Dans l'action politique, dans la vie économique comme en toute entreprise humaine : se donner pour finalité de servir le bien commun des hommes.
La jeunesse c'est se révolter contre tout.
Il n'y a que les imbéciles qui se croient volés en donnant trop à une fille.
Les fleuves et les femmes se livrent à des débordements : les premiers en sortant de leur lit, les secondes en y entrant.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
C'est quand ils se conduisent comme tout le monde que les génies manifestent le mieux leur supériorité sur le commun des mortels.
Nulle jouissance n'égale peut-être celle de se posséder dans la sagesse.
On ne se fait pas toujours une langue propre à son coeur.
La possession des richesses a des filets invisibles où le coeur se prend insensiblement.
Il y a des gens qui, toute leur vie, se contentent de dire : "Évidemment ! Parfaitement ! C'est horrible, admirable, extravagant, bien curieux." Par eux-mêmes ils n'ont aucune valeur, mais ils sont d'un grand secours à autrui : ils lui servent de verbes a
L'homme se bronze ainsi : il use la femme pour que la femme ne puisse pas l'user.
C'est une cruelle injustice de dire à un homme sans bottes de se relever par ses bottes.
La musique est à peu près la seule chose qui reste pour laquelle les gens ne se battent pas.
Si je me sers des médias, c'est que les médias ne se privent pas de me salir et de salir l'action que je mène.
Comprendre, c'est se sentir capable de faire.
Un cinéaste, ça se demande comment va le monde. S'il ne pose pas cette question, il fait du cinéma qui se prend le pouls.
Le coeur du fou est dans sa bouche, mais la bouche du sage se trouve dans son coeur.
Les conjurations, lors même qu'elles réussissent, ont le plus souvent de très funestes conséquences, parce qu'elles se font presque toujours contre le tyran et non contre la tyrannie.
Si vous êtes sûr de comprendre tout ce qui se passe, vous êtes irrémédiablement à côté de vos pompes.
L'homme pense pour retenir la pensée qui d'elle-même se dissout.
Si on ne se met pas en question, si on ne court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors ça n'a aucun intérêt.
Snobisme. C'est un partage savant entre ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. C'est une étiquette permanente. Le bon mot, le geste qu'il faut, quand il faut.
Un cinéaste se trouve face à trois options : embrasser le système et en devenir l'esclave ; l'ignorer et le combattre ; ou l'utiliser à son avantage.
L'important c'est de se sentir heureux, d'extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c'est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher.
La femme doit cesser de se considérer elle-même comme l'objet de convoitise de l'homme.
On rend bandant les rêves les plus tartes, à force de billets verts, de toc, de plaqué, de paillettes, jusqu'à ce que le dernier des humains se prenne pour un empereur et devienne son propre dieu...
Si amour à mi-ventre, Si cruche à moitié vide : La moitié se perd en route.
Les abus invétérés ne se corrigent qu'avec le temps.
Pourquoi parler ? Pourquoi se mettre en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité : les autres ?
La charité est un plaisir dont il faut savoir se passer.
La psychanalyse est un examen où on est sûr de se faire étendre.
Dieu a créé des hommes inachevés dans un monde inachevé pour les laisser être. Les hommes doivent se réaliser eux-mêmes.
Une guerre comme tout autre spectacle, se visionne mieux à distance.
De toutes les manières d'être en retard, la pire est celle qui consiste à se croire en avance.
Pour agir, il faut se sentir observé.
Si tu as été aimé, si tu as donné du bonheur ou de l'espérance, il se trouvera forcément quelqu'un, au jour de ta mort, pour te fermer les yeux, quelqu'un pour rassembler tes amis, organiser une veillée et t'entourer de tes souvenirs les plus chers.
Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité.
La plupart des hommes qui prospèrent en ce monde oublient ce faisant de vivre et de prendre du plaisir, se réservant pour le jour où ils seront suffisament riches, alors qu'ils ne seront plus en mesure d'en profiter.
La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
Mais ce qui est proprement insensé, c'est que le mental considère comme le monde véritable celui de sa fabrication, qui n'a, je ne le redirai jamais trop, aucune existence d'aucune sorte, et c'est par rapport à ce monde totalement chimérique qu'il se permet de juger le monde réel.
Les grandes questions de notre temps ne se décideront pas par des discours et des votes a la majorité, mais par le fer et le sang.
Je crois que quelque chose se fait bien quand il y a une équipe qui pense et qui crée la même chose.
Se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle...
Si tous les gens qui s'aiment se mariaient, ça ferait du beau ! Tous ces divorces en perspective. Et toute une morale à refaire. L'Eglise n'y tiendrait plus.
Le "séducteur" qui se vante d'initier les femmes aux mystères de l'amour : l'étranger qui débarque à la gare et propose au guide de lui montrer les beautés de la ville.
Une strip-teaseuse prouve que si les femmes n'ont jamais rien à se mettre, il leur faut toujours du temps pour l'enlever.
L'avenir n'est pas réel. Un rêve qui peut se réaliser ou pas. Le passé seul existe vraiment.
On ne se repose bien et on meurt content que là où l'on a vécu heureux.