L'éclat de la poésie se révèle hors des moments qu'elle atteint dans un désordre de mort.
La chose la plus difficile est de savoir comment dépeindre quelqu'un qui est si connu que les gens se souviennent encore de lui d'une manière très précise.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
Lorsque, pendant un jour entier, je me trouve privé de femme, j'ai l'impression que, ce jour-là, une femme doit se trouver entièrement privée de tout.
Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
On fait sa première communion pour en finir avec la religion. On passe son bac pour en finir avec les études. On se marie pour en finir avec l'amour.
Qui livre un plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre soi-même ?
On a beau se tenir à l'écart, les gens finissent toujours par vous mêler à leurs intrigues.
L'homme devient athée lorsqu'il se sent meilleur que son Dieu.
Dans culture il y a culte et toute culture est une manière de piété. L'esprit humain se forme à accepter, non à décider si une oeuvre est belle mais à réfléchir sur une oeuvre belle.
C'est déjà être malade que de se croire malade.
Le peuple commence à apprendre à se passer de Dieu, il saura bien aussi se passer de gouvernement.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Si c'est votre choix d'ouvrir la porte aux Gafam pour détruire Canal, vous faites ce que vous voulez et puis Canal se débrouillera, s'adaptera.
Se coucher de bonne heure et se lever matin, sont les deux meilleurs moyens de conserver sa santé, sa fortune et son jugement.
La grandeur d'un homme peut se mesurer à la grandeur des choses qui l'angoissent.
Aimer, c'est se donner corps et âme.
Les folies, c'est toujours pareil, dès qu'on a ce qu'on voulait, on se demande un peu pourquoi on l'a voulu !
L'homme se vante de descendre du singe. Jamais aucun singe ne se vanterait de descendre de l'homme.
Ne te crois pas persécuté, on se fait encore plus d'illusions sur ses ennemis que sur ses amis.
Le classique se connaît à sa sincérité, le romantique à son insincérité laborieuse.
Ceux qui se sont adaptés à tout ont survécu, mais la majorité n'en a pas été capable et en est morte.
Un agitateur, c'est un homme qui en ennuie d'autres en réclamant ce qu'on lui doit, quand il serait si simple de se taire.
Boire, c'est se faire un devoir d'avouer, c'est faire la lumière sur l'obscur.
Il faut prendre son bien où et quand on le trouve et ne pas se montrer trop difficile... Les sages s'arrangent pour tout concilier.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
L'objet premier de l'anthropologie est la relation entre l'un et l'autre, les uns et les autres. Elle se situe au confluent des histoires, au lieu des crises, au carrefour des doutes : la matière concrète du social et de l'individuel.
Si vous pensez du bien de moi, il faut le dire le plus vite possible, parce que, vous savez, ça se passera.
C'est dans le plaisir - mémoire du passé ou espoir en l'avenir - que le sage se régénère.
Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres.
Il est vrai que l'âme n'a point de sexe... Le tempérament et l'éducation font toute la différence qui se remarque entre les sexes.
Observer attentivement, c'est se rappeler distinctement.
L'idole se différencie de Dieu en ce qu'elle est quelque chose alors que Dieu est tout.
L'intelligence, c'est de se diriger soi-même ; la sagesse, c'est de faire faire par d'autres ce que je rêve.
Chaque homme, même le plus laid, nourrit en soi une amorce et un secret par lequel il se relie directement à la beauté même.
Les rats nous observent dans l'ombre de leurs égouts. Ils se lissent les moustaches de joie car ils n'ignorent pas que notre civilisation fermera bientôt son guichet.
Amitié, degré supérieur de l'amour, sanctuaire où l'on se retire pour méditer le bonheur de l'être aimé.
Les billets du sort se jettent dans un pan de la robe, mais c'est le Seigneur qui en dispose.
Il est crucial que le monde entier se rende compte que pas un homme seul ne devrait être tué au nom de la justice, du peuple ou de la société.
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait ; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action.
Ne jamais se hâter ni tarder.
Par définition les sondages ne se trompent jamais, car ils n'ont pas vocation à prédire.
Le vrai gourmet est celui qui se délecte d'une tartine de beurre comme d'un homard grillé.
Pour que les hommes, tant qu'ils sont des hommes, se laissent assujettir, il faut de deux choses l'une : ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés.
C'est quand même étrange cette manie que nous avons tous de vouloir rompre en douceur alors que rien n'est plus violent qu'une rupture qui se déroule en douceur.
Il y a longtemps qu'ils se din-din. Si vous m'avez compris, tant mieux ! Sinon, tant pis !
Les terroristes croient qu'ils se battent alors qu'ils agissent avec la pire des lâchetés en abattant des innocents couchés par terre.
Les malheureux peuvent se résigner, mais les coupables ne connaissent aucune paix.
La seule liberté que l'homme simple désire vraiment, c'est celle de démissionner de son job, de se faire dorer au soleil et de se gratter là où ça le démange.