"Se souvenir", voilà le premier pas vers "comprendre".
En temps de guerre, la loi se tait.
Les enfants se chargent de gaspiller I'héritage.
Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer.
La guerre c'est aussi un jeu. On se dit des secrets et on écoute leurs rumeurs en attendant de mourir.
La preuve que l'homme descend du singe, c'est que, lorsqu'il se sent perdu, il se raccroche à toutes les branches.
Tous les hommes se croient assez habiles pour donner des conseils, et assez sages pour n'en avoir pas besoin.
Faites en sorte que les vaincus puissent se féliciter de vous avoir pour vainqueur.
Toute générosité se paie, c'est même par là qu'elle vaut.
En annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. En en annonçant de mauvaises, on se rend important : choisissez.
La science, il est vrai, ne progresse qu'en remplaçant partout le pourquoi par le comment ; mais si reculé qu'il soit, un point reste toujours où les deux points d'interrogations se rejoignent et se confondent.
C'est trop beau, le bonheur, pour que cela puisse se prolonger au-delà de quelques moments privilégiés.
Les faits n'ont aucun sens pendant qu'ils se font, ils en prennent un avec le temps, quand on les oppose à d'autres faits.
Les femmes qui se marient tôt sont souvent du genre à s'enticher des hommes qui présentent bien sur la photo de mariage et donnent leur numéro de téléphone aux demoiselles d'honneur.
La réalité est une illusion qui se produit en raison du manque d'alcool.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,La lune se taisait comme vous vous taisiez,en regardant au loin, en regardant dehors,Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.
Le travail d'apprentissage se poursuit jusqu'au jour de votre mort.
Car être libre, ce n'est pas simplement se débarrasser de ses chaînes, mais vivre d'une manière qui respecte et renforce la liberté des autres.
L'esprit Latina se traduit dans tous les aspects de nos vies, de la beauté au travail en passant par la famille. Nous aimons, nous sommes bruyants et notre essence est belle.
Dans l'action politique, dans la vie économique comme en toute entreprise humaine : se donner pour finalité de servir le bien commun des hommes.
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
Un cinéaste, ça se demande comment va le monde. S'il ne pose pas cette question, il fait du cinéma qui se prend le pouls.
Le "séducteur" qui se vante d'initier les femmes aux mystères de l'amour : l'étranger qui débarque à la gare et propose au guide de lui montrer les beautés de la ville.
Les remords, il vaut mieux se contenter de les conjuguer au présent.
On est comédien pour se détruire et s'étonner en renaissant de rien.
Le feu se peut changer de place.
Je ne souffre pas de la solitude ; il est déjà suffisamment difficile de se supporter soi-même et ses manies.
Maintenant, vous allez voir un truc pas banal. Ça glisse, ça remonte, ça redescend, ça se dilate. Vous me direz que c'est compliqué, je vous répondrai que c'est pas le truc de tout le monde. C'est moins intelligent qu'un dauphin, d'accord ! Mais ça vole.
Comment se fait-il que quelque chose qui a tant de sens au clair de lune n'ait aucun sens à la lumière du soleil ?
L'ennemi ne se changera pas en ami, ni le son en farine.
Un jour, quelqu'un m'a dit qu'un meurtre se produit à chaque minute. Je ne veux donc pas perdre votre temps, je sais que vous voulez retourner au travail.
Je crois que quelque chose se fait bien quand il y a une équipe qui pense et qui crée la même chose.
Dans les premiers moments j'ai cru Qu'il fallait seulement se défendre Mais cette place est sans issue.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
On tait tout à l'homme qui se tait ; on lui rend son silence.
Quelque grand que soit le poste, celui qui le tient doit se montrer encore plus grand.
La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
Dieu ne juge pas : par lui les êtres se jugent.
Rien ne se perd dans la nature, hormis les espoirs réalisés.
Pourquoi se mettre à écrire quand on sait son intérieur intraduisible.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
La voix d'un condamné peut se faire entendre, mais ses paroles sont vaines.
On ne se connaît pas vraiment quand on ignore les autres.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Nous ne connaîtrons jamais les autres puisqu'eux mêmes ne se connaissent pas.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
Un acteur qui va pisser, c'est mille balles perdues" à propos d'un acteur qui se fait attendre sur un tournage.
On rend bandant les rêves les plus tartes, à force de billets verts, de toc, de plaqué, de paillettes, jusqu'à ce que le dernier des humains se prenne pour un empereur et devienne son propre dieu...