul, sac au dos, c'est se livrer entièrement aux dangers et aux hommes. Il n'y a nulle possibilité de fuite comme à vélo, ou d'abri comme avec une voiture.
Je ne cesse de rencontrer des gens obsédés par l'idée que les autres se font d'eux, et dont toute l'énergie se mobilise pour ressembler au modèle qu'ils ont créé un jour pour séduire, et qui les a réduits une fois pour toutes à l'esclavage.
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
Tartarin n'était pas un menteur. Comme tout homme du midi, il ne ment pas, il se trompe !
Il se passe énormément de choses qui nécessitent une compréhension et une explication, mais - pour ne pas dire plus - le monde est un gâchis.
Le palais des Festivals à Cannes, c'est un endroit où on applaudit les toilettes avant d'aller se faire chier.
Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre.
Il faut se méfier des histoires trop longues. La plupart du temps, elles sont inventées.
Trop de femmes qui se déshabillent au comptant s'habillent à crédit.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
Qu'il soit poète, artiste, musicien, physicien ou mathématicien, le génie ne se résume pas. Il est lui-même un résumé, un raccourci, une voie que personne n'avait osé emprunter avant lui.