Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
L'avare se suicide avec un revolver acheté au marché aux Puces.
On tolère mal la paix qui se fonde sur la liberté.
Le cheval joue dans l'histoire le rôle d'un piédestal qui se déplacerait.
Les riches ne font plus envie. Ils sont gros, moches et vulgaires, leurs femmes sont liftées, ils vont en prison, leurs enfants se droguent, ils ont des goûts de ploucs, ils posent pour Gala.
Les célibataires sentent mauvais car ils n'ont pas de femme pour leur dire de se laver.
Il faut le dire : il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle.
L'amour n'est pas seulement une flamme, c'est une forge. Aimer, c'est brûler, certes ; c'est se consumer l'un l'autre, mais pour bâtir ensemble.
Les grands hommes sont des météores qui se consument pour éclairer le monde.
Hitler voulait détruire la Russie - tout le monde doit se rappeler comment cela s'est terminé.
Un musée ne peut être un lieu où on se contente de montrer.
Mon père m'aimait et il voulait travailler avec moi et il se fichait de ce que les gens diraient.
Comme ils doivent se sentir utiles, ceux qui conçoivent les cerveaux électroniques. Enfants, apprenez à concevoir des machines qui remplaceront vos pères !
Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue.
Si une tartine tombe toujours du côté beurrée, et qu'un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
La vie est comme une espèce de bazar. Tout le monde cherche à se tromper : donner moins, prendre plus.
Il est un temps de se moquer, et un temps qu'on puisse se moquer de vous.
Pourquoi se joindre à la Marine si vous pouvez être un pirate.
Il y a de moins en moins de différence entre le gouvernement et un bikini : tout le monde se demande comment il tient et tout le monde souhaite le voir tomber.
C'est par son humeur qu'on plaît ou qu'on déplaît et par le fond de son caractère qu'on se fait aimer ou haïr.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Il est plus important de paraître bien que de se sentir bien.
Il faut accomplir nos rêves, autrement on se fane et on meurt.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
Dans la condition où se trouve l'homme, Dieu se contente d'exiger de lui qu'il cherche la vérité le plus soigneusement qu'il pourra et que, croyant l'avoir trouvée, il l'aime et y règle sa vie.
L'homme qui se croit Dieu tue le dieu qu'il porte en lui. L'homme qui ne pense plus aussi loin que Dieu tue la création qu'il porte en lui. L'homme qui ne se soucie plus de sa divinité ferme la porte à sa félicité.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
La conquête d'un pays se fait aussi par les mots.
Toutes les doctrines d'action et de combat, avec leur appareil et leurs schémas, ne furent inventées que pour donner aux hommes bonne conscience, en leur permettant de se haïr... noblement, sans gêne ni remords.
De profession à profession, on se devine, et de vice à vice aussi.
Qui cherche plus que le nécessaire se livre à l'erreur.
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
La superbe que donne l'uniforme à ceux qui n'ont rien d'autre à se foutre sous l'aiguillon de la vanité.
Le chien ne peut pas apprendre à nager sans se mouiller la queue.
Se taper un canon sans devenir un boulet.
Permis de se reconstruire.
L'irrespect se perd. Heureusement, je suis là pour le rétablir.
La plupart d'entre nous finissent avec cinq ou six personnes qui se souviennent de nous. Les enseignants ont des milliers de personnes qui se rappellent d'eux pour le reste de leur vie.
Je fuis le bonheur pour qu'il ne se sauve pas.
La vie ne se passe pas sur la terre, mais dans ma tête.
La société se compose de deux groupes : les raseurs et les rasés.
Dieu se choisit : il n'est pas ce qu'il est, il est ce qu'il veut.
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
Aimer, c'est un jeu si subtil quand on se connaît à peine, soi-même...